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20 % de la population vit avec moins de 160 000 F par mois et par ménage

jeudi 16 février 2017

ISPF

Premiers résultats de l’enquête Budget des familles. (© Claude Jacques/LDT)

 

L’Institut de la statistique (ISPF) a lancé, depuis deux ans, une enquête sur le budget des familles. Hier, son directeur, Fabien Breuilh, et le chef de projet de l’enquête, Jacques Benoit, en ont présenté les premiers résultats après un an de collecte et autant pour la phase de traitement et le contrôle des données.

Les premiers résultats statistiques de l’enquête font apparaître un portrait contrasté des revenus et des dépenses des ménages selon qu’ils sont riches ou pauvres. Et selon qu’ils correspondent aux populations de l’archipel de la Société ou d’îles plus éloignées du centre économique de la Polynésie française.

Il apparaît tout d’abord que, globalement, les familles de Polynésie française ont dépensé près de 250 milliards de francs en 2015. Ces dépenses représentaient près de la moitié du produit intérieur brut (PIB) du Pays pour cette année de référence, soit une augmentation de 50 % par rapport à 2000. Elles ont donc progressé plus fortement que l’effet conjugué  de l’inflation (+20 %) et de l’accroissement de la population (+11 %) observés durant cette période. Des chiffres qui demandent à être compris selon des critères statistiques parfois complexes à mettre en perspective.

Ainsi, si la dépense mensuelle moyenne par “ménage” est de 289 000 F – soit 105 000 F par unité de consommation – il faut savoir qu’un ménage compte en moyenne 2,8 unités de consommation, soit 4 individus.

Par ailleurs, pour exemple, un ménage dont le chef de ménage est cadre supérieur dépense deux fois plus que la moyenne. Une inégalité de revenu entre riches et pauvres qui est devenue fortement plus inégalitaire entre 2000 et 2009, mais qui a eu tendance à se stabiliser entre 2009 et 2015.

Quant à la situation des ménages dans les archipels éloignés, elle s’améliore.

En moyenne, un “ménage” polynésien perçoit 399 000 F par mois  soit 145 000 F par unité de consommation. Les ménages complexes, qui sont les plus nombreux, ont la dépense et la ressource les plus faibles rapportées au nombre d’individus qui les composent.

Il faut savoir en effet que la crise socio-économique de ces dernières années a amplifié le phénomène de regroupement où cohabitent plusieurs générations et noyaux familiaux.

Un chiffre est aussi à retenir : 20 % de la population vit sous le seuil de pauvreté relative monétaire, soit moins de 160 000 F/mois/“ménage”.

La structure des dépenses monétaires des ménages a également évolué. Après l’alimentation, le transport est devenu le deuxième poste de dépenses, devant le logement. Le nombre d’usagers des transports publics est en forte baisse, au profit des voitures particulières, dont les dépenses pèsent sur les budgets. On peut retrouver les chiffres et graphiques de cette enquête sur le site Internet de l’ISPF.

De notre correspondant C.J.

 

Retrouvez l’intégralité de l’étude ici : pf-etudes-01-2017-ebf-2015

 

 

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