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16e concours Pont vers le chinois – Teeeva Rey a remporté le premier prix

vendredi 16 juin 2017

Un prix à destination de la Chine pour cette étudiante tahitienne de l’Inalco, à Paris. (© Photo : DR)

Un prix à destination de la Chine pour cette étudiante tahitienne de l’Inalco, à Paris. (© Photo : DR)


Teeeva Rey, 22 ans, étudiante tahitienne à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) à Paris, a gagné le 16e concours Pont vers le chinois, qui s’est déroulé récemment, à Orléans. Elle participera donc à ce même concours, mais à une échelle internationale, en juillet en Chine.

 

Pouvez-vous décrire votre parcours scolaire ?
Je m’appelle Teeeva Rey. J’ai 22 ans et je suis la dernière d’une famille de trois enfants. Nous avons tous étudié au collège de Papara. Après ma troisième, j’ai décidé d’apprendre le mandarin. Je suis alors partie au lycée Paul-Gauguin avec option chinois débutant.
Après ma première, en 2012, j’ai eu la chance d’obtenir une bourse d’étude d’un an en immersion en Chine pour aller étudier au lycée international de Wenling. Ce séjour a été un élément déclencheur. Il s’agit même de l’expérience de ma vie.
J’ai décroché mon bac ES en 2014 avec la mention bien. J’ai obtenu une note de 20/20 en chinois et un 20/20 en espagnol aussi.
Ensuite, j’ai décidé de continuer dans la voie du chinois. Je suis venue à Paris grâce au soutien du Lion’s Club qui m’a sponsorisée pour mon billet. J’ai intégré l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Cette université offre une formation de qualité pour l’apprentissage des langues orientales et cela semblait être une évidence pour moi. De plus, des personnes du fenua que j’admire énormément comme Lucie Guilloux, ma professeure de chinois au lycée Gauguin, ou encore Hinano Guérin sont diplômées de cette fac.

 
Vous étiez la seule Tahitienne à participer à ce concours.
Nous étions deux étudiants choisis pour représenter l’Inalco à ce concours.
Bien sûr, j’étais la seule Tahitienne car il n’y a pas beaucoup de Polynésiens qui étudient le chinois à mon université. Je souhaite néanmoins ne pas être la dernière. J’encourage tous mes amis tahitiens qui apprennent le mandarin en Chine ou en Polynésie à y participer. En plus d’apporter une expérience enrichissante pour le mandarin, j’y ai rencontré des personnes formidables.

 
Comment s’est déroulé ce concours ?
Le concours a eu lieu à Orléans sur deux jours. Nous étions 20 candidats représentant cinq universités et sept instituts Confucius. Le concours s’est déroulé en quatre temps. Le samedi après-midi, nous avons eu un examen écrit. Il s’agissait de culture générale.
Le dimanche matin, chaque candidat avait un temps limité pour se présenter à l’oral et raconter ses premiers pas en chinois, mais aussi convaincre le jury avec ses projets futurs.
Ensuite, nous avons tiré au sort une question. Certaines étaient très simples, comme la capitale de la Chine, et d’autres plus compliquées comme des proverbes chinois, des écrivains et des poètes ou une période de l’histoire de la Chine.
La plupart des candidats étaient habillés en costumes traditionnels chinois, mais j’ai assumé mon origine de fille des îles. C’était très drôle car j’étais la seule avec une robe tahitienne et une couronne de tête aux couleurs très vives. Je suis extrêmement fière d’avoir représenté notre si belle île à Orléans.

Comment se présente votre avenir après avoir gagné ce concours ?
J’ai été invitée à représenter la France en Chine pour le concours international qui aura lieu le mois prochain. J’ai également obtenu une bourse d’étude en Chine pour une durée de six mois.

Combien de caractères chinois maîtrisez-vous ?
C’est très difficile en termes de chiffres. Je connais les caractères fréquents mais pour ce qui est du reste, si je ne travaille pas au quotidien et que je ne les écris pas pendant un long moment, je les oublie rapidement. La seule chose que je peux assurer est que je n’en connais pas assez.

Comment voyez-vous votre avenir professionnel ?
Plus tard, je souhaite être professeur de mandarin. Donc la prochaine étape pour moi consiste à passer le Capes (certificat d’aptitude au professorat du second degré, NDLR).

Est-ce que vous reviendrez à Tahiti ?
Oui, dans un futur proche, j’espère rentrer à Tahiti et avoir le privilège de partager ma passion pour le mandarin avec les futurs apprentis du fenua. J’aimerais également promouvoir les échanges éducatifs linguistiques et culturels avec la Chine.

Quelles a été la réaction de vos parents qui sont à Papara ?
Mes parents pensaient qu’il s’agissait d’un petit concours local sans grande importance. Ils ne s’imaginaient pas que le gagnant devait représenter la France à l’international. Ils étaient très étonnés, c’était une nouvelle inattendue. Je pense qu’ils sont fiers de moi. Une chose est sûre, tout cela, je le leur dois car ils m’ont toujours soutenue.

Propos recueillis
par notre correspondant J.H.

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