Le 80 minutes musique libre d’Alain Bernard

    lundi 29 août 2016

    Piano Rigoletto

    Vendredi soir, devant environ 150 personnes, Alain Bernard
    a présenté pour la première fois au fenua son spectacle. (Photo : M.G.)


    Piano Rigoletto joué le week-end dernier

     

    Un piano droit en bois, un casio à tout faire, une cravate colorée, et un costard noir… Il n’en faut pas plus à Alain Bernard, 57 ans et les cheveux grisonnants, pour capter l’attention de ses élèves d’un soir.
    Pour son spectacle Piano Rigoletto, c’est Pascal Legitimus, l’un des trois humoristes des Inconnus, qui lui a soufflé l’idée d’incarner un professeur de musique “ludique”.

    Vendredi soir dernier, pour sa première à Tahiti, au Pearl Beach Resort de Arue, le musi-comédien a donc commencé par évaluer le niveau de son auditoire : “Les Quatre Saisons, ça vous évoque quoi ? Vivaldi ? Non parce que la dernière fois, on m’a répondu ‘une pizza’… !”
    Il l’assure, “le piano permet d’aborder tous les styles musicaux”. Alors Alain Bernard, sautant de l’instrument acoustique à un “casio” électronique, véritable “couteau suisse”, nous emmène des chansons moyenâgeuses à la Renaissance, au baroque, au classique puis au romantique. “Chopin, c’était un peu le Patrick Sébastien de l’époque…”, ose-t-il.

     

    Une mixture bien exécutée

    Alain Bernard nous raconte des salades. Une histoire de dentier retrouvé dans un bol de sangria, celle d’un Africain qui va chercher du bois et tombe sur un boa, une histoire de parachutistes à cheval… Une manière bien à lui de présenter la grande épopée de la musique à travers les âges.

    Avec humour et un brin de vécu, le pianiste met en garde ses élèves hilares : “Vous ne ferez pas tous une carrière prestigieuse. Les noces et les banquets, les bals dans une salle des fêtes complètement pourrie… Ça, je connais !”, lâche-t-il, en revêtant une veste brillante simili cuir. On vogue de la chanson d’amour italienne à la variété française, du rock à la disco… Et nous voilà repartis, cette fois sur un bateau de croisière.

    Au bar, le pianiste joue La Mer, de Charles Trenet. “Mais le piano-bar, on ne sait jamais où ça va nous mener”, glisse Alain Bernard.
    Voilà que, sur un accord bien touché, on perçoit la mélodie des Copains d’abord, et qu’au détour d’un enchaînement entre mi et ré dièse, on passe à la Lettre à Élise.

    Une escale par la Russie plus tard, la partition de Kalinka se fond en un air que l’on reconnaît enfin : La Mer.
    Cette mixture bien exécutée donnerait des cheveux blancs aux mélomanes puritains. Mais le public de Piano Rigoletto est là pour se détendre.

    “I love the blues, padam, padam, in Mississipi… I love the blues, padam, padam, in Nukutepipi…” Oui, c’est bête. Mais on rit.

     

    Informations utiles

    Alain Bernard s’est déjà produit sur scène, les 26 et 27 août. Sa dernière représentation aura lieu ce vendredi 2 septembre, à 19 h 30, au Méridien.
    Entrée : 4 200 F avec punch (étudiant et enfant : 2 000 F)
    Billetterie : Carrefour Arue / Punaauia, ou Radio 1 (40 43 41 00)
    Infos : www.zipprod.com

    Marie Guitton

     

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