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Aires marines protégées – Le savoir-faire de Moorea présenté au Chili

mardi 12 septembre 2017

moorea AMP

Pour les représentants de la commune, leur présence était un excellent moment pour promouvoir les actions de la commune, de partager leurs expériences et de créer des liens et des partenariats avec nos voisins du Pacifique. (© DR)


La commune de Moorea-Maiao a eu l’opportunité de participer au 4e Congrès mondial des aires marines protégées, qui s’est déroulé au Chili du 4 au 8 septembre. Avec les représentants du Pays, la commune était représentée par le maire délégué de Papetoai, Gloria Pater Trafton, et Onyx Le Bihan, directrice de l’aménagement et du développement durable. L’occasion d’exposer les différents projets de la commune en faveur du développement durable et notamment le PGEM de la commune, actuellement en cours de révision.

Du 4 au 9 septembre, au Chili, plus de mille personnes, acteurs dans les projets d’environnement, étaient réunies pour le quatrième Congrès mondial des aires marines protégées.

Au programme, des débats sur des sujets techniques, la présentation de questions scientifiques et des discussions sur les politiques à mener.

L’agence française de la biodiversité (AFB) était représentée par une douzaine de spécialistes de la protection du milieu marin. Quant à Moorea-Maiao, elle était invitée à y participer sachant que la commune est dotée d’un Plan de gestion de l’espace maritime (PGEM) avec ses propres aires marines protégées, et bénéficie aussi depuis 2014 du programme Resccue.

Un choix de la commune pour limiter les effets des catastrophes et retrouver rapidement un fonctionnement normal de l’écosystème ayant subi des perturbations.

Une surprise attendait les congressistes, lors de l’ouverture officielle du Congrès mondial des aires marines protégées : la Polynésie était en effet mise à l’’honneur avec une prestation des élèves de l’école primaire de Ua Pou aux Marquises qui ont présenté leur aire marine protégée éducative (AME) par une prestation de haka. Ces élèves de 7 à 11 ans ont notamment rappelé que ce sont eux qui gèrent leur aire marine protégée, située au droit de leur école et sont devenus de fait, “les plus jeunes gestionnaires des aires marines du monde.”

 

Des pistes pour trouver des financements

 

Lors de la première journée du congrès, la commune de Moorea-Maiao a participé à des ateliers et présentations sur les techniques et technologies développées dans les différents pays pour la surveillance, le contrôle et le suivi des aires marines protégées. Une présentation à plusieurs voix a été faite pour les auditeurs membres de ce congrès, dont celles de la députée, Maina Sage et de l’élue de Moorea-Maiao, Gloria Trafton, maire délégué de Papetoai.

Ces deux personnalités polynésiennes ont respectivement présenté les différents types d’aires marines en Polynésie en zoomant ensuite sur le PGEM de Moorea. L’intervention s’est terminée par la présentation des pistes possibles pour trouver des financements durables pour la gestion et la mise en œuvre de ces outils.

Des programmes en cours sont financés dans le cadre des projets Resccue et Integre, représenté sur place par Mahe Charles, chef de projet et Caroline Vieux, coordinatrice du projet Integre.

“Par le biais de ces programmes, il y a possibilité de développer des mécanismes de financement innovants pour assurer sur une durée maximale, les retombées économiques et financières des projets entrepris”, explique Mahe Charles, chef de projet Resccue.

En Polynésie française, la baie de Opunohu bénéficie de ces programmes pour la mise en œuvre de projets, tels que la gestion de la plaisance, la lutte contre l’érosion des plages, la lutte contre les plantes envahissantes, l’agriculture durable et la révision du plan de gestion de l’espace maritime, seul outil de gestion lagonaires en activité en Polynésie française.

 

Échanges sur la gestion communautaire

 

Des temps forts ont été nombreux, comme le précise Gloria Trafton, l’élue de Moorea-Maiao. Ainsi cette rencontre avec le maire de l’île de Sainte-Marie, à Madagascar, “les échanges ont porté sur la gestion communautaire (avec les populations locales) pour le développement de l’île. À Ste-Marie une plateforme a été créée afin de réunir des représentants de chaque secteur, la commune et le gouvernement pour décider des grands projets de développement.” Des échanges intéressants qui profiteront notamment au projet de structure d’accueil et pour le comité des sages sur Opunohu.

Participer au congrès a été aussi l’occasion pour nos représentants de rencontrer les “cousins” de Rapa Nui, venus alerter sur le problème de pollution des déchets des océans et sur les déchets de plastique. “Ils avaient pour mascotte, un moai confectionné à partir de déchets de microplastique, un symbole fort de leur culture et leur outil de communication”, explique Onyx Le Bihan.

C’était également l’occasion de parler des travaux en cours, sur la taille des poissons menés dans le cadre de la révision du PGEM avec les comités de pêche et le gouvernement. Thématique et méthode qui a intéressé particulièrement les “Rapa Nui” à propos du projet de gestion communautaire de leur aire marine protégée.

Une restitution de tous ces travaux devrait être faite prochainement aux élus de la commune en ce qui concerne ceux dont bénéficient Moorea et son environnement terrestre et maritime.

 

De notre correspondant Jeannot Rey

 

 

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