A-t-on voulu faire tomber Patrice Jamet ?

jeudi 30 juillet 2015

Patrice Jamet n’est plus maire. L’attente a été longue et elle a laissé des traces dans le groupe Ia tura o Mahina (Itom). Depuis quelques mois déjà, la crise est visible. Des clans se sont formés. Il y a le noyau dur autour du leader Jamet. Ces fidèles de la première heure et certains membres de la famille sont prêts à soutenir inconditionnellement le candidat que leur proposera le tavana pour sa succession. Damas Teuira, le 23e de liste, pourrait être celui-là. Mais en face, il va devoir concourir avec Lorna Oputu. Montrée du doigt lors du rejet des comptes de campagne, et presque évincée lorsqu’elle s’est présentée aux sénatoriales, la première adjointe a des soutiens au sein du groupe Itom et pourrait même être soutenue par l’opposition (Mahina ia hoe, le groupe de Lucie Lucas). Enfin, le clan Tahoeraa, avec la famille Fritch, n’a pas caché pouvoir se présenter si “la tête du candidat” ne convient pas. 

Trouver un coupable

Le groupe Itom est tiraillé et les tractations de ralliements font naître des règlements de comptes. Les rancœurs ont fini de faire exploser la belle cohésion qui avait animé le groupe en 2010. On parle même d’un complot. Dans le clan Jamet, il ne fait plus de doute que la chute du tavana a été voulue. L’oubli de la nomination d’un mandataire financier pour l’association Itom ne serait pas un oubli ! Certains connaissaient cette disposition et ils n’auraient rien dit… La première adjointe, Lorna Oputu est dans la mire des fusils de ces francs-tireurs. “Comment pouvait-elle ignorer, elle qui est avocate ?” s’interrogent certains. D’autres lancent à demi-mot qu’elle a laissé faire pour prendre ensuite la place du tavana déchu. Patrice Jamet, dans notre interview parue hier, dit avoir eu confiance en sa première adjointe : “Elle m’a dit qu’elle assurait les arrières”. Lorna Oputu, dans nos colonnes, ne s’estime pas responsable. Le témoignage de la mandataire des comptes de campagne (voir encadré) tend à prouver que la première adjointe se serait même opposée à plusieurs reprises aux virements sans vérification des textes. 

Tout le monde savait

Le contrôle de la réglementation aurait permis de savoir qu’il fallait aussi un mandataire pour l’association Itom. Pourtant, tout le monde le savait, comme le prouve un document de 2010. Lors de la première campagne, Patrice Jamet a sollicité, le 21 septembre 2010, le haut-commissaire et le chef de la subdivision administrative des îles du Vent pour “connaitre la procédure administrative à suivre afin d’être reconnu officiellement comme parti politique”. Le 4 octobre, l’administrateur répond qu’il a transmis le courrier à la Direction de la réglementation et du contrôle de la légalité (DRCL) en charge de ces questions. Et le service de l’État lui répond précisément le 4 novembre : “L’objet de votre association Ia tura o Mahina permet, d’ores et déjà, de lui conférer un caractère politique”. Et la DRCL ajoute : “En outre, depuis la loi du 
11 mars 1988, relative à la transparence financière de la vie politique, et plus précisément son article 11, les partis politiques doivent désigner un mandataire financier.” “Ce peut être, est-il encore précisé, une association de financement ou une personne physique.”
Donc, en 2010, tout le monde à Itom, et plus particulièrement les membres du bureau,  connaissait la procédure. Il fallait un mandataire. Pris par le temps en 2010, les quelques dons ont été versés sur le compte de campagne, car la mandataire de l’époque, au fait de la procédure, avait refusé de l’argent de l’association. Alors, pourquoi en 2014, le bureau d’Itom n’a pas nommé aussi un mandataire financier pour l’association ? Comment croire la théorie d’un complot ? Si tout le monde le savait, la faute ne devrait pas aujourd’hui être rejetée sur certains seulement. Beaucoup doivent se reprocher d’avoir oublié le courrier de la DRCL et lors de la campagne 2010, de n’avoir rien dit ou de n’avoir rien fait… 

J-L.M.

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fiudecesmenteurs 2015-07-30 15:52:00
Voilà ce ke C de critiquer Émile Vernaudon,il n'a eu ce kil mérite,en si peu de temps il est déjà condamné, bien fait pour lui, comme dit souvent le proverbe,la roue tourne,il C cru parfait mais il a eu tout faux.
SIRE 2015-07-30 14:12:00
Donc, en 2010, tout le monde à Itom, et plus particulièrement les membres du bureau, connaissait la procédure.

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