A Davos, Hollande appellera à une réponse « globale » sur le terrorisme et le climat

    mercredi 21 janvier 2015

    Encore sous le choc des attentats de Paris, François Hollande se rend vendredi, et pour la première fois, au Forum économique mondial de Davos pour appeler le monde de l’entreprise et de la finance à apporter une réponse « globale » aux menaces terroriste et climatique.
    Invité initialement pour évoquer la conférence mondiale sur le climat que la France accueillera en décembre, le chef de l’État français s’apprête à remanier profondément sa copie après la semaine sanglante des attentats contre Charlie Hebdo et un supermarché casher.
    « Mon message sera de dire que la responsabilité est globale à l’égard des menaces terroriste et climatique », a-t-il confié à des visiteurs.
    Pour François Hollande, les géants de l’économie mondiale réunis depuis mercredi dans la très chic station de sports d’hiver helvétique sont doublement concernés : ils ne sauraient « prospérer dans un monde déchiré » et ont tout intérêt à concourir au développement durable, porteur d' »opportunités technologiques » et de croissance économique.
    Cinq ans après l’échec cuisant de la Conférence de Copenhague sur le changement climatique, les grandes entreprises des pays industrialisés ou émergents ont ainsi vocation, selon lui, à se « mobiliser » pour encourager les dirigeants politiques à « accepter un accord » que la France voudrait global et contraignant en décembre prochain.
    Quant à la finance, dont il avait fait son « adversaire » au cœur de la campagne présidentielle de 2012, elle serait aujourd’hui un allié indispensable pour abonder le fonds vert de l’ONU destiné à la lutte contre le réchauffement climatique dans les pays émergents et pauvres.
    Chichement doté jusqu’à présent d’une dizaine de milliards de dollars, ce fonds est censé cumuler 100 milliards de dollars annuels à terme, ce qui exigerait, souligne le chef de l’État français, le concours de « financements innovants et d’entreprises » au côté des crédits publics. « La finance ne peut pas se mettre de côté, elle sera sollicitée », a-t-il observé en privé.

    Déjeuner avec des dirigeants et investisseurs
     
    Dans ce contexte, François Hollande n’entend pas se rendre à Davos pour « justifier des choix de politique économique » de la France, même s’il y bénéficiera quoi qu’il arrive d’une tribune exceptionnelle.
    En fin de matinée vendredi, le président français s’exprimera devant quelque 2 000 leaders de l’économie mondiale, dans la foulée d’une table ronde de haute volée autour du thème du climat. Elle réunira le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, la directrice du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, ainsi que le président tanzanien Jakaya Kikwete.
    François Hollande déjeunera ensuite avec une vingtaine de dirigeants de grandes entreprises et d’investisseurs du secteur des hautes technologies, l’occasion de faire valoir une nouvelle fois les réformes engagées par la France pour renforcer l’attractivité de son économie.
    Son message sera scruté avec d’autant plus d’attention que le FMI vient de ramener sa prévision de croissance pour la France à 0,9% cette année.
    Dans cette atmosphère très « business friendly », il devrait surfer sur le fameux « j’aime l’entreprise » du Premier ministre, Manuel Valls, devant l’université d’été du Medef.
    « Quelque 20 000 entreprises étrangères sont implantées en France, réalisant 29% du chiffre d’affaires de l’industrie française », le signe que « les entreprises aussi aiment la France », souligne-t-on à l’Élysée.
    Dans le même esprit, le président Hollande s’entretiendra dans l’après-midi avec vingt-cinq « shapers » (des précurseurs), issus d’une « communauté » de quelque 700 « jeunes leaders » de 25 à 30 ans porteurs de projets économiques ou sociaux innovants.
    Et en marge de cet agenda économique, il rencontrera le président du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, un allié de la France dont les forces armées sont engagées dans le ciel de l’Irak au sein d’une coalition internationale conduite par les États-Unis contre les jihadistes du groupe État islamique.

    AFP

    Tehaamaru 2015-01-22 20:25:00
    c très bien Mr le président Hollande
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