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67 659 élèves et un objectif : élever le niveau

vendredi 17 août 2018

La nouvelle ministre de l’Éducation, Christelle Lehartel, a présenté hier, à la presse, les grandes lignes de la rentrée scolaire et de la politique conduite en partenariat étroit avec l’État, représenté par le vice-recteur Philippe Couturaud. (© Damien Grivois)

La nouvelle ministre de l’Éducation, Christelle Lehartel, a présenté hier, à la presse, les grandes lignes de la rentrée scolaire et de la politique conduite en partenariat étroit avec l’État, représenté par le vice-recteur Philippe Couturaud. (© Damien Grivois)


La ministre de l’Éducation et le vice- recteur ont présenté hier les grandes lignes de la rentrée. Cette année, la population scolaire totale s’établit à 67 659 élèves, en grande majorité dans le public. L’objectif principal est d’augmenter le niveau général des élèves, avec le soutien des parents.

“Avec le vice-recteur, nous sommes unis et toujours ensemble. Nous avons prévenu nos conjoints !” C’est par cette boutade que la nouvelle ministre de l’Éducation, Christelle Lehartel, a présenté hier, à la presse, les grandes lignes de la rentrée scolaire et de la politique conduite en partenariat étroit avec l’État, au côté également du directeur général de de l’Éducation et des Enseignements, Thierry Delmas.

“Nous formons un duo important et indissociable”, a insisté le vice-recteur Philippe Couturaud, avant de souligner que, malgré un nombre d’élèves en baisse, les moyens affectés à l’éducation des enfants polynésiens restent les mêmes. Cette année, la population scolaire s’établit à 53 091 élèves dans les écoles publiques (contre 14 568 dans les écoles privées) : 57 % dans le premier degré (42 % dans le privé), 23 % dans les collèges et Cetad (34 % dans le privé), 16 % dans les lycées (23 % dans le privé) et 2 % en post- bac (1 % dans le privé).

Globalement, l’école publique accueille davantage d’enfants issus de familles appartenant à des catégories socio-professionnelles considérées comme défavorisées : presque 20 % de plus en collège et 25 % de plus en lycée.

La filière privée accueille le double d’enfants “dont la catégorie socio-professionelle est très favorisée” (16,3 % en collège et 17,9 % en lycée).

Le ministère et le vice-rectorat disent que la lutte contre l’absentéisme, la descolarisation (enfants de moins de 16 ans) et le décrochage scolaire est une priorité.

Selon les chiffres communiqués, la situation s’améliore, au moins depuis deux ans, “une régression légère mais constante”, écrit Christelle Lehartel dans sa très longue lettre de rentrée 2018-2019 adressée au personnel éducatif.

 

“Moderniser le système éducatif”

 

Dans ce document, la ministre entend réaffirmer les objectifs de la charte de l’éducation : veiller au climat scolaire, valoriser le contexte culturel et linguistique, soutenir une “coéducation effective avec les parents”, moderniser le système éducatif, mieux accompagner les élèves les plus fragiles, réduire les ruptures des parcours scolaires, favoriser la persévérance…

Elle y évoque la politique éducative du Pays, le développement du numérique, le pilotage pédagogique, le climat scolaire et le cadre de vie des élèves, l’éducation à la santé et à la citoyenneté, le programme de construction scolaire, la gestion des situations de crises, etc. “Nous avons une difficulté à stabiliser les résultats aux examens”, reconnaît le vice-recteur Philippe Couturaud.

En ce qui concerne les bacheliers, les premiers chiffres relatifs à parcoursup “confortent la bonne position de la Polynésie française par rapport à l’Hexagone et renforcent notre confiance sur la qualité de l’orientation post-bac de nos lycéens”.

En conclusion de sa lettre, Christelle Lehartel assure que toute le système éducatif polynésien travaille en faveur d’une élévation du niveau général de tous les élèves.

“L’acquisition des savoirs fondamentaux et leur consolidation est un levier majeur auquel concoure l’ensemble des dispositifs et mesures présentées”, écrit-elle en retenant deux mots-clefs : ensemble et équité. “L’école sollicite une alliance éducative : les parents, garants de l’éducation et de la socialisation de leurs enfants sont aidés par l’institution.”

 

D. G.

 

Les nouveautés de la rentrée

Le cycle 3 à l’école

– Permettre aux élèves de CM2 de suivre leur 6e sur leur île d’origine privée de collège.

– Expérimentation à Fakarava, Rimatara, Ua Huka, Fatu Hiva, Tahuata.
– Formation des professeurs des écoles assumant cette mission.

 

Moins d’élèves par classe

– Effectifs réduits en CE1 et en réseau d’éducation prioritaire.

– Objectif : atteindre 100 % d’élèves lecteurs à l’issue du cycle 2 et 100 % de réussite dans les acquisitions des savoirs fondamentaux.

 

Soutenir les CJA

– Mise en œuvre d’une convention avec la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) pour installer une structure d’accueil au sein de centre de jeunes adolescents (CJA) de Teva i Uta.
– Finaliser la création d’un dispositif relais au CJA de Papeete, avec accueil temporaire d’élèves en voie de déscolarisation et/ou désocialisation.

 

Favoriser les langues et la culture polynésiennes

– Apprentissage des langues vivantes.

– Reconduction du Heiva des collèges.

– Poursuite du travail sur l’option “arts oratoires” au lycée.

 

Lutter contre la décrochage

Ouverture de la mission de lutte contre le décrochage scolaire à la Presqu’île, suite aux résultats obtenus à Pirae.

 

Favoriser l’inclusion scolaire

– Des Unités localisées pour l’inclusion scolaire (ULIS) existent dans les collèges de Arue, Faaroa et Tipaerui. Le dispositif sera doublé avec des ouvertures dans les collèges de Pao Pao, Maco Tevane et Tinomana Ebb.

 

Renforcer l’internat

– Ouverture du lycée polyvalent de Bora Bora.

– Construction en cours des lycées professionnels de Mahina, Faa’a et collège/lycée d’Atuona.

– Dispositif “internat de la réussite pour tous” permettant un co-financement État/Pays à l’échéance des rentrée 2019 et 2020.

 

• En bref…

Plus de 5 000 personnels

On compte 4 488 personnels de l’État au service de l’éducation, contre 625 personnels de la fonction publique polynésienne, soit un total de 5 113 emplois. En section de fonctionnement, le budget s’élève à 5,132 milliards de francs, dont 1,658 milliard de recettes affectées de l’État. Pour le second degré, le budget consacré aux opérations d’investissement s’élève à près de 4,9 milliards de francs.

 

Coûteux transports…

Le transport terrestre représente un coût de 24 366 F par élève et par an, dans le premier degré (36 039 F dans le second degré). Le transport maritime se chiffre à 9 840 F par élève et par an, dans le premier degré (238 404 F dans le second degré).
Enfin, le transport aérien représente une dépense de 176 286 F par élève et par an, ce qui ne concerne que le second degré.

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