À l’exception de Dupont-Aignan, des « petits candidats » cantonnés aux petits scores

    dimanche 23 avril 2017

    présidentielle

    © archives AFP

    Ils avaient tous rêvé de créer la surprise, mais à l’exception de Nicolas Dupont-Aignan, les « petits candidats », victimes des divers « votes utiles », ont dû se contenter dimanche de maigres scores lors du 1er tour de l’élection présidentielle, dans la lignée de ceux déjà réalisés en 2012 par la plupart d’entre eux.

     

     

    • Dupont-Aignan, tout près des 5%

     

     

    Candidat pour la seconde fois à une présidentielle, cinq ans après ses 1,79% de 2012, Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France, espérait franchir un cap lors de cette élection, en profitant des déboires de François Fillon suite aux révélations du Canard Enchaîné qui lui offrait un espace électoral à droite.

    Selon des résultats portant sur 96% des inscrits, il échoue finalement sous la barre des 5%, à environ 4,8%, celle qui ouvre symboliquement la porte à un changement de catégorie et surtout au remboursement complet des frais de campagne. Il pourra toutefois se consoler avec un score qui a pratiquement triplé en cinq ans.

    Fort de ce résultat, il fait durer le suspense avant d’annoncer son choix pour le second tour « en début de semaine ». « Je ferai part de mon choix comme je l’ai toujours fait, en prenant en compte pour seule préoccupation l’intérêt supérieur de notre nation », a-t-il déclaré dimanche.

     

     

    • Lassalle, au-dessus de 1% pour sa première

     

     

    Candidat atypique avec sa carrure de rugbyman et sa voix rocailleuse au fort accent du Sud-Ouest, Jean Lassalle, 61 ans, se disait persuadé d’être le prochain locataire de l’Elysée.

    Élu pour la première fois en 1977 maire de sa commune natale de 150 habitants dans la vallée d’Aspe, Lourdios-Ichère, le « candidat-berger », député centriste depuis quinze ans des Pyrénées-Atlantiques, a su marquer les archives médiatiques grâce à son tour de France à pied – 5.000 kilomètres en 2013 – et sa grève de la faim de 39 jours en 2006 pour protester contre la délocalisation d’une usine de sa région.

    Mais le succès d’estime n’a pas vraiment trouvé sa traduction dans les urnes, même si, avec environ 1,2%, il se hisse dès sa première candidature en deuxième position des « petits candidats ».

     

     

    • Poutou stagne au-dessus de 1%

     

     

    Comme Nicolas Dupont-Aignan, il se présentait à la présidentielle pour la deuxième fois, mais Philippe Poutou, le candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), aura finalement davantage brillé à la télévision que dans les urnes.

    Lors du débat télévisé entre les 11 postulants le 4 avril, le « candidat-ouvrier » travaillant comme réparateur de machines-outils de l’usine automobile Ford de Blanquefort, en Gironde, avait crevé l’écran en attaquant Marine Le Pen et François Fillon sur les affaires judiciaires, se faisant le porte-parole des Français qui ont un « travail normal ».

    Avec un score d’environ 1,1%, celui qui avait succédé au populaire « candidat-facteur » Olivier Besancenot (4,08% en 2007), reste au même niveau qu’en 2012, où il avait récolté 1,15% des voix. Le très haut score de Jean-Luc Mélenchon l’a manifestement privé d’espace. Mais il a continué à marquer des points sur le plan de la notoriété.

     

     

    • Arthaud, encore sous les 1%

     

     

    Nathalie Arthaud, l’autre candidate trotskiste, ne réussit pas davantage à améliorer significativement son score de 2012.

    La figure de proue de Lutte ouvrière, qui se considérait comme « la seule candidate communiste » dans cette élection, a obtenu dimanche environ 0,65% des suffrages, à peine au-dessus des 0,56% de 2012. Malgré son discours radical, la professeur d’économie et de gestion au Lycée Le Corbusier à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, est très loin de faire aussi bien qu’Arlette Laguiller, qui, en 2002, avait profité à plein de la dispersion des voix de gauche pour réaliser un score historique de 5,72%.

     

     

    • Asselineau, moins de 1% pour le ‘Frexit’

     

     

    Pour sa première candidature, François Asselineau, 59 ans, avait mené campagne avant tout sur le web et par voie d’affiches avec son projet de sortie de l’Union européenne – le Frexit -, de l’euro et de l’Otan.

    Diplômé d’HEC et de l’ENA, le fondateur en 2007 de l’Union populaire républicaine (UPR), un petit parti peu connu, avait dénoncé le vote utile qui est « un vote futile ». Crédité d’environ 0,9%, il semble néanmoins en avoir été victime, peinant à exister électoralement aux côtés de Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan.

     

     

    • Cheminade, encore sous les 0,5%

     

     

    Vingt-deux ans après une première candidature, Jacques Cheminade, le senior (75 ans) de cette compétition, était le seul à y participer pour la troisième fois. Mais sa persévérance n’a pas vraiment été payante.

    Cet énarque, ancien haut fonctionnaire, souverainiste et europhobe, qui se dit « gaulliste de gauche » et « adversaire du monde de la finance », avait atteint en 1995 0,28% des voix mais il avait vu ses comptes de campagne invalidés par le Conseil constitutionnel. En 2012, il avait obtenu 0,25% des voix. Cette fois-ci, selon les estimations, il reste dans les mêmes eaux, avec à peine 0,2%.

     

     

    AFP

     

     

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