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Affaire JPK – Miri Tatarata et Francis Stein mis en examen pour “meurtre”

vendredi 28 juin 2019

Jean-Pascal Couraud. (© DR)

Jean-Pascal Couraud. (© DR)

Miri Tatarata et Francis Stein ont été mis en examen jeudi pour “meurtre” dans l’affaire JPK.

Au terme de leur garde à vue, ils ont été présentés au juge d’instruction qui leur a signifié leur mise en examen. Ils ont été laissés libres sous contrôle judiciaire, a indiqué Tahiti infos.

Miri Tatarata, ex-compagne de Jean-Pascal Couraud (JPK), et Francis Stein, ancien ami du journaliste avaient été placés en garde à vue pendant 48 heures dans le cadre de l’information judiciaire ouverte sur la disparition de Jean-Pascal Couraud le 15 décembre 1997, non élucidée.

La justice tente de faire la lumière sur cette affaire. En effet, des zones d’ombre persistent et les déclarations des deux mis en examen ont varié au fil des auditions.

À l’époque, Miri Tatarata et Francis Stein entretenaient une relation adultère.

Le soir de la disparition de JPK, les versions des deux protagonistes diffèrent sur la raison de la présence de Francis Stein au domicile des Couraud, et l’heure de son arrivée. Autre fait intriguant : la dissimulation et les causes d’une portière abîmée sur le véhicule de Francis Stein, le soir de la disparition du journaliste.

Dans ce dossier à rebondissement, le Parquet avait demandé la détention provisoire des deux mis en examen.

Cette affaire fait par ailleurs l’objet d’un autre volet judiciaire, politique. Trois ex-GIP (Groupement d’intervention de la Polynésie, grande milice au service de Gaston Flosse) dont celui qui en fut le patron, Léonard “Rere” Puputauki, sont mis en examen pour enlèvement et séquestration en bande organisée, depuis 2013.

Fin 2004, en effet, Vetea Guilloux, ancien membre du  GIP, affirmait avoir assisté à l’enlèvement de JPK par des gros bras du Groupement.

Les investigations s’orientaient alors vers la possibilité d’un enlèvement et d’un homicide. Motifs pour lesquels la mère de Jean-Pascal Couraud avait déposé plainte dès 1998 (ne croyant pas à la thèse du suicide explorée pendant des années par la justice) avec constitution de partie civile.

Pour rappel, JPK avait été un journaliste d’investigation aux Nouvelles de Tahiti, connu pour être un opposant à Gaston Flosse, et travaillait au moment de sa disparition avec un Boris Léontieff, homme politique très en vue à l’époque. Ce dernier était lui-même un opposant à Gaston Flosse et commençait à incarner une troisième voie politique (autre que celle de Flosse ou de Temaru) avant de disparaître en mer, en mai 2002, alors qu’il menait campagne aux Tuamotu dans le cadre des législatives.

LDT

 

 

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