A Oudinot, Ericka Bareigts sort, Annick Girardin arrive

mercredi 17 mai 2017

Photo numérique traitée

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A peine annoncée, à quinze heures à l’Élysée, ministre des Outre-mer, Annick Girardin s’est rendue à son nouveau ministère où l’attendait Ericka Bareigts pour la traditionnelle cérémonie de passation de pouvoir. L’accueil a été naturellement chaleureux puisque les deux femmes se connaissent et partagent les mêmes sensibilités politiques, sans compter qu’elles sont toutes deux ultramarines, Annick Girardin étant de Saint-Pierre et Miquelon (née à Saint-Malo).

Dans son bilan de six mois d’activités, Ericka Bareigts a veillé à montrer que les dossiers ont été très nombreux et qu’elle a aussi poursuivi les travaux de ses prédécesseurs, Lurel et Pau-Langevin. « Une aventure riche, intense et stimulante », a-t-elle résumé, ajoutant : « Malgré cette courte période, je me suis attachée à porter un souffle nouveau, une grande ambition pour les Outre-mer. Car oui, ces territoires sont des territoires français à part entière et non pas entièrement à part. […] Oui, la France doit intégrer sa dimension océanique et devenir un jour – car ce n’est pas encore le cas ! – une République océanique ».

Cette dernière appellation, qui plaît beaucoup à la ministre a-t-elle eu un écho positif dans la réflexion du président de la République au point de maintenir un ministère des Outre-mer à part entière ? En tout cas, selon la nouvelle ministre, ce fut un point de discussion entre elle et Emmanuel Macron. Elle a aussi déclaré qu’elle avait hésité longtemps pour le poste, avant de l’avoir accepté depuis deux heures seulement.

La ministre sortante est revenue sur ses initiatives comme, par exemple, les accords de Papeete suite à l’impulsion de François Hollande, la loi sur l’égalité réelle Outre-mer, véritable avancée obtenue dans une vraie concertation. Et d’évoquer aussi la mobilité vers et en retour de l’Hexagone, notamment pour les jeunes, la coopération régionale, ou encore un projet qu’elle a à cœur comme l’Université de l’Océan Indien. A ce dernier sujet, Annick Girardin a répondu en écho que cette université devait devenir un vrai pôle de la francophonie ; elle qui a eu le portefeuille du secrétariat d’État à la Francophonie dans le gouvernement de Manuel Valls.

En évoquant les accords obtenus lors du difficile épisode guyanais, Ericka Bareigts a réaffirmé : « Le plus important, je crois, fut la nouvelle considération de l’Etat à l’égard de la Guyane. Je l’ai dit : si les excuses étaient à faire, je les referais car il était nécessaire de prononcer ces mots tant attendus ». Annick Girardin a déclaré pour sa part connaître déjà certains dossiers, mais elle devra vite s’atteler à celui de Mayotte, ainsi qu’aux autres chantiers en cours comme la défense des Outre-mer au niveau européen.

En quittant Oudinot sous les applaudissements du personnel du ministère, Ericka Bareigts part retrouver son île pour un combat pour les législatives prochaines. Et de citer à propos George Bernard Shaw : « Certains voient les choses telles qu’elles sont et disent : pourquoi ? Moi, je rêve de choses qui ne furent jamais et je me demande : pourquoi pas ? » Une démarche qui fut la sienne, affirme-t-elle et qui le sera encore. Pour sa part, Annick Girardin a annoncé poursuivre son action entamée dès 2007 (alors députée) pour que « les Outre-mer soient reconnus comme une richesse, des bassins maritimes exceptionnels pour la France ». « Des lieux d’ambitions, de développement, de représentation de la France dans le monde entier. […] La France, c’est l’ensemble des outre-mer dans l’ensemble des océans. Jamais en France le soleil ne se couche », a t-elle conclu.

Ph.B.

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