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À Taravao, la problématique de l’“eau sale”refait surface

jeudi 2 novembre 2017

“Qui veut du chocolat ?”, ironise une jeune femme, sur les réseaux sociaux. (Photo : Facebook – Les Taravaoiens)

“Qui veut du chocolat ?”, ironise une jeune femme, sur les réseaux sociaux. (Photo : Facebook – Les Taravaoiens)

Qui dit fin d’année, dit retour de la saison chaude, avec des précipitations plus importantes. Les conséquences se font déjà ressentir : sur les réseaux sociaux, les administrés de Taiarapu-Est, et plus particulièrement de Taravao, font part de leur mécontentement à la vue de l’eau boueuse qui s’écoule de leur robinet.

La semaine dernière, une jeune femme, résidant dans le quartier Picard, à proximité du magasin Tahiti pas cher, a posté une photo qui parle d’elle-même.

“Qui veut du chocolat ?”, ironise t-elle. “L’eau est souvent comme ça. On ne peut ni la boire, ni prendre une douche. Les factures, on les paie, mais voilà… Je trouve ça décevant. Depuis le temps qu’on nous promet de l’eau propre, c’est le même problème à chaque fois !”, confie-t-elle, en aparté.

Lorsque le mauvais temps se prolonge, il devient donc impossible pour certaines familles de subvenir à des besoins élémentaires, tels que se doucher, laver le linge ou encore cuisiner.

Filtres bouchés et chevrettes au robinet Si Taravao-centre devrait bénéficier d’eau potable en début d’année prochaine, la côte ouest devra prendre son mal en patience.

“Dès qu’il pleut, l’eau est sale. Entre l’état des tuyaux du bassin et le chantier à proximité, on comprend pourquoi. Parfois, on voit passer des chevrettes dans les robinets ! Avant, on mettait des filtres, mais c’est tellement sale que ça bouche, donc ça n’aide pas vraiment… L’eau, c’est primordial, et c’est quand on n’en a pas qu’on le comprend vraiment”, souligne un jeune homme, dont le domicile familial se situe dans la résidence Phaëton, sur la route qui mène à Papeari.

Pour faire face, certains récupèrent l’eau de pluie, d’autres s’approvisionnent dans les communes voisines.

Le soir, il n’est pas rare de voir des familles profiter des douches de la plage de Mitirapa, en bord de route.

Entre colère et désarroi, l’humour est de mise. Sur les réseaux sociaux, les blagues vont bon train ; une façon comme une autre de traduire un ras-le-bol viscéral.

Il y a bientôt un an, pourtant, la situation avait été prise au sérieux, avec une réunion publique qui avait rassemblé une cinquantaine d’administrés à la mairie de Taravao.

Au fil des mois, le projet de constitution d’un collectif est finalement tombé à l’eau, faute de véritables leaders.

“Ça avait bien commencé, mais petit à petit, les réunions mensuelles ont baissé en fréquentation. Dès qu’il ne pleut plus, les gens oublient. Et là, rebelote !”, explique Joe Wong Hen, à l’origine de l’appel lancé en novembre 2016.

 

A.-C. B.

 

 

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