Acheter un acte sexuel est désormais interdit et puni

    mardi 10 mai 2016

     Désormais, une personne interpellée en train de monnayer un acte sexuel encourra une amende de 180 000 F.  La récente loi votée à l’Assemblée nationale visant à lutter contre la prostitution est applicable en Polynésie. Mais, face à une forte progression de la prostitution en ligne, elle n’est pas prête d’endiguer le phénomène, et risque même de le renforcer.

    “Cherche client.” Alors que la nouvelle loi votée à l’Assemblée nationale visant à renforcer la lutte contre la prostitution est désormais applicable en Polynésie française (lire encadré), le fenua, à l’instar de la planète, n’échappe pas à la règle d’une forte progression de la prostitution virtuelle.

    “Le marché du sexe est devenu virtuel depuis déjà plusieurs années, mais la tendance s’accélère”, comme l’écrit notre confrère La Dépêche du Midi, et l’on constate le même phénomène ici, même si la prostitution de rue est loin d’avoir dit son dernier mot.
    “Je ne fais pas ça pour le plaisir, mais j’ai absolument besoin de sous pour m’acheter des nouveaux vêtements”, “n’oublie
    pas ma petite récompense, j’ai besoin d’aller chez le coiffeur”, “mon corps est à toi contre un iPhone 6” ; de telles propositions, parfois farfelues, sont pléthore sur des sites comme NRJ Tchat ou Badoo mais aussi tant d’autres, plus ou moins confidentiels.
    Bien évidemment, de nombreux internautes, adeptes de rencontres non tarifées ou d’un simple dialogue virtuel, sont toujours bien présents.

    Force et de constater que le nombre de propositions “d’échange” d’argent contre un acte sexuel explose. Même si la crise économique a poussé certaines jeunes femmes à vendre leurs charmes “pour nourrir et acheter des médicaments à mes petits frères et mes parents” – souvent plutôt de la drogue pour soi -, “demander de l’argent, c’est naturel”, nous a confié celle que nous appellerons Bella, dont on ne connaît pas le vrai prénom, mais que nous avons longuement rencontré pour nous parler “de son métier qu’elle aime” (lire témoignage dans La Dépêche de Tahiti de mardi 10 mai).

    180 000 F pour le contrevenant

    Les clients de prostituées seront désormais verbalisables. Par contre, les prostituées ne seront plus verbalisées pour racolage, comme l’avait voulu Nicolas Sarkozy en 2003.
    Depuis le vote du Parlement le 6 avril (et parue au JOPF le 22 avril donc applicable en Polynésie française), monnayer une prestation sexuelle est passible d’une amende de 180 000 F et d’une inscription au casier judicaire.
    La France est le cinquième pays européen à adopter cette mesure après la Suède, la Norvège, l’Islande et le Royaume-Uni.
    Mais aujourd’hui, le véritable supermarché du sexe est sur la toile. Ce n’est pas derrière son ordinateur que le client se verra appliquer la nouvelle amende de 180 000 F,  pense-t-on dans la presse nationale mais aussi au parquet de Papeete.

    “On ne peut pas être derrière chaque internaute, c’est tout simplement impossible”, nous a-t-on confié récemment. “Cette loi semble inefficace. Pour qu’elle le soit, il fallait interdire purement et simplement la prostitution”, nous a-t-on dit en substance au parquet, qui ne connaît de 3 à 4 affaires par an, liées au proxénétisme hôtelier, rien de plus.
    “Cette loi ne fait pas l’unanimité non plus auprès des syndicats de police qui la trouvent “difficile à faire appliquer”. En effet, les forces de l’ordre devront prendre la transaction en flagrant délit… Ce qui promet d’être compliqué”, écrit notre confrère du Midi. “Plusieurs syndicats ont aussi pointé du doigt une charge de travail supplémentaire dans un contexte de manque d’effectif”, note la presse nationale.

    La DSP n’en pense pas moins. “Souvent, la personne qui sera mise en infraction, c’est une personne que l’on connaît”, a estimé récemment sur Polynésie 1ère, le délégué syndical FO Police, interrogé à ce sujet.
    Quoi qu’il en soit, si cette loi semble difficilement applicable, “les femmes de la rue qui ont désormais pris leur quartier sur Internet” ne sont pas prêtes de lâcher leur nouveau territoire.

    Selon la presse nationale, “la nouvelle loi ne va faire qu’accentuer le phénomène”. “Sanctionner les clients va les faire fuir des modes de consommation habituels et les rabattre sur des canaux plus anonymes comme Internet, d’autant plus que la nouvelle clientèle, plus jeune et connectée, est naturellement tournée vers le digital.”
    “Cela me fait un peu peur cette loi quand même, mais je continue”, nous a précisé Bella, qui attend néanmoins un vrai métier.

    Christophe Cozette

    Que dit (entre autres) la loi ?

    “Le fait de solliciter, d’accepter ou d’obtenir des relations de nature sexuelle d’une personne qui se livre à la prostitution, y compris de façon occasionnelle, en échange d’une rémunération, d’une promesse de rémunération, de la fourniture d’un avantage en nature ou de la promesse d’un tel avantage est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe.”
    En clair, Une personne interpellée en train de monnayer un
    acte sexuel encourra une amende de 1 500 euros (180 000 F) ; 3 500 euros (420 000 F) en cas de récidive, avec une possible inscription au casier judiciaire. Une mesure, inspirée d’une loi suédoise, rejetée trois fois par le Sénat et réintégré dans le texte à l’Assemblée nationale.
    La loi prévoit également la fin du racolage passif, voulue par Nicolas Sarkozy en 2003, ainsi qu’un fonds d’aide aux ex-prostitués.

    Le révolté du Bounty 2016-05-13 11:40:00
    Nos politicards sont des navets mais cela dit ils ont une puissance de nuisance quasi illimitée, le gouvernement Hollande est le pire ramassis d'incompétents et de fumistes de la cinquième république, mais rassurons-nous, le sénat et l'Assemblée nationale sont autant de crabes UMPS dans un panier impossible à extirper tant les places sont bonnes, et la soupe de la cantine trois étoiles au prix d'un ticket scolaire! Bref, Français et de Françaises, continuez à voter pour ces cadres de vos vies, continuons la rigolade, et souhaitons à la France, une descente aux enfers qui nous permettra de remonter. Qui a dit que le vote est un piège à cons? Débarassons-nous d"abord de nos politiciens corrompus et après on pourra construire une société moderne.

    Bon courage LES SANS DENTS!
    raymond 2016-05-11 16:32:00
    A ce propos, n 'est ce pas dans le journal La dépèche que l'on trouve des petites annonces de "massages" ?
    leo 2016-05-11 07:59:00
    Aller voir une prostituée revient à considérer cette femme comme un objet sans âme ,j'espère qu'aucun de ceux qui sont contre cette loi ne fréquente une église le dimanche
    jmg 2016-05-10 21:22:00
    trop d'ordre crée le désordre , le gouvernement polynésiens adoptent des lois sans réfléchir au conséquences , les lois utiles a la population elle; reste en suspend , comme la loi Hamon sur les assurances , et bien d'autres
    , maintenant en faisant cela vous avez créer de l'insécurité les clients en mal de sex violeront ce qu'ils trouvent dans la rue !!
    Le président de "la Polynésie française", des françaises et des français René, Georges, HOFFER 2016-05-10 19:09:00
    Allez, juste pour le fun : c'est quoi cette loi "du Péï frrrrrani" nom d'une pipe ! hohohohoho rollstahiti@gmail.com
    Le président de "la Polynésie française", des françaises et des français René, Georges, HOFFER 2016-05-10 19:07:00
    "La loi votée à l’Assemblée nationale visant à lutter contre la prostitution est applicable en Polynésie. "
    OUF, pas celle sur le DROIT au RSA pour les colonisés français de "la Polynésie française" qui n'acceptent pas "de coucher" (ou un peu autre chose comme l'a dit si joliment Nabila) pour arriver à se nourrir hohohohohohohohoho rollstahiti@gmail.com
    dadi 2016-05-10 18:41:00
    Attendez vous à une montée des viols, car ceux qui ont pondu cette loi peuvent se payer les filles du styles de chez Mme Claude, pourquoi ne pas rouvrir les maisons closes? structurées, suivi médical etc...
    Mathius 2016-05-10 16:46:00
    Est ce que la corruption peut s'apparenter à un acte de prostitution???? Car dans ce cas là le trou de la cps vas vite fait tre comblée, n'est ce pas messieurs le syndicalistes?
    spiderman1 2016-05-10 15:04:00
    Bandes D`hypocrites, tous ces gratte papiers a la con sont pas les derniers a aller aux putes........
    lebororo 2016-05-10 14:43:00
    Où est passé le bon vieux temps...?
    Sa Pu 2016-05-10 13:51:00
    Alors il faut faire gaffe à cette loi en Polynésie
    to' oro bubule 2016-05-10 12:23:00
    Ils sont déjà pas foutu d'interdire la vente d'alcool au mineurs.
    bass ass 2016-05-10 12:19:00
    Encore une loi a la con tous droit pondu depuis Paris
    hua veoveo 2016-05-10 12:18:00
    On va aller se taper les putes de NZ , la bas ils ont tous compris, c''est structuré et légal.
        Edition abonnés
        Le vote

        Allez-vous voir Vaiana ?

        Loading ... Loading ...
        www.my-meteo.fr
        Météo Tahiti Papeete