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5e Putahi – Quand des artistes océaniens se rencontrent

mercredi 28 juin 2017

Putahi

Hier, pinceaux, burins et fraises à graver n’ont pas arrêté de la journée. Tous les participants
au Putahi devaient terminer les œuvres individuelles ou communes en préparation pour
l’exposition de clôture qui s’ouvre vendredi, à 18 heures. (© Photo : Vaiana Hargous)


La 5e édition du Putahi, organisée par le Centre des métiers d’art (CMA), réunit des artistes confirmés et en devenir du fenua et de l’Océanie. Depuis un peu plus d’une semaine, ils échangent leurs visions de l’art contemporain, partagent leurs techniques et créent ensemble. Ce rassemblement d’artistes océaniens prendra fin vendredi soir par une exposition de leurs œuvres au sein même du CMA.

Tatoueurs, graveurs, sculpteurs, peintres, vanniers, étudiants… Les artistes d’ici et d’ailleurs, réunis depuis plus d’une semaine par et au Centre des métiers d’art (CMA), s’activaient hier à terminer les œuvres nées de leur rencontre dans le cadre du 5e Putahi.

Éparpillés parmi les étudiants du CMA, on retrouvait une vingtaine de personnes venues de Hawaii, de Aotearoa, de Rarotonga (îles Cook), de Tonga et de Nouvelle-Calédonie. Ensemble, ils ont pris le temps de gommer les frontières géographiques et linguistiques afin de s’unir autour de l’art contemporain océanien, d’échanger leurs visions, de partager leurs techniques et de créer.

À titre d’exemple, l’atelier de gravure sur nacre, supervisé par Heiata, une ancienne élève diplômée du CMA, a eu un franc succès auprès des artistes invités. En premier lieu “parce qu’on ne travaille pas la nacre chez nous”, explique Alex Nathan, artiste venu de Nouvelle-Zélande. “Nous avons bien d’autres coquilles sur lesquelles travailler, mais cette matière nous est quasiment inconnue.”

 

Différences et similarités

 

Heiata, qui l’a initié à la manipulation des outils, était enjouée. “C’est magique, le Putahi ! Lors de la dernière édition, en Nouvelle-Zélande, c’est lui qui nous avait initiés à la gravure sur argent, et là, je lui apprends la gravure sur nacre. C’est un grand artiste confirmé qui fait le tour du monde avec ses bijoux et je me retrouve à lui apprendre quelque chose !”

Pour Maile Andrade, enseignante en arts à l’université de Hawaii, qui participe là à son 3e Putahi, l’intérêt d’un tel événement n’est plus à démontrer. “Le Putahi permet des échanges internationaux, et le fait que les personnes impliquées soient toutes originaires du Pacifique permet de comprendre nos différences et nos similarités, confie-t-elle. Les conversations autour de l’art y sont plus simples et ce rassemblement est une grande opportunité pour renouer les liens et encourager les étudiants à découvrir différents travaux et différentes formes d’arts visuels. Cela permet aussi d’encourager tout un chacun dans sa voie, parce que ce n’est pas un travail facile, même lorsqu’on a beaucoup de talent.”

En sept ans d’existence, cet événement, soutenu par le Fonds Pacifique depuis 2012, a su grandir et s’installer dans le paysage artistique océanien et semble avoir encore de beaux jours devant lui. En effet, les îles Cook se sont déjà portées volontaires pour organiser la 6e édition en 2018, et Tonga s’est positionné pour 2019.
Pour la suite, Hawaii, la Nouvelle-Calédonie et la Nouvelle-Zélande ont également fait part de leur intérêt à accueillir ce rassemblement d’artistes océaniens. En attendant, le grand public pourra découvrir le fruit des travaux individuels et collectifs nés de cette édition, vendredi, à partir de 18 heures au Centre des métiers d’art.

 

V.H.

 

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Orianne Obrize
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