6e édition de la Semaine du mono’i

    mercredi 5 novembre 2014

    La 6e édition de Monoï Here se déroulera du jeudi 20 au dimanche 23 novembre à la Maison de la culture, de 9 h à 18 h. Une quarantaine d’artisans des cinq archipels de la Polynésie viendront exposer leurs produits artisanaux sur plusieurs stands. Quatre espaces seront dédiés à cette activité : culture et éducation (films et conférences) ; création (conception et fabrication) ; massages traditionnels ; et ateliers et expositions. 
    Cet événement, qui ne se déroule que tous les deux ans, surfera ce printemps sur un thème à consonance anglophone : “Positive Emotions”, qui tend à moderniser ce salon qui en est déjà à sa sixième édition. Il colle parfaitement à l’adage du salon de mono’i qui est le suivant : “La tradition de demain se crée aujourd’hui”. 
    Le choix de cette thématique n’est pas anodin, il vise à inciter les jeunes à s’intéresser à l’activité du mono’i, qui contribue pour beaucoup à la fierté des Polynésiens. 
    Le mono’i est un pur produit de Polynésie, issu de la tradition. Cette huile à base de coprah (noix de coco séchée appelée Cocos nucifera) et de la fleur de tiare (Gardenia tahitensis), est  connue pour ses multiples usages : elle est à la fois utilisée comme crème nourrissante, outil de bronzage, de shampoing ou comme moyen de protection contre les moustiques. 
    Naturellement parfumé, ce mélange d’huile est utilisé aussi bien par les hommes que par les femmes, bien qu’il s’adresse plus particulièrement à la gente féminine. 
    En effet, selon une étude réalisée par le groupement interprofessionnel du monoï de Tahiti (GIMT), le mono’i est utilisé par 80 % de femmes, contre 20 % d’hommes. 

    Remettre le mono’i 
    au goût du jour
    Cette semaine sera l’occasion pour les nouveaux et anciens visiteurs de découvrir comment se fabrique le mono’i traditionnel dans les différents archipels de Polynésie. 
    En effet, il faut savoir que selon qu’il soit produit aux Marquises, aux Tuamotu, aux Australes, ou dans l’archipel de la Société, le mono’i n’a pas toujours les mêmes propriétés et de ce fait, ne porte pas le même nom. Un moyen pour les visiteurs de découvrir le mono’i sous différentes conceptions. 
    Remettre le mono’i au goût du jour, c’est possible. Les lycées professionnels Saint-Joseph de Punaauia et de Mahina, participeront à cet événement. 
    Pour Éric Vaxelaire, directeur du GIMT Institut du monoï, l’objectif cette année est de “rassembler tous les gens qui vivent le mono’i toute l’année dans le même espace”. 
    Plus généralement, cette nouvelle édition de Monoï Here est une occasion de promouvoir les produits du pays et de lutter contre la contrefaçon du mono’i, qui est criante en métropole. 
    À l’heure où les jeunes du fenua préfèrent les produits étrangers, cette Semaine du mono’i a également été réalisée pour eux ; afin de les convaincre que la marchandise locale est, elle aussi, de qualité. 
    Ces jeunes représentent aujourd’hui la nouvelle cible de diffusion de ce produit ancestral. Les organisateurs de l’événement veulent montrer que le mono’i peut aussi être un outil de modernisation. Dans le même temps, le consommateur est protégé, car cela lui évite d’acheter du “faux” mono’i et le business de la Polynésie est préservé. Actuellement, beaucoup de producteurs de cosmétiques ne respectent pas le décret d’appellation d’origine du “monoï de Tahiti”.  

    Nadia Yonker

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