10 ans pour renouveler les transports inter-îles

lundi 10 août 2015

Ce lundi après-midi, a été présenté au comité de pilotage du schéma directeur des déplacements durables interinsulaires le rapport final de ce schéma directeur réalisé sous le contrôle du ministère de l’Equipement par le groupement de consultants Espelia/Egis/Catram Consultants/Collet Consulting/Pae Tai Pae Uta, titulaire du marché d’assistance technique co-financée par le Pays, l’ADEME et l’AFD (Agence française de développement).
Démarrée début mars 2015, cette étude de schéma directeur s’est étalée sur une durée de 5 mois, avec une méthodologie classique interactive comportant une phase de diagnostic de la situation actuelle du transport interinsulaire, maritime et aérien durant les mois de mars et avril, une phase d’analyse de 29 options de scenarii étudiées en groupes de travail en mai et juin aboutissant à une proposition de scénario cible, après analyse des besoins de déplacements d’ici 2025 tenant compte de l’évolution prévisible de la population, de la situation économique et financière du Pays, de la fréquentation touristique. Le choix de ce scénario cible a été présenté en comité interministériel le 20 juin 2015 et une phase finale en juillet 2015 de déclinaison du scénario cible en schéma directeur après identification d’axes stratégiques de politique publique comportant diverses actions présentées dans un plan d’actions chiffré et étalé sur les 10 ans à venir.
 
Trois objectifs stratégiques et 25 orientations
 
Sur la base des éléments issus des réflexions préalables à l’élaboration du schéma directeur, trois objectifs stratégiques ont été définis pour les 10 prochaines années : Donner au pays les moyens d’assurer pleinement son rôle d’autorité organisatrice des transports interinsulaires avec une coordination accrue entre acteurs institutionnels (Pays-Etat-communes) et une meilleure régulation des transports ; améliorer l’efficacité des transports interinsulaires en matière de réponse aux besoins des usagers, d’efficacité énergétique, d’intermodalité et de préservation de l’environnement en facilitant l’accès de tous à tout le territoire ; favoriser le développement économique durable du Pays et de ses archipels à travers des mesures d’accompagnement à la politique des transports interinsulaires
Pour mettre en œuvre ces objectifs, 25 orientations ont été définies avec un échelonnement réparti sur la durée du schéma directeur en fonction de priorités déterminées au regard de l’impact prévisible des actions sur le transport interinsulaire.
Ces 25 actions du schéma directeur sont déclinées suivant un plan d’action pluri-annuel, réparti sur 10 ans.
 
LDT

Lire plus dans notre édition de mardi 11 août

Albert Solia, Ministre des Transports intérieurs : « Je suis persuadé que notre étude va avoir des implications directes »

Aujourd’hui, c’est la dernière réunion du comité de pilotage. Des orientations vont-elles déjà en découler ?
« Aujourd’hui, c’était le point final de ce dossier, instruit par un prestataire. Tous les gens concernés, aussi bien de l’aviation que du maritime, ont été consultés. On a eu un diagnostique et maintenant, nous avons des scenarii possibles d’application qui ont été sélectionnés. Aujourd’hui, nous allons voir les options finales qui vont être acceptées ou non en conseil des ministres. Par la suite, nous mettrons en œuvre ces décisions. J’insiste sur le fait que ce schéma directeur des transports interinsulaires donne un cap. Les changements souhaités et possibles, dans le maritime, dans l’aérien, dans les infrastructures et dans les règlements, sont envisagés sur une durée de 10 ans. Demain matin, nous n’allons pas tout transformer ou changer les dessertes maritimes ou enlever des avions, ni faire de nouvel aérodrome. Nous avons un cap. C’est quelque chose fait grâce à l’appui de l’Etat, de l’AFD, de l’Ademe. »
 
Quels choix pourraient être faits ?
« Il y a des choix de toutes natures. Dans chaque archipel il y a des cas particuliers. Il y a une desserte maritime pour les Marquises… Il pourrait y avoir une évolution vers une deuxième navette, un hélicoptère. Dans les Australes, il pourrait y avoir un deuxième bateau qui assure une meilleure fréquence. Dans les Tuamotu, il y a peut-être un endroit où il faut construire un aéroport pour pouvoir supprimer de petites pistes qui sont difficiles à entretenir et qui surtout coûtent très cher à l’exploitation. Entre payer des subventions et offrir un investissement sur une structure, il faut choisir. Nous réfléchissons à mettre en place des balisages nocturnes sur certaines îles, ce qui permettra d’augmenter les fréquences de vol. La liste est très longue. Il faut aussi voir pour l’acheminement des hydrocarbures. »
 
Avez-vous regardé du côté de la délégation de service public. Certaines compagnies mettent la pression en expliquant que certaines lignes ne sont pas rentables…
« La délégation de service public a été tentée à deux reprises et cela n’a jamais abouti. Aujourd’hui, on est bien dans une démarche d’ouverture à la concurrence avec des obligations de service public, c’est-à-dire l’obligation pour les détenteurs de licence de desservir avec régularité des îles particulières. Ce sera un minimum obligatoire. Ce sera pareil dans le maritime comme dans l’aérien. »
 
Moehau Triitahi, ministre des transports de Gaston Tong Sang avait lui aussi commandé une étude sur les transports interinsulaires. La vôtre va-t-elle connaître le même sort, l’oubli ?
« Je suis persuadé que notre étude va avoir des implications directes. Nous avons une meilleure connaissance et la volonté d’aboutir. Cela, sans bouleverser les systèmes et sans mettre en difficulté les entreprises… ce n’est pas le but. »
 
L’hélicoptère aux Marquises, c’est toujours en réflexion ?

« Bien sûr, mais c’est la rentabilité qui est en cause. Il faut la comparer à un entretien de piste à maintenir ou non, avec la subvention équivalente. »
 
Propos recueillis par Bertrand Prévost
 

Hirinake 2015-08-11 14:53:00
@ Tari ua tano roa oe il est archi nul....au fait a-t-il le courage de dire combien cet audit a coute a la collectivite ? Le chiffre nous l'avons mais qu'il le dise au peuple car pourquoi raquer encore des dizaines de millions a un expert de France alors qu'il est entoure de conseillers techniques payes a rien foutre de la journee et a se servir et servir leur maitre a penser ?
Y en a marre de ces bonimenteurs et y en a marre de payer et de payer, toujours payer fiu fiu fiu....que des bobards !
tari 2015-08-11 08:08:00
Le ministre des transports est nul !
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