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À 50 ans, il entretient une relation avec une fille de 13 ans

mercredi 26 septembre 2018

tribunal

(© archives LDT)

“C’est le dossier de l’ambivalence avec une question centrale qui est celle du consentement.” Ainsi a résumé la victime de l’affaire jugée hier. À la barre J. O., aujourd’hui âgé de 55 ans, qui est jugé pour des violences et des atteintes sexuelles sur une mineure de moins de 15 ans. Au moment des faits, entre 2013 et 2014, la jeune fille avait 13 ans.

La loi prévoyait que tout rapport sexuel avec une personne en deçà de 15 ans soit considéré comme un viol, et donc jugé par les assises. Cette partie du texte n’a finalement pas été voté. En revanche, les atteintes sexuelles ne sont plus punies de cinq mais de dix ans.

La loi n’aurait, de toute façon, pas été applicable, les faits ayant eu lieu avant l’adoption de la loi. Dans cette affaire, le juge d’instruction n’a pas renvoyé J. O. devant la cour d’assises pour viol mais devant le tribunal correctionnel pour atteinte sexuelle, estimant que la victime était consentante.

Lors de ses premières déclarations, la jeune victime a démontré qu’elle ne connaissait pas la notion de viol.

Dès cet interrogatoire, elle a indiqué qu’elle aimait cet homme, un ami de son père, qu’elle ne trouvait pas cela normal mais qu’il s’arrêtait si elle le demandait. Elle indiquait ainsi que les rapports s’étaient ensuite poursuivis dans la voiture de J. O., dans la brousse ou sur la plage, et reconnaissait qu’elle ne l’avait pas repoussé, ni affirmé qu’elle ne voulait pas.

L’expertise psychologique à son sujet fera état d’une perturbation de la perception des valeurs, se disant “flattée, intriguée, prête et consentante” à ces relations. Elle ne pouvait, en revanche, donner l’âge de J. O. L’expert notait également un intérêt pour le sexe et une connaissance du sujet. La victime ne présentait pas non plus de symptômes post-traumatiques, signe, pour l’avocat de J. O., que les faits avaient lieu “dans un contexte de consentement”.

J. O., lui, a expliqué ne “pas vraiment savoir que c’était interdit”. “J’étais tellement amoureux que je ne me suis pas posé la question.” Pour les experts, J. O. représente une dangerosité certaine, “n’éprouvant aucun regret, légitimant ses actes par ses sentiments amoureux”.

Au final, les juges ont suivi les réquisitions du procureur en le condamnant à cinq ans de prison, dont deux avec sursis. Une peine qu’il sera obligé d’exécuter. Il devra en outre verser 600 000 F à sa victime.

 

F. C.

 

 

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