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À « L’Hôtel des deux mondes », on ne compte pas ses nuitées

mercredi 17 avril 2019

La troupe était quasi au complet hier matin, pour présenter cet hôtel, particulier. Photo : Christophe Cozette

La troupe était quasi au complet hier matin, pour présenter cet hôtel, particulier. (Photo : Christophe Cozette)

Terminus, tout le monde descend. Hier matin, le professeur d’art dramatique de l’établissement, Christine Bennett, a présenté, avec une bonne partie de ses élèves comédiens, la nouvelle production du Conservatoire, L’Hôtel des deux mondes, une œuvre d’Éric-Emmanuel Schmitt, un auteur franco-belge prolixe, traduit en 45 langues et joué dans plus de 50 pays.

Un hôtel qui aurait pu s’appeler le purgatoire… “L’Hôtel des deux mondes représente un lieu entre la vie et la mort, un lieu où il reste l’espoir que l’ascenseur renvoie la personne vers la vie. Le séjour dans l’hôtel permet aux personnages de mesurer ce qu’ils ont pu rater ou réussir dans leur vie et leur donne une seconde chance pour ceux qui peuvent y retourner… ou au contraire permet de se libérer d’un poids ou partir sur un dernier acte vers une mort sereine”, précise le Conservatoire, qui n’a pas manqué de faire jouer quelques scénettes aux comédiens hier matin, pour illustrer cette ambiance, qui oscille entre comédie et tragédie.

Les acteurs nous renvoient nos propres “interrogations métaphysiques, mais dites par des gens simples”. “Une réflexion profonde mais avec le langage du quotidien”, précise Christine Bennett lors de cette rencontre avec les médias.

En quelque sorte, un “D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ?”, comme se nomme une des toiles les plus célèbres de Paul Gauguin, peinte à Tahiti en 1897-1898, une interrogation sur le sort des âmes entre vie et trépas.

Ce sont donc une femme de ménage, une présidente, un homme d’affaires pressé, une handicapée, un mage qui se retrouvent en “transit” dans cet hôtel des deux mondes, guidé par un énigmatique Docteur S., qui a été doublé pour l’occasion afin de donner de la résonance au personnage. Christine Bennett a également rajouté au texte d’Éric-Emmanuel Schmitt, également philosophe, une courte scène avec un prêtre afin de savoir quelle serait la réaction d’un serviteur de Dieu au purgatoire.

Véritable message de foi et ode à la vie, cet hôtel des deux mondes traite d’un sujet grave, où “chacun peut y trouver un reflet sur ses propres interrogations”. Non sans humour, cette pièce a mis du temps a prendre forme au fenua, car il fallait trouver des “acteurs matures” pour interpréter les différents personnages, en attente de jugement dernier.

“Je cherche des auteurs, si le texte est trop léger, je m’ennuie” n’a pas hésité à dire le professeur d’art dramatique du Conservatoire, Christine Bennett, à propos du choix de cette oeuvre.

Le spectateur ne risque guère de s’ennuyer, le 4 mai lors de cette représentation unique et il est quasi certain que cet “hôtel” risque de l’interpeller, bien au-delà de la durée de la pièce.

 

Christophe Cozette

 

Infos pratiques

L’Hôtel des deux mondes, une oeuvre d’Éric-Emmanuel Schmitt, mise en scène par Christine Bennett, avec la troupe des comédiens adultes du Conservatoire, le samedi 4 mai à 19h30, au petit théâtre de la Maison de la culture.

Billetterie : tarif unique à 1 500 F, 1 000 F pour les PMR.

Billets en vente à la Maison de la culture et en ligne sur www.maisondelaculture.pf

 

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