1946-2016 : 70 ans d’assemblées… à l’Université de la Polynésie française

    mardi 13 septembre 2016

    assemblées

    “Jusqu’où s’émanciper” et “au bénéfice de qui”, “l’éternel problème depuis 70 ans”, selon l’historien Jean-Marc Regnault. (Photo : archives LDT)

     

    Jean-Marc Regnault : “Il ne faut pas oublier que l’outre-mer avait permis à de Gaulle d’exister”

     

    Réalisée dans le cadre de la célébration des 70 ans de l’assemblée de la Polynésie, l’exposition 1946-2016 : 70 ans d’assemblées propose au grand public une vulgarisation des informations concernant l’histoire du Pays et plus particulièrement celle de l’assemblée.

    Cette exposition, qui s’est initialement tenue dans le hall de l’institution, a élu domicile pour un mois à l’Université de la Polynésie (UPF). Ces 40 panneaux sur l’histoire et le fonctionnement des assemblées successives et de leurs présidents vont être associés, ce soir, à une conférence “Savoirs pour tous”, ouverte à tous et gratuite.

    Le maître de conférences en science politique à l’UPF, Sémir Al-Wardi, interviendra sur le thème “1984-2016 : l’assemblée dans l’autonomie”, tandis qu’auparavant, Jean-Marc Regnault va centrer son intervention sur “l’apprentissage de la citoyenneté et de l’autonomie, la première assemblée élue (1945-1953)”.

    Ce dernier, historien et chercheur associé à l’UPF, a bien voulu répondre à quelques questions sur cette période charnière de l’histoire polynésienne.

     

    Cette période que vous allez développer, 1945-1953, est-elle une période charnière ?

    Il a fallu faire un choix, le cadre est plus limité et je me suis donc cantonné à l’histoire de l’assemblée représentative, de 1946 à 1953. Cela a été la première assemblée.

    Je l’ai choisie uniquement pour montrer que, dès ce moment-là, se sont posés les problèmes fondamentaux du territoire, qui se posent toujours aujourd’hui.

     

    Lesquels ?

    La France ayant promis qu’elle ferait en sorte que les anciennes colonies puissent apprendre à se gérer elles-mêmes, le problème de l’émancipation s’est posé, même si on ne parlait pas encore d’autonomie à l’époque.

    Déjà, les hommes politiques se posaient la question “jusqu’où s’émanciper”. Le second problème, qui peut toujours se poser aujourd’hui, c’est au final, au profit de qui s’exercerait cette émancipation.

    La réponse de l’assemblée représentative était, en gros, que c’était au bénéfice des élites que l’émancipation devait se faire et en même temps, en dehors de l’assemblée, était en train de monter un mouvement populaire puissant avec Pouvana’a et son parti, le RDPT, qui eux, souhaitaient que l’émancipation se fasse au profit des catégories populaires de la population. C’est l’éternel problème depuis 70 ans.

     

    Vous dites que les élus de l’époque souhaitaient l’émancipation au bénéfice des riches. Est-ce toujours le cas ?

    Je vous laisse juge.

     

    La bombe nucléaire venait d’être lancée sur le Japon. La France pensait-elle déjà à la Polynésie comme terrain d’expérimentation ?

     

    ============ Interview complète dans le journal du Mardi 13 septembre ============

     

    Propos recueillis par
    Christophe Cozette

     

    Informations pratiques

    L’inauguration de l’exposition 1946-2016 : 70 ans d’assemblées aura lieu aujourd’hui, à partir de 17 h 30, dans le hall du bâtiment A de l’Université de la Polynésie française. L’exposition durera jusqu’au 14 octobre.
    La conférence de Jean-Marc Regnault et Sémir Al-Wardi se tiendra aujourd’hui, à 18 h 15, en amphi A1.

     

     

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