Il agresse sexuellement sa victime dans les toilettes du Salon de l’habitat

    mardi 21 mars 2017

    agression salon habitat

    “Je voulais juste toucher ses seins”, a minimisé Kevin T. durant l’audience. (© Florent Collet)

    Mains jointes, il implore sa victime de bien vouloir lui pardonner. Sa voix larmoyante n’émeut pas sa victime, qui elle est réellement en pleurs et continue de lui tourner le visage. Alors, dans la salle d’audience, il met genou à terre pour présenter ses excuses.

    Samedi, au Salon de l’habitat, Kevin J. s’occupe du stand de panneaux solaires de son patron, pour qui il travaille au noir. Il remarque la fille de l’exposante du stand d’à côté, venue assurer le relais de sa mère, le temps d’une pause.

    “J’ai flashé sur elle”, explique-t-il à la barre. Il lui dit bonjour, mais elle ne l’entend pas.

    Une fois son court intérim terminé, la jeune femme va aux toilettes pour se changer, mais au moment de fermer la porte, Kevin, qui l’a suivie, l’ouvre de force, puis la referme derrière lui.

    Il l’embrasse sur la bouche, dans le cou, puis met sa poitrine à nue, qu’il caresse et qu’il lèche. “Je voulais juste toucher ses seins”, minimise-t-il durant l’audience.

    Selon le docteur, cité dans l’enquête de personnalité, Kevin T. qui perdu son père et son frère l’an dernier, n’est pas pervers ni psychopathe, mais immature, à la recherche de l’image maternelle, comme l’a défendu son avocate.

    Mais l’agresseur ne s’est pas arrêté là, demandant une fellation à sa victime. Cette dernière réussit à conserver ses esprits et à trouver un stratagème pour faire fuir Kevin T.

    “J’ai essayé de garder mon calme pour lui dire que j’avais une maladie sexuellement transmissible. Si je criais ou me débattais, je craignais qu’il me tape”, retrace la jeune femme, encore sous le choc.

    En prétextant être contagieuse, la victime parvient, en tout cas, à faire fuir Kevin T. Il faut saluer la présence d’esprit de la victime pour sortir d’une situation extrêmement délicate. Il y a de quoi être choqué, rester calme dans ces conditions est une performance.

    Kevin T. a déjà été condamné à six reprises et continuait de purger les 160 heures de TIG de sa dernière condamnation.

    “C’est un hors-la-loi, mais quand il travaille, il ne respecte pas la loi en n’étant pas déclaré”, s’est insurgé le procureur, qui a requis trois ans de prison, dont 12 mois de sursis.

    Son avocate a rappelé que ses condamnations précédentes ne l’étaient pas pour des questions de mœurs et a souligné que son client travaillait comme jardinier à la piscine de Tipaerui dans le cadre de son contrat d’aide à l’emploi. Elle ajoute que la proximité avec des femmes en maillot de bain n’avait pas posé de soucis et demande pour son client “une dernière chance pour se montrer sous une nouvelle figure.”

    Appelé à s’exprimer une dernière fois, le jeune homme implore, une nouvelle fois, la victime et le président du tribunal.

    “Je vous promets que vous n’allez plus me revoir. Je vais travailler dur, à la sueur de mon front, pour m’occuper de ma femme et de mon gosse, mon premier gosse.”

    Dans la salle, sa petite amie, tout juste enceinte, a du mal à cacher son émotion, entre colère et tristesse. Kevin T. a été condamné à deux années de prison dont une avec sursis.

    Compte rendu d’audience F.C.

     

     

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