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900 promesses de soutien, mais pas toutes comptabilisables

vendredi 13 janvier 2017

Temaru présidentielle 2017

À la mairie de Faa’a, le tavana Oscar Temaru a reçu hier son “frère” indépendantiste calédonien, Paul Néaoutyine. “Nous avons besoin d’être entendus”, a déclaré ce dernier, à l’approche de la
présidentielle et du référendum d’autodétermination, organisé sur le Caillou au plus tard en 2018. (© Marie Guitton)

“Nous avons en tout 900 soutiens.” À l’occasion d’une visite de courtoisie de son homologue et “frère” calédonien, Paul Néaoutyine, le leader indépendantiste Oscar Temaru a fait le point, jeudi, sur les promesses de soutien dont il bénéficie à ce jour pour se présenter à l’élection présidentielle d’avril prochain.

Grâce aux 50 promesses supplémentaires obtenues en Nouvelle-Calédonie le mois dernier, l’élu polynésien semble avoir de réelles chances d’être en capacité de produire, au moment voulu, les 500 signatures officielles requises.
Mais sa candidature ne sera pas validée pour autant puisque celles-ci doivent émaner d’au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer différents, afin, comme le rappelle le site vie-publique.fr, “d’éviter les candidatures liées à la défense d’intérêts purement locaux”.
En d’autres termes, et caricaturalement : impossible de prétendre à l’Élysée en n’étant soutenu que par les Corses, les Basques, les Calédoniens et les Polynésiens. Au maximum 50 signatures pourront être retenues dans chacune de ces collectivités.
“On ne peut pas retenir tous nos soutiens, a donc expliqué le maire de Faa’a hier. Actuellement, nous sommes présents dans 17 départements. Donc il nous en reste 13 à convaincre, et encore quelques dizaines de signatures à collecter.”

Le candidat a jusqu’au 17 mars pour transmettre ses parrainages définitifs. “C’est très jouable”, affirme-t-il, en prévoyant de nouveaux déplacements à Paris et aux Antilles d’ici à la mi-février.
Pour la suite, il prévient déjà : “Mon programme se résume à un slogan : l’accession de notre pays à la souveraineté.”

La présidentielle, une “opportunité”

Alors qu’un référendum d’autodétermination doit être organisé au plus tard en 2018 en Nouvelle-Calédonie (lire ci-dessous), la présidentielle de 2017 serait une “opportunité à saisir” pour les Polynésiens, selon Oscar Temaru et Paul Néaoutyine.

Lors de son dernier congrès, le Palika, le parti indépendantiste de ce dernier membre du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), a annoncé qu’il soutiendrait à la présidentielle le vainqueur de la primaire de la gauche.
“Les militants sont libres, explique l’élu kanak. Mais politiquement chez nous, Oscar Temaru a des soutiens.”
L’Union Calédonienne, une autre formation du FLNKS, a, par exemple, ouvertement promis ses signatures au chef du Tavini. “Nous sommes membres d’un même front, mais les positions politiques reviennent à chaque organisation et à nos congrès respectifs”, précise Paul Néaoutyine, président de la province Nord du Caillou et maire de Poindimié. Et puis quoi qu’en disent leurs partis, “les grands électeurs sont libres de décider, glisse aussi Oscar Temaru. C’est pour ça que je suis allé là-bas, pour les convaincre.”

Les deux hommes n’auraient pas évoqué la question des parrainages, hier, au cours de leur entretien privé.
“C’est d’abord une visite familiale, souriait l’élu kanak. Et je ne peux pas passer en Polynésie sans venir saluer mon frère, le tavana de Faa’a.”
Mais “nous sommes tous pour le combat pour l’indépendance, a-t-il rappelé. Et nous avons besoin d’être entendus”.

Marie Guitton

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