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Affaire Global Telecom Connect : la vente pyramidale à la barre

vendredi 7 avril 2017

Pas moins de 5 665 Polynésiens avaient adhéré au système pyramidal de Global Telecom Connect. (© Florent Collet)

Pas moins de 5 665 Polynésiens avaient adhéré au système pyramidal de Global Telecom Connect. (© Florent Collet)

C’est l’un des commerces miraculeux qui remportent tant de succès en Polynésie française, notamment grâce aux réseaux sociaux. Devenir riche en atteignant les niveaux gold ou platinium sans prendre de risque et sans investir, c’est aussi ce que proposaient les représentants de la société Global Telecom Connect (GTC), une entreprise florissante, notamment en outre-mer, mais dont les responsables ont totalement disparu de la circulation depuis le début des ennuis judiciaires.

Avant cela, GTC a rempli To’ata pour son congrès, en faisant venir des prétendus milliardaires ayant fait fortune avec ce système, les mairies n’étant pas assez grandes pour accueillir les potentiels intéressés par le système.

Un syndicaliste, en l’occurrence Ronald Terorotua, a été invité au sein de GTC pour servir de facilitateur, les patrons de Vini et Vodafone ont ainsi reçu les représentants locaux de GTC, le ministre des Télécom d’alors, Marcel Tuihani, Édouard Fritch et la directrice des impôts ont, un temps, eu connaissance de cette affaire sans la juger illégale.

Le principe de GTC repose globalement sur le même système que les ventes pyramidales ou à la boule de neige, à l’adhésion au réseau : le client devient le filleul de celui qui lui a vendu un téléphone et une carte SIM permettant de communiquer à des tarifs avantageux et une carte visa créditée en fonction du nombre de personnes que le filleul, devenu alors parrain, arrivera à convaincre d’adhérer au réseau. En Polynésie, ce sont ainsi 5 665 adhérents qui ont acquis le kit deluxe à 35 000 F.

L’homme arrivé de la Réunion et ayant lancé le projet en Polynésie est celui qui a obtenu le plus de gains avec 4,5 millions de francs. Un policier et une enseignante à la retraite faisaient partie des cinq personnes ayant fait appel du premier jugement où ils avaient écopé de peines allant de deux à quatre mois de prison avec sursis et de 500 000 F d’amende.

L’affaire avait tourné à l’escroquerie lorsque Vini avait fait cesser les accords permettant à GTC de communiquer autrement que par un système de “callback”.

Pour les avocats des prévenus, les vrais responsables, à savoir les dirigeants de GTC, auraient dû être les vrais coupables, les prévenus de ce procès étant en fait les victimes, aucune plainte n’ayant été déposée à l’encontre des adhérents de GTC.

“C’est comme si une grande surface escroquait ses clients mais que ce ne sont que les caissiers qui sont jugés”, a expliqué l’un des prévenus à la barre.

L’avocat général, lui, a requis les mêmes peines, allégeant simplement l’amende de Ronald Terorotua de 800 000 F en première instance à 200 000 F. Le délibéré sera rendu le 27 juillet.

F.C.

 

 

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