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36 mois dont 18 avec sursis pour l’auteur de la tentative d’enlèvement

vendredi 21 juillet 2017

tribunal correctionnel

(© archives LDT)

L’affaire avait enflammé Facebook, en avril. Après une première comparution immédiate qui avait été renvoyée au final à hier, l’auteur, qui avait tenté de faire monter de force une jeune adolescente de 13 ans dans sa voiture, à l’arrêt de bus, à Atimaono, à Mataiea, le 12 avril, a comparu hier après-midi, devant le tribunal pour les faits qui lui était reproché. Placé en détention depuis, il est reparti au final derrière les barreaux.

Plutôt grand, t-shirt et bermuda noirs, chaussé de savates bleues, cheveux courts et coupe impeccable, L.N. est âgé de 22 ans, a deux enfants et une concubine et, étant l’unique salarié de la maison, il fait vivre à lui seul une famille de sept personnes.

Mais depuis quelques jours, avant ce 12 avril, son comportement est étrange, dévoile sa compagne. Il regarde les filles dans la rue, se parfume, (ce qu’il ne faisait jamais selon elle).

Elle ajoute, à la barre, hier, que leurs “relations intimes devenaient rares, même si je l’aime toujours”.

 

Il voulait “lui faire l’amour à la plage”

 

Oui mais voilà, au petit matin du 12 avril, il s’arrête devant cet arrêt de bus, demande à sa victime si elle avait des sticks (de pakalolo), sort de la voiture, la range et tente de pousser la jeune fille qui attendait la voiture qui devait l’amener à l’école.

Heureusement, cette dernière lui assène un coup de visage, arrive à s’enfuir et la voiture qui devait venir la chercher arrive sur ces entrefaites.
L.N., comme pris de panique, réussit à s’enfuir. Dans les minutes qui suivent, Facebook fait le buzz.

Selon la présidente, lors de ses auditions, L.N. a beaucoup varié ses déclarations pour, au final, reconnaitre les faits.

Ce qui ne l’a pas empêché, après les avoir commis, d’avoir coupé ses longs cheveux et d’avoir tenté de maquiller son véhicule, pensant ne pas être reconnu et interpellé, sans doute.

Condamné une seule fois auparavant, pour conduite sans permis, L.H. a reconnu devant les enquêteurs, avoir “fantasmé” sur sa victime. Elle l’avait “excité” et il voulait “lui faire l’amour à la plage”.

Des intentions qui n’ont pas échappé au procureur.

“Il dit ne pas vouloir le faire si elle ne l’avait pas voulu. Il se dédouane. Il souhaitait parvenir à ses fins”, soutient le magistrat, avant de demander quatre ans d’emprisonnement et son maintien en détention.

“Il n’était pas bien dans sa tête. Il est le seul pilier de la maison et on lui reproche encore de ne pas en faire assez”, plaide son avocate, qui s’interroge ensuite. “Si viol il voulait, se serait-il préparé comme pour aller séduire”, pose-t-elle comme question au tribunal, avant de demander un suivi pour son client, car “l’enfermer n’est pas la solution”.

Ce dernier, à la barre et en pleurs, se dit “sincèrement désolé et regrette vraiment”.

Au final, le tribunal l’a condamné à 36 mois, dont 18 avec sursis, trois ans de mise à l’épreuve et a demandé son maintien en détention. Il est donc sous les verrous dorénavant. 

 

CC

 

 

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