Les agriculteurs et techniciens régionaux échangent pour développer le « bio »

    mercredi 2 novembre 2016

    agriculture

    Ateliers sur le terrain, mais aussi en salle pour les cinquante agriculteurs et stagiaires de la région. (© Jeannot Rey/LDT)

     

    Depuis lundi matin et durant toute la semaine, une cinquantaine d’agricultures et de techniciens du Pacifique travaillent sur le développement de l’agriculture biologique. Il s’agit d’un séminaire financé par le programme Integre, le second, après une première édition en Nouvelle-Calédonie en 2015. La prochaine se tiendra à Wallis en 2017.
    L’objectif de ce séminaire est d’apprendre bien sûr des expériences des uns et des autres sur les nouvelles technologies propres à la culture biologique et surtout, d’échanger sur des méthodologies propres à certaines régions.

     

    Ils sont donc nombreux à avoir décidé de participer à ces ateliers de mise en place de fermes pilotes sur l’agriculture biologique. Une première édition a eu lieu en 2015 avec l’ensemble des agriculteurs et techniciens aujourd’hui présents à Moorea, des acteurs qui sont avant tout, des agriculteurs “bio” venus de Nouvelle-Calédonie, de Wallis-et-Futuna et de Polynésie française, avec quelques Fidjiens, agriculteurs du Vanuatu, ayant tout des points communs en matière d’agriculture de par leur situation dans le Pacifique. Pour démarrer ce séminaire, un premier constat a été réalisé samedi dernier à Tahiti, avec visite sur le terrain (Papara et Presqu’ile).

    Une occasion, pour les organisateurs, de se présenter et de faire un premier bilan sur ce qui se passe en Polynésie, c’est-à-dire avoir une expertise avec des professionnels du monde de l’agriculture biologique ; établir des premiers échanges entre agriculteurs d’ici et d’ailleurs, etc.

     

    Démarche de témoignage

     

    La Polynésie, ce sont aujourd’hui quinze agriculteurs certifiés “bio” et cinq en cours de validation. Lina Huan, chargée de communication, précise : “C’est une démarche qui implique directement la Polynésie française, mais aussi la région, pour plus de force en cas de demande de financement ou de suivi.

    L’expertise extérieure est souhaitable avec l’expérience au niveau européen, qui est acquise depuis de nombreuses années et qui ne peut donc qu’être favorable pour la région océanienne. Au travers de ce séminaire, les agriculteurs et techniciens sont dans une démarche de témoignage de ce qui a déjà été fait, d’échanges pour éviter de faire les mêmes erreurs, d’avancer et agir au plus vite.”
    Ces ateliers, qui se déroulent sur quatre jours, permettront ce partage avec des professionnels déjà inscrits dans le processus “bio”, mais aussi avec quelques agriculteurs polynésiens conventionnels qui souhaitent s’inscrire dans cette démarche.

    Vendredi, une conférence de restitution aura lieu pour le grand public, l’ensemble des techniciens et acteurs de cette démarche pourra exposer ses réflexions à l’ensemble des Polynésiens qui le souhaitent. Des travaux qui confirmeront cette possibilité, pour nos agriculteurs, de pouvoir développer ce type d’agriculture.

    “La Polynésie a toutes les capacités à produire “bio”. Elle a toujours été dans la logique d’une agriculture naturelle, voire culturelle, le pas vers le “bio” est de ce fait, loin d’être insurmontable”, conclut Lina Huan.

     

    De notre correspondant Jeannot Rey

     

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