9e Upa nui ce vendredi

    mercredi 5 novembre 2014

    Ce sont quatorze équipes, dix en catégorie moderne et quatre en catégorie traditionnelle, qui s’affrontent vendredi soir dernier, à To’ata, au Upa nui, neuvième du nom, devenu “Ze concours”, comme l’annonce le dossier de presse de l’l’Union polynésienne pour la jeunesse (UPF), Ze battle, serait-on tenté d’écrire. 
    Ces groupes de jeunes danseurs et danseuses, regroupés par six, sélectionnés uniquement sur un casting vidéo dont trois venus de Taha’a, de Bora Bora et des Marquises (Ua Pou), donneront le meilleur d’eux-mêmes, sur une chorégraphie issue d’un message de sensibilisation de leur choix. 
    Parmi les huit groupes en lice au stade de la Punaruu, l’année dernière, ce sont les Unik Style Crew qui étaient devenus “les nouveaux boss”, devant des milliers de personnes en liesse 
    (lire La Dépêche de Tahiti du 
    11 novembre 2013, “Unik Style Crew, les nouveaux boss du Upa Nui”). 
    Grâce à l’aide octroyée par les ministères de la Jeunesse et de la Culture, l’UPJ prend en charge les frais de transport aérien, terrestre, maritime (Moorea), les frais d’hébergement et de restauration de l’ensemble des finalistes et de leurs accompagnateurs soit un budget total de 
    12 millions de Fcfp. 

    Des artistes confirmés sur scène
    Un nouveau partenaire vient rejoindre le pool de l’organisation, à savoir Total qui en profitera pour diffuser des messages de prévention sur la sécurité routière, tout comme divers stands d’association – alcool, drogue, violences, etc -, vendredi, dans un village dédié à cela, derrière la scène de To’ata. 
    Un autre village, non loin de là, accueillera les équipes durant trois jours. 
    Chaque participant doit d’ailleurs signer une charte de bonne conduite et sera pénalisé s’il ne la respecte pas jusqu’à samedi, au moins. 
    Les 6 400 places de l’enceinte devraient trouver preneurs mais un écran géant sera installé en dehors pour les autres spectateurs, qui n’iraient pas retirer leurs billets gratuits ou qui viendraient après 19 heures, à l’heure où le spectacle commence 
    (et les grilles ferment).
    Les sélectives ont débuté dans les îles et à Tahiti en août, plus de 170 candidatures ont été reçues, une soixantaine retenues, pour seulement quatorze sur la “double” scène de To’ata, le Upa nui, c’est un peu le Koh Lanta de la danse. 
    Abel, du groupe Crazy Boy’z, l’année dernière, ne pouvait mieux le résumer. “Il y a une forte concurrence, mais Upa Nui cela nous permet de voir notre niveau et de nous améliorer”, ajoutait en novembre 2013, l’adolescent de 17 ans, face au micro de notre correspondant à la Punaruu. 
    “Les jeunes sont demandeurs pour les danses modernes, pour le traditionnel, ils se réservent pour le Heiva” ont reconnu les organisateurs. 
    Néanmoins, jouer à “To’ata, ce n’est pas donné à tout le monde, c’est un peu le Parc des Princes de la Polynésie”, selon Sylvain Pauwels, directeur de l’UPF, sous l’œil amusé de sa présidente, Noelline Parker qui n’a pas manqué de rappeler que “le Upa Nui est une plate-forme pour mettre en avant notre jeunesse ”. 
    Preuve en est, les Knight Riders, anciens vainqueurs du Upa Nui, devenus pro aujourd’hui, seront une scène avec Solive, Mixtape, Maevana entre autres, pour de petits sets entre les battle de dance (et de danse) des équipes amateurs. 
    La finale sera suivie de la remise des prix, où les gagnants des 3 premiers prix, dans les deux catégories de danses, seront annoncés. 

    Christophe Cozette    

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