1er-Mai : La réforme de la PSG au centre des discussions

    mardi 2 mai 2017

    syndicat

    Les discussions avec les syndicats se sont déroulées dans une ambiance chaleureuse, en cette traditionnelle rencontre du 1er-Mai avec le gouvernement. (© Charles Taataroa)


    Trois syndicats (Stip-AEP, A ti’a i mua et CSTP/FO) ont répondu à la traditionnelle rencontre du 1er-Mai avec le gouvernement. Ils indiquent disposer de propositions pour affiner la réforme de la Protection sociale généralisée. Le gouvernement a précisé qu’il mettra en place une feuille de route et espère que l’État augmente sa participation financière dans ce dispositif.

    La traditionnelle rencontre du 1er-Mai entre les syndicats et le gouvernement a eu lieu, hier, à la présidence du Pays.

    Sur l’ensemble des syndicats les plus représentatifs du fenua, seuls trois ont répondu à l’invitation du gouvernement. Il s’agit du Syndicat territorial des instituteurs, professeurs et agents de l’éducation publique  (Stip-AEP), de A ti’a i mua et de la confédération des syndicats des travailleurs de Polynésie/Force ouvrière (CSTP/FO).

    Otahi, la confédération des syndicats indépendants de Polynésie (CSIP) et O oe to oe rima ont décliné l’invitation.
    Comme chaque année, les syndicats sont venus avec leurs traditionnelles doléances. Mais les discussions se sont principalement focalisées sur la réforme de la protection sociale généralisée (PSG).

     

    Discussions constructives

     

    La CSTP/FO a insisté sur la réforme, en premier, de l’assurance-maladie, estimant que cela permettra de trouver des recettes pour la retraite. Le syndicat ne souhaite pas la diminution de la pension fixée aujourd’hui à 70 % du salaire.

    Pour A ti’a i mua, le cloisonnement entre l’assurance-maladie et la caisse de retraite est acquis. En ce qui concerne la retraite, il réclame également le maintien de la pension à 70 %.

    Le Stip-AEP a remis au gouvernement un certain nombre de doléances écrites parmi lesquelles la fonction publique du Pays filière éducation, la retraite, la santé, la sécurité et le droit de réserve d’un personnel.

    Dans le dossier de la filière éducative, le Stip-AEP réclame notamment  la création d’une catégorie A, l’intégration de moniteur de centre de jeunes adolescents (CJA) en enseignement pratique.

    Selon Diana Yieng Kow, secrétaire générale, les discussions avec le gouvernement se sont avérées très constructives. Elle a précisé que le gouvernement a été très attentif aux doléances de son syndicat et prévoit d’envoyer une réponse écrite dans les jours qui viennent.

    Quant au président du Pays, Édouard Fritch, qui menait les entretiens, il a estimé que, sur la réforme de la PSG, les discussions avec les syndicats doivent se poursuivre pour que chacun puisse s’exprimer et se mettre d’accord sur une position commune.

    Il a précisé que le gouvernement mettra en place une feuille de route et un calendrier de travail pour faire avancer les travaux sur cette réforme de la PSG.

    Édouard Fritch espère que l’État augmentera sa participation dans le budget de la PSG et qu’il attendra le lendemain de l’élection présidentielle pour ouvrir les discussions avec le nouveau président de la République sur ce point.

     

    C.T.

     

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