À Moorea, 2 400 casse-croûte pour les enfants sans cantine

vendredi 5 mai 2017

cantine casse-croûte

Tout le monde à pied d’œuvre pour préparer 2 400 casse-croûte qui ont été distribués aux élèves du primaire et du centre des jeunes adolescents de Moorea. (© Jeannot Rey/LDT)

Comme il fallait s’y attendre, toutes les cantines de Moorea étaient inopérantes hier, parfois fermées à clé, parfois ouvertes mais sans personnel. En effet, la grève, conduite par la Confédération des syndicats indépendants de Polynésie (CSIP), a été suivie pratiquement par 100 % du personnel, ne laissant pas le choix aux autorités communales de passer à la formule casse-croûte pour nourrir les 2 400 demi-pensionnaires du primaire et du centre des jeunes adolescents (CJA) hier, et il en sera de même pour aujourd’hui.

Ainsi, dès le milieu de la matinée, le personnel communal, femmes de service des écoles ou agents administratifs ont été mobilisés par le maire pour, en premier lieu, faire des casse-croûte et les distribuer aux enfants à partir de 11 h 30.

Auparavant, une délégation communale a effectué le tour des cantines pour faire le point. Trois d’entre elles (Teavaro, Afareaitu et Papetoai) étaient fermées à clé, deux autres, Haapiti et Paopao ouvertes, ce qui a permis aux agents mobilisés de préparer et servir sur place le pique-nique.

Pour aujour­d’hui, il en sera de même, la commune n’ayant pas le temps de mettre en place un système plus professionnel, tel que le recrutement d’une entreprise spécialisée dans la préparation des déjeuners. Par contre, cette formule sera prise dès mardi prochain, et ce, jusqu’à tant que cela sera nécessaire.

Sur le plan des négociations, rien de plus si ce n’est que les deux parties, commune et CSIP, campent sur leurs positions. Pour la commune, il s’agit avant tout de gérer les cantines communales en régie directe à la demande des conseillers communaux à compter du 1er juillet suite a des différends d’ordre comptable, avec Tau tama here, fédération qui gère les cantines depuis 2003.

Pour la CSIP, elle ne s’oppose pas à cette décision de la commune mais il s’agit avant tout pour le syndicat de conserver les acquis sociaux du personnel obtenus de leur statut de droit privé, “même si la gestion deviendra de droit public”.

Pour l’heure, la commune a d’ores et déjà pris contact avec les juristes de la subdivision territoriale des îles du Vent afin de mieux cerner les possibilités juridiques qui encadrent le dispositif de gestion publique, sachant que le maire se doit d’être garant de la légalité, surtout en matière de recrutement et de traitement salarial des agents communaux. Aucune rencontre entre syndicats, fédération Tau tama here, destinataire du préavis de grève, et commune n’a pour l’instant été décidée.

 

De notre correspondant Jeannot Rey

 

com moorea

 

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