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15 mois de prison ferme : Il cogne et étrangle sa femme enceinte

vendredi 24 août 2018

La victime, à qui le tribunal a demandé hier si elle souhaitait continuer sa relation avec son concubin violent à sa sortie de prison, a répondu oui sans hésiter. (© Désiré Teivao)

La victime, à qui le tribunal a demandé hier si elle souhaitait continuer sa relation avec son concubin violent à sa sortie de prison, a répondu oui sans hésiter. (© Désiré Teivao)

Vingt-neuf. C’est le nombre de condamnations qui figurent au casier judiciaire de F.G., jugé régulièrement depuis une dizaine d’années pour des faits de violence, et notamment des violences conjugales. Ce dernier était une nouvelle fois à la barre du tribunal correctionnel, hier, pour avoir de nouveau porté, le week-end dernier, des coups à sa concubine, C.O., enceinte de cinq mois.

Samedi dernier, F.G., très alcoolisé au moment des faits, ne supporte plus les pleurs de leur bébé de sept mois. C.O. tente tant bien que mal de calmer le nourrisson, mais rien n’y fait. Elle se tourne alors vers R.M., son ex-compagnon chez qui le couple réside à Vairao depuis quelques mois, et c’est à ce moment que F.G. explose.

Il donne des coups de poing dans le dos de C.O., qui tombe par terre à la suite du choc. Pour la relever, le prévenu la saisit ensuite au cou et l’étrangle. C.O. perd alors connaissance pendant un instant.

“C’était tout noir pendant un moment et je me suis fait pipi dessus tellement j’avais peur”, a indiqué la victime lors de sa déposition auprès des gendarmes.

 

“Rompre le lien toxique”

 

De nouveau confronté aux faits, hier, lors de sa comparution immédiate, F.G., très excité à la barre, avoue ne pas se souvenir avoir asséné des coups poing à sa femme.

“Peut-être que je l’ai giflée une fois. Mais sinon, je ne me rappelle pas l’avoir frappée ni étranglée.” Puis ce dernier d’affirmer : “Je sais que je peux me montrer violent, mais pour me calmer, je préfère partir de la maison. Mais elle me retient à chaque fois et elle se frappe le ventre tout en disant qu’elle va me renvoyer à Nuutania.”

Présente également hier à l’audience, C.O. a été interpellée par le président du tribunal sur la suite qu’elle souhaitait donner à cette relation : “Est-ce que si votre concubin est condamné à de la prison, vous souhaiteriez vous remettre avec lui ?” La victime répond sans hésitation oui par plusieurs hochements de la tête. “La prochaine fois, vous ne serez peut-être plus là , vous en avez conscience quand même”, a insisté le magistrat.

“Nous devons parfois, et c’est regrettable, protéger les victimes de violences conjugales malgré elles”, a déploré le procureur dans son réquisitoire. “C’est à nous que revient le rôle de rompre le lien toxique qui unit un mari violent et sa femme, souvent très dépendante de ce dernier.” Avant de requérir un an de prison à l’encontre du prévenu.

Avant de rendre son délibéré, le président du tribunal a évoqué la “personnalité inquiétante et l’imperméabilité du prévenu à la mise à l’épreuve au vu de ses nombreuses condamnations.” F.G. est finalement condamné par le tribunal à 15 mois de prison ferme et l’interdiction de s’approcher de C.O. une fois sa peine de prison purgée.

 

D.T.

 

 

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