2 069 élèves ont planché sur l’épreuve de philosophie

    mercredi 10 juin 2015

    Ambiance détendue, aux alentours de 11 heures, hier matin, au lycée Aorai. L’épreuve de philosophie a laissé quatre heures aux 2 069 candidats au baccalauréat pour mener leurs réflexions jusqu’à terme. Pourtant, les salles sont quasiment toutes vides une heure avant que résonne le gong final. 
    Il ne faut pourtant pas se fier aux apparences, les élèves des sections techniques n’ont pas fait l’impasse sur cette épreuve plus importante pour les littéraires. 
    “Tout travail est-il pénible ?” était l’une des questions posées aux élèves scientifiques. 
    Tane, élève en bac sciences et technologies du management et de la gestion, “aime la philo parce que cela parle de la vie, de l’expérience, de comment vivre”. Il a fait le choix de disserter sur un texte d’Aristote et la liberté. “C’est un lieu commun que d’affirmer que la liberté est l’absence de contraintes”, explique-t-il, sûr de sa leçon bien apprise. Le secret pour réussir : “C’est facile si l’on a révisé”. 
    Avant de partir bûcher sur ses prochaines épreuves, le droit et l’anglais, il nourrit un regret pour la philo. “Si c’était tombé sur le bonheur, j’aurais assuré un 20/20”, assure-t-il, un large sourire aux lèvres.
    Dans la série du baccalauréat économique et social, Mahealani a préféré réfléchir sur l’opposition entre croyance et vérité plutôt que de disserter sur un texte du XIIIe siècle autour de la législation et de l’intérêt général. 
    “Cela s’est bien passé parce que j’ai bien révisé le chapitre de la vérité, enfin je pense que cela s’est bien passé. En tout cas, je reste positive”, relate-t-elle, enthousiaste et confiante en ses acquis. “En philo, il faut être tout le temps en cours et écouter tout ce que dit le professeur, parce qu’en fait, tout ce qu’il dit est utile.”
    Un secret de réussite qui lui a permis d’aboutir à une réponse raisonnée. “C’est à la fois oui et non. Il y a des vérités qui sont bonnes à dire, d’autres non. Cependant, la vérité est toujours utile, il est bon de savoir la vérité.”
    La vérité du jour n’est pas celle de demain. Une bande de jeunes filles en catégorie littéraire sortent de leur examen avec le sourire sans pour autant faire des plans sur la comète dans une épreuve au coefficient important. 
    Une discussion pour comparer sa réflexion à celle de ses camarades et Teupoorereatea semble déjà plus rassurée par ses cinq pages noircies durant quatre heures. 
    “Cela s’est très bien passé. Et puis c’était un bon sujet sur la loi et la notion de l’État.” De quoi effrayer plus d’un philosophe ! “Un peu, admet-elle, mais comme nous faisons des sciences politiques dans notre classe, cela allait. La loi est utile pour le bien de tous.”
    Marine, sa camarade, vient compléter en trouvant le trait commun à ces deux notions qu’elle a livrées en guise de conclusion. “On ne donne pas une définition concrète de liberté quand on est un homme. Cela suggère encore plus de questions, il n’y a pas de réponse.” Tout un programme. 

    F.C.

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