2015 rétrospective culture – Nana Barthé, ia ora na ukulele

    lundi 4 janvier 2016


    Barthélémy nous a quittés

    Année riche, mais triste. 2015 a vu la disparition d’un des chanteurs polynésiens des plus connus et des plus populaires en Polynésie, Barthélémy Arakino, en février. Le ‘ori Tahiti reste le moteur de la vie culturelle polynésienne avec le Heiva bien sûr mais aussi avec d’autres événements à la gloire de la danse polynésienne, le Hura Tapairu et le premier concours international qui a vu la victoire d’une Américaine en novembre. Et en avril, Tahiti a obtenu le record du monde du plus grand rassemblement de joueurs de ukulele.
    C.C.

    Barthélémy Arakino, originaire des Tuamotu, nous a quittés cette année, le 16 février, à l’âge de 58 ans. Adepte du style kaina, il a fait danser et chanter plusieurs générations de Polynésiens. Il avait été hospitalisé, en novembre 2014, à la suite d’une insuffisance respiratoire provoquée par le chikungunya et était tombé dans le coma. La rumeur à l’époque l’avait même annoncé mort mais, finalement, cette dernière l‘emportera quelques semaines plus tard. “Suite à son hospitalisation, il avait souhaité quitter l’hôpital (…). On s’attendait à ce qu’il parte. S’il tenait à sa santé, on aurait pu le garder avec nous pendant plusieurs années mais, suite à son hospitalisation, il ne vivait plus qu’avec un quart de ses poumons”, a regretté quelques jours plus tard, son cousin, Antoine Arakino.
    Dans les années 1980-90, Barthélémy a été l’un des chanteurs polynésiens qui a vendu le plus de CD. Ses plus grands tubes ont traversé les époques et ont fait danser plusieurs générations de Polynésiens et Polynésiennes. Il avait aussi participé au concours 9 semaines et 1 jour et chanté aux Francofolies de La Rochelle (Charente-Maritime), devant 20 000 spectateurs.
    L’artiste aux 40 ans de carrière,  à la voix inimitable, était remonté sur scène en août 2014, au grand théâtre de la Maison de la culture et au Royal Tahitien, pour deux concerts exceptionnels. Accompagné de l’orchestre Moorea Feelings, il avait repris les plus belles chansons de son répertoire.
    Les Pa’umotu, les Tahitiens et les amoureux de la musique Pacifique, n’oublieront jamais des chansons comme “Saint-Xavier Maris-Stella”, “Dis-moi Tiau”, “Boogie Boogie”, “Heimata” ou encore le célèbre “Café de l’amour”, rentrée pour l’éternité dans la mémoire collective.
    Du gouvernement à l’opposition, l’ensemble de l’élite a salué l’artiste, proche du peuple. Nombreux hommages ont été adressés. Nana Barthé, on ne t’oubliera jamais. 

    Ukulele : Tahiti explose le record

    Record du monde battu. Le 11 avril, les organisateurs de la tentative de record du monde de ukulele, TNTV en tête, pourtant n’y croyaient pas trop. C’était tout de même un record du monde à battre, pour un petit pays comme la Polynésie, ce n’était pas une mince affaire d’autant plus pour un instrument certes adopté mais tout de même importé. En effet, le ukulele est une petite guitare, un instrument à cordes pincées. C’est une adaptation du cavaquinho portugais qui est arrivé à Hawaii en 1879 dans les valises des migrants de l’île de Madère venus travailler comme ouvriers agricoles.
    Durant les semaines précédentes la tentative de battre le record du monde détenu par les Américains, la population polynésienne était invitée à réviser ses cordes autour d’un tutoriel mis en place par la chaîne TV de La Mission, autour de la chanson Bora Bora e. Mais To’ata allait-il afficher complet ? Quelques jours auparavant la tentative, fixée le 11 avril, la Maison de la culture annonce que “la capacité de To’ata est de 5 000 places et toutes ont été réservées”. Mais la partie était loin d’être gagnée, il fallait comptabiliser et, surtout, que les participants soient synchronisés durant un temps minimum afin que le record soit officiellement validé par le Guiness des records.
    La fête avait commencé dès 13 heures. Des drapeaux polynésiens ont été agités et quelques membres du gouvernement, le président Édouard Fritch en tête, étaient présents. Ce dernier avait même envoyé un SMS aux abonnés Vini, pour les inviter à participer à cette grande fête populaire.
    En attendant le comptage, les résultats officiels et la validation par le Guinness Book, les organisateurs avaient annoncé
    4 750 musiciens place To’ata, le jour même. Ils étaient en fait beaucoup plus nombreux à participer puisque près de 2 000 personnes étaient, à l’extérieur, venues avec leur instrument, de Tahiti bien sûr, mais aussi des îles comme Moorea, Bora Bora, seul ou en famille, le plus souvent habillées d’une chemise à fleur et coiffée d’une couronne.
    À peine une semaine plus tard, les Américains ont tenté de reprendre le record, mais ont réussi à réunir à peine plus de
    1 000 musiciens. Le 23 avril, le Guiness des records validait le record polynésien avec 4 792 joueurs de ukulele réunis. Tahiti recordman du monde !

    Ono’u : une seconde édition qui a tenu toutes ses promesses

    C’est beau une ville le jour. La seconde édition du festival international du graffiti Ono’u, qui s’est tenu courant mai à Papeete, a réuni 37 artistes venus du monde entier, mais a surtout laissé des traces. Et quelle trace ! De cette vahine en pareu rouge à cet immense aigle noir que n’aurait pas renié Barbara, ce rendez-vous du street art a comblé petits et grands, durant une semaine.
    Et que dire des fresques, multiples, réalisées par les compétiteurs qui, désormais, ornent les murs, anciennement tristes, de notre capitale comme les fresques de Saint-Paul – Sainte-Thérèse et du stade de Fautaua. “C’est beau”, simplement, comme l’avait déclaré un des innombrables passants de ce véritable spectacle de rue, qui a conquis à nouveau le public.
    Aujourd’hui, grâce aux deux éditions Ono’u, Papeete compte plus de 25 fresques géantes, du plus bel effet sur une ville à l’architecture globalement triste, sans compter les œuvres de nos graffeurs locaux, réalisées tout au long de l’année, depuis maintenant plus de dix ans. Malgré une semaine ensoleillée, la finale, prévue le samedi 9 a dû être reportée au lendemain, dimanche. Sur les dix finalistes sélectionnés pour ce dernier lâcher de bombes, c’est le Néo-zélandais Path 1 qui a remporté le 1er prix, suivi de l’Australien John Kaye et du Britannique Gent 48, tous trois des stars de l’aérosol dans leur pays respectif.

     

    Lexique Français-Tahitien : un outil très attendu

    22 janvier. C’était la première fois qu’un président du Pays, Édouard Fritch, assistait, à l’Académie tahitienne, en compagnie de son ministre de la Culture, à la présentation officielle du second tome du lexique thématique franco-tahitien. Il aura fallu deux ans de travail aux immortels pour sortir le premier lexique, qui comprend 19 thèmes et 2 409 mots, et un an et demi pour ce second ouvrage qui comporte 14 thèmes et 2 449 mots.
    Les thèmes retenus pour cette édition 2015 sont l’agriculture, l’alimentation, l’armée, la communication, la météo, les divisions du temps, les élections, les hydrocarbures, les pays du monde, les pierres et roches, les sports, les termes grammaticaux, les végétaux et les vêtements et même Internet.
    Cet ouvrage a été édité à 1 500 exemplaires. C’est le 5e ouvrage édité par le Fare Vana’a après le premier tome, l’incontournable dictionnaire tahitien-français (disponible en ligne sur www.farevanaa.pf), la grammaire de la langue tahitienne et le premier tome du dictionnaire français-tahitien (de la lettre A à D). En août, est sorti également le lexique tahitien-français/français-tahitien du service de la traduction et de l’interprétariat.

    Fifo : Fender, étrange grand prix d’un festival de plus en plus populaire

    En février, on “fifote” depuis plus de dix ans. La 12e édition du festival international du film documentaire océanien (Fifo), présidé par le bouillonnant Jan Kounen, réalisateur entre autres de 99F, a battu les records de fréquentation, durant la semaine. Plus de 30 000 spectateurs, en effet, se sont bousculés dans les salles, toutes obscures, de la Maison de la culture, consacrant, une fois de plus, la place du “doc” comme genre à part entière et la soif du public pour cette région Pacifique. Les pros se sont réunis, les festivaliers ont été festifs, le public a “fifoté”, mais le jury a consacré un film australien bien étrange, Fender, dont le sujet principal traite de la mort.
    Le public, quant à lui, pour son prix, a plébiscité Kumu Hina (qui a également remporté le 2e prix du jury), l’histoire d’un mahu féru de sa culture hawaiienne, fou amoureux de son mari, une bien belle double histoire d’amour, comparée à cette triste histoire morbide. Étrange verdict d’un jury néanmoins souverain d’une édition qui avait pour thème central la femme.
    La 13e édition démarrera le 30 janvier et la compétition (et les projections), le 2 février. Le jury sera présidé cette année par Abderrahmane Sissako, le réalisateur du sept fois césarisé Timbuktu.

     

    Polynesia Tatau : Le tatoo plus que jamais au top

    Côté encre, l’année fut riche. Le tatouage polynésien, depuis belle lurette, se montre et s’exporte. En 2015, il fut au Fifo avec un doc, Manu, de Mana’o tattoo, est parti s’exiler aux États-Unis, Roonui a quitté le Canada pour revenir au fenua, les frères Salmon ont fait la Une de Tatouage magazine mais, surtout, toute la planète Tatau s’était donné rendez-vous dans les jardins du musée de Tahiti et des îles à Punaauia, tout début d’avril.
    Organisée depuis quelques années par les tatoueurs eux-mêmes réunis en association, cette convention aujourd’hui est devenue, à l’instar de Teahupoo en surf, un grand rendez-vous dans le calendrier international de la profession. Hormis le cadre enchanteur, les étrangers viennent à Tahiti au cœur de la pratique, ancestrale en Polynésie. Touristes et locaux sont aussi nombreux à fréquenter le site pour voir, admirer et se faire piquer.
    Ce sont, en effet, plus de 200 tatouages qui sont réalisés durant quatre jours par une cinquantaine de tatoueurs dont une quinzaine d’étrangers. Nombreux ont été les prix décernés durant cette grande fête, parsemée de musique et de culture et cinq des tatoueurs primés cette année, ont pu aller briller à la convention de Calgary au Canada, en octobre.
    L’édition 2016 de cette grande convention se déroulera du
    30 mars au 3 avril, au musée de Tahiti et des îles. Le plateau cette année s’annonce exceptionnel, avec notamment la présence de tatoueurs japonais.

     

    Heiva i Tahiti : Coco, retour gagnant

    “Est-ce que nous l’avons mérité ?”. Coco Hotahota, chef de la troupe Temaeva, grand vainqueur en catégorie Hura tau du Heiva i Tahiti 2015, était lui-même le premier surpris, comme il l’avait confié à La Dépêche de Tahiti, quelques jours après le verdict du souverain jury. Out du podium final, les O Tahiti E, les Ori i Tahiti, à la surprise générale voire même l’incompréhension du public, pourtant subjugué par le splendide spectacle offert par la troupe de Marguerite Lai, fortement déçue.
    Comme chaque année, le Heiva i Tahiti nous gratifie d’un lot de polémiques, rituel incontournable des événements qui le sont tout autant. Quoi qu’il en soit, depuis sa première édition (1881, ce qui fait du Heiva le plus vieux concours de chants et danses de France, NDLR) et ses 30 participants, ce point d’orgue des fêtes de juillet, a ravi les amoureux du ‘ori Tahiti, durant les semaines de concours.
    Alors oui, Temaeva a mérité son titre, tout comme les Tamarii Toahotu Nui qui remporte le premier prix en catégorie Hura ava tau (meilleur danseur, Rangitea Bennett, et meilleure danseuse, Hinavai Raveino). La troupe de Coco Hotahota avait ouvert le bal des troupes professionnelles lors de cette édition. Les spectateurs ont été émerveillés par le déhanché des danseuses et éblouis par la beauté des costumes végétaux, dont certains ont été réalisés en riri, la crinole d’Asie, plus connue ici sous le nom de poireau de Tahiti, devenue rare sous nos latitudes. Sans doute un élément qui a pesé dans la balance et le choix du jury, qui permet au (doux) vieux lion du ‘ori Tahiti de faire un retour triomphant. Promis, Temaeva remettra son titre en jeu, en 2016.

    ‘Ori Tahiti World Championship, 1er du nom

    Elles étaient 17 candidates à participer, fin novembre au Méridien Tahiti, à la toute première édition du Ori Tahiti World Champion-ship.
    Un concours, organisé par l’association Ori Tahiti Nui de Tumata Robinson et Manouche Lehartel, qui s’adressait aux danseuses déjà primées de concours d’ici et d’ailleurs.
    En somme, un choc des ’aito au féminin avec à la clé le titre de championne du monde pour la gagnante. Venues de France, de Suisse, du Japon, du Mexique, de Hawaii, des États-Unis et d’ici, ces danseuses ont offert une compétition de haut niveau, donnant du fil à retordre au jury de professionnels chargé de les départager et un spectacle époustouflant au public.
    Au terme de cette soirée, c’est l’Américaine Melanie Amen, du groupe Tamari’i Mata’irea de Californie, qui a ravi la première place du podium. La Tahitienne Poemoana Teriinohorai, du groupe O Tahiti E, a terminé deuxième, suivie à la troisième place par la Hawaiienne Chelsea Clement, du groupe Ma’ohi Nui.
    En amont de ce premier ‘Ori Tahiti World Championship qui s’est tenu le dernier jour de novembre, plus de 400 danseurs et danseuses dont plus de 60 venus de l’étranger, se sont affrontés tout un week-end, dans une douzaine de catégories, au total.
    En solo, en duo ou par groupe de cinq artistes (mehura), ce fut le rush pour s’inscrire à cette 4e édition du ‘Ori Tahiti Nui Competition. Créé en 2012 par ces deux grandes dames de la danse, Tumata Robinson et Manouche Lehartel, cette compétition d’un nouveau genre, remporte un succès exponentiel, d’année en année.
    Cette compétition a réuni 308 participants en 2014 et plus de 400 cette année, démontrant ce qui n’est plus à démontrer : le ‘ori Tahiti n’a pas fini de conquérir le monde. Il sera d’ailleurs à la fête fin janvier où la population tentera de battre le record du monde du plus grand nombre de danseurs et danseuses.

    Gotz, entre puissance et émotions

    Ses expos sont plutôt rares et c’est pour cela qu’il fait partie de notre Rétro 2015. Lui, c’est Gotz, artiste peintre avant tout, mais aussi le papa de Pito ma, la BD locale. À un peu plus de
    50 ans, Gotz était fiu des pinceaux et les a posés durant plus d’un an. Il s’est adonné, dans son antre de Moorea, à d’autres passions comme le modélisme, lui qui a démarré sa carrière d’artiste par “l’art macabre”. Influencé par la peinture chinoise depuis plus de dix ans, le peintre est passé à l’encre sur papier, pour se retrouver aujourd’hui à marier deux techniques, l’orientale et l’occidentale, tout en essayant d’y mélanger les philosophies réciproques. La quarantaine de toiles qu’il a présentées, en septembre à la galerie des tropiques, mettaient en valeur, principalement, les paysages d’un Moorea made in China. Une façon de les redécouvrir, pour Gotz. “Je les redécouvre de manière plus riche, comme un regard d’enfant”, nous avait confié l’artiste, dans un de nos portraits du lundi. “Il y a toujours de la poésie dans les paysages de l’île qui m’abrite.”

     

    Hura Tapairu, le grand petit concours

    La 11e édition du Hura tapairu, qui a eu lieu au grand théâtre de la Maison de la culture, comme depuis sa création en 2004, a réuni, en novembre dernier, 19 formations en catégorie Mehura alors que cinq groupes se sont affrontés en catégorie Hura tapairu, cette fois-ci. Répétitions, costumes, maquillage, coiffure…
    Tous ces groupes se donnent à fond et sortent le grand jeu pour seulement six minutes sur scène (en mehura). Ils sont souvent de toutes jeunes troupes créées il y a peu, qui n’hésitent pas à affronter les grands noms du ‘ori Tahiti, qui n’hésite pas à faire du Hura Tapairu un training pour le Heiva, tout en prenant la compétition très au sérieux.
    De Moorea et même de Huahine, ces jeunes groupes de danse sont tous animés par la même passion : la danse. Temaeva, grand gagnant du dernier Heiva i Tahiti, avait souhaité continuer dans sa lancée, et qui sait, peut être remporté, le doublé. Mais au final, après une sixième et dernière journée de compétition riche en émotions, jouée à guichets fermés comme les autres, c’est Hei Rurutu, la troupe de Titaina Tunutu Contios, qui remporte le 1er prix en catégorie Hura tapairu. Hitireva et Hitireva Tapairu finissent respectivement, troisième et second. Le trio de tête en catégorie Mehura est composé de Ori Noa (1er), Temaeva (2e) et Tamariki Poerani (3e).

     

    Chantal Spitz : l’envers des cartes postales

    Le livre ou plutôt le recueil de nouvelles, de l’année, en forme de coup-de-poing, de gueule ou les deux. Et pour cela, l’auteur, Chantal Spitz, n’hésite pas à sortir ses griffes. Toujours avec son franc-parler et son franc-écrit, Chantal Spitz nous livre sept nouvelles, où se bousculent détresse, solitude et désespoir. “Empreinte de liberté déstructurelle, faisant fi de la moindre ponctuation et avec une mise en page parfois déroutante et proche de la poésie, l’auteur percute, frappe, assomme”, écrivions-nous, en novembre. Mauruuru Chantal.

     

    Salon du livre : le papier ne meurt jamais

    15 ans déjà. Le salon du livre, organisé par l’association des éditeurs de Tahiti et des îles, s’est déroulé durant quatre jours, mi-novembre. Une quarantaine de nouveautés littéraires ont été présentées au public polynésien. Hormis les nombreuses conférences, tables rondes, rencontres avec les auteurs d’ici et d’ailleurs, ateliers que l’on retrouve à chacune des éditions, le crû 2015 a été l’occasion, pour le public tahitien, de découvrir deux nouveautés, le light painting et les siestes acoustiques.
    La première est une peinture de lumière, figée numériquement, la seconde, est une sieste en musique, faite nonchalamment et les deux activités ont connu un vif succès. Seul bémol, “aujourd’hui, on passe toujours plus de temps sur son ordinateur, sur sa tablette, sur son Smartphone”, regrette les amoureux du livre. “Et tout ce temps-là n’est pas passé à lire. Aujourd’hui, les gens délaissent la télé pour aller sur leur tablette ou sur Facebook”, regrettait Christian Robert, le président de l’association, à la clôture du salon. Mais chaque bémol à son revers de médaille. “On est désormais plus attaché au fond qu’à la forme”, savourait l’éditeur. “À une époque, on vendait des livres au kilomètre surtout pour décorer la bibliothèque et pour dire : je l’ai. Aujourd’hui, on va au bout du livre. On achète un livre et, en plus, on le lit.” Tant mieux.

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