Air France : la réunion direction-syndicats annulée peu après l’ouverture

mardi 7 octobre 2014

Une réunion d’information avec les syndicats d’Air France a été annulée par la direction mardi peu après son ouverture, en raison de la présence de syndicats non représentatifs, a-t-on appris auprès des syndicats.
« La direction a refusé de tenir la réunion car des syndicats non représentatifs, dont Sud, tenaient absolument à participer », a affirmé à l’AFP Ronald Noirot de la CFE-CGC.
Le syndicaliste a indiqué que des « réunions bilatérales » remplaceront cette séance avortée, qui devait être la première rencontre officielle entre la direction et les syndicats depuis la fin de la grève des pilotes, le 28 septembre.
Un porte-parole de la compagnie a dit « regretter que la réunion d’échanges avec les syndicats représentatifs de tous les personnels n’ait pu se tenir comme prévu, en raison de la présence non sollicitée de syndicats minoritaires non représentatifs ».
Il  a confirmé que des « consultations informelles avec chacun des syndicats représentatifs » se tiendraient à la place.  
Le premier syndicat de pilotes d’Air France, le SNPL, a déclaré à l’AFP se tenir prêt à de telles rencontres bilatérales : « C’est ce que nous demandons depuis la fin de la grève« , a réagi le porte-parole Guillaume Schmid. 
Le SNPL avait convié plus tôt dans l’après-midi toutes les organisations syndicales pour « évoquer l’avenir d’Air France et les menaces identifiées ».
La compagnie aérienne Air France-KLM souhaite renégocier depuis des mois un accord passé lors de la création de sa filiale low cost Transavia France en 2007 avec les pilotes. Ce dernier verrouille l’expansion de la compagnie à bas coûts en limitant notamment sa flotte à quatorze appareils.
Face à la fronde des pilotes, qui ont mené une grève record de 14 jours en septembre, le PDG de la compagnie franco-néerlandaise Alexandre de Juniac avait menacé de dénoncer l’accord en vigueur.
La détermination des pilotes n’en avait été que renforcée. Ces derniers craignent qu’Air France poursuive le développement de la compagnie low cost par le biais d’une structure juridique différente, Transavia Company.
Selon la CFE-CGC, opposée au mouvement social de septembre, ce scénario ne relève pourtant pas du fantasme absolu.
La direction recevra les syndicats un par un pour évoquer « une nouvelle structure qui pourrait prendre le relais pour le développement de Transavia France », selon M. Noirot. « Cela permettrait de contourner l’accord avec les pilotes », a-t-il ajouté.

AFP

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