Albert Solia a arbitré des litiges portant sur des curages de rivières

mardi 4 août 2015

Le ministre de l’Équipement, Albert Solia, est allé, hier après-midi, au contact des associations de défense de l’environnement, des riverains et des entreprises pour tenter de dénouer les problèmes liés au curage des rivières Tevaifaara à Mahaena et Mapuaura à Faaone. 
De la volonté de faire évoluer favorablement ces deux dossiers, il en a fallu au ministre, qui a dû arbitrer les interventions des uns et des autres pour tenter de trouver un consensus qui fasse évoluer des situations figées depuis des mois, pour certaines. 
C’est ainsi que la visite de la vallée de la Tevaifaara, deuxième priorité du gouvernement en matière d’aménagement des berges, compte tenu du nombre d’habitations qui bordent la rivière, a permis à Albert Solia de rencontrer, à leur demande, les représentants du syndicat des propriétaires et exploitants agricoles de la commune de Mahaena (Haa Maitai ia Maheana), ainsi que le propriétaire d’une parcelle de terre sur laquelle ce dernier a entrepris le curage de la rivière “pour protéger ses terres”. 

Tevaifaara : consensus et travaux

Après avoir rappelé que la mission principale de son ministère, lorsqu’il s’agissait de curer des rivières, était de “protéger les biens et les personnes”, Albert Solia a confirmé que les chantiers étaient donnés à des entreprises privées, “là où la nécessité s’imposait”. 
Il a ensuite convié les acteurs de cette rencontre à se rendre sur place pour “voir la réalité des problèmes”, en prévenant que rien n’était simple, mais qu’il fallait “arriver à se parler pour arriver à se comprendre”. 
Le premier problème soumis au ministre a été le sort de deux rochers obstruant en partie la rivière, et pour lesquels le syndicat souhaitait un enlèvement à l’explosif. 
Le maire de Hitia’a O Te Ra, Domingo Dauphin, a pris la parole pour rappeler le caractère sacré de ces deux rochers et l’impossibilité de les réduire en poussière sans commettre un sacrilège. 
C’est donc sur le site de la première intervention, souhaité par le syndicat, que le ministre a confirmé la mise en place d’une étude d’impact pour déterminer les zones à traiter et les conséquences sur l’environnement. 
Arrivés sur place, les protagonistes se sont affrontés verbalement sur le tracé de la rivière, qui, actuellement, grignote à chaque crue un fa’a’apu situé dans un coude du cours d’eau. 
En réponse, Albert Solia a confirmé qu’une étude d’impact serait réalisée, dans un premier temps pour le curage avant les crues, et dans un deuxième temps pour refaire les berges, dans un délai de deux années. 
Le ministre a également évoqué la nécessité de réaliser le tracé d’une route de servitude de curage pour éviter tout litige lié à la circulation des camions et des engins de chantier. 
Finalement, après s’être rendu sur le deuxième site à problèmes de la rivière Tevaifaara, et après avoir calmé les esprits qui s’échauffaient, le ministre a réussi à obtenir un consensus entre les parties pour effectuer les travaux en urgence avant le début de la saison des pluies, le reste du litige devant se régler devant les tribunaux. 
Par ailleurs, une convention permettant la libre circulation des camions et engins de chantier devrait être signée avant de procéder au curage indispensable de la rivière avant la saison des pluies. 

Mapuaura : association contre riverains

Le cortège ministériel s’est ensuite rendu à l’embouchure de la rivière Mapuaura, à Faaone, pour tenter de trouver une solution au problème qui oppose la centrale syndicale No Te Arutai Mareva aux riverains de la rivière et au Pays. 
Ceux-ci souhaitent en effet que soit procédé au curage de l’embouchure pour éviter tous risque de débordement en cas de crue, alors que le syndicat demande le retrait de l’autorisation de curage “pour cause de fraudes”. 
En attendant, ce sont les riverains de la Mapuaura qui sont sous la menace d’un débordement de la rivière en cas de crue, l’embouchure étant pratiquement obstruée par le sable déposé par la mer. 
Du côté du ministre, on souligne que les problèmes viennent de “quelques personnes qui protègent l’environnement au détriment de la nécessité de curer les rivières pour ne pas voir de débordement lors de la saison des pluies”. 
Les autorisations ayant été délivrées, le curage devrait “normalement” avoir lieu. 

Pascal Martin

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Hirinake 2015-08-05 23:21:00
Arretez d'endormir tout le monde monsieur le ministre Solia, votre baratin a la television et devant les associations est creux,vide de toute substance, vous ne proposez jamais rien, toujours caresser dans le sens du poil, pas de vagues sinon je risques de perdre ma place chaude de ministre, surtout que j'ai ete nomme "par accident"...comme d'autres de mes copains du club etaient des "ministres en devenir" LOL les gars des associations faaitoito protegez notre environnement pour eviter le gavage et l'enrichissement des entreprises des copains du ministre lui aussi patron d'entreprise. Y a rien qui change dans notre fenua.
tari 2015-08-05 14:10:00
vous avez raison de ddéfendre l'environnement !! continuez
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