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Alcool et drogue au volant, attention danger !

mardi 10 septembre 2019

contrôle routier alcool

(© archives LDT)


L’alcool et les drogues sont, en cas d’accident, considérés comme des facteurs de risques aggravant engageant la responsabilité du conducteur, même s’il n’est pas fautif. Les assurances ne couvrent pas les sinistres dans de telles circonstances. L’alcool est l’une des premières causes de mortalité sur la route. Il est interdit de conduire avec un taux d’alcool dans le sang supérieur ou égal à 0,5 g/l de sang. La sobriété est le meilleur garant de ma sécurité et de la sécurité des autres usagers de la route.

Les conseils

– Si vous avez bu, organisez votre retour de soirée en vous faisant ramener ou en demandant à un proche de venir vous chercher.

– Retenez un ami qui a bu en lui confisquant ses clés de voiture ou d’engin ou en lui proposant de dormir chez vous.

– Si vous êtes passager, refusez de monter dans le véhicule d’une personne qui a bu ou consommé des stupéfiants ou encore qui ne semble pas être en mesure de conduire en toute sécurité.

– Désigner un conducteur qui ne boit pas reste l’une des meilleures solutions pour être certain de rentrer en toute sécurité.

 

Alcool au volant, c’est la mort au tournant !

alcool

Même à petite dose, l’alcool agit directement sur le cerveau. Raison de plus pour ne pas ignorer ses effets.

À partir de 0,5 g/l, je ne dois pas conduire car les risques sont bien réels :
– le champ visuel est rétréci ;
– la perception du relief, de la profondeur et des distances est modifiée ;
– la sensibilité à l’éblouissement est plus importante ;
– la vigilance et la résistance à la fatigue diminuent ;
– la coordination des mouvements est perturbée ;
– l’effet désinhibant de l’alcool amène le conducteur à sous-évaluer les risques et à surestimer ses capacités.

Donc, il est impératif de ne pas boire plus de deux verres d’alcool avant de prendre la route.

Sanctions : De 0,25mg/l à 0,39 mg/l d’air expiré ou de 0,50 g/l à 0,79 g/l de sang, contravention de 4e classe d’un montant de 16 100 F.

Pour les taux supérieurs, l’infraction est qualifiée de délit, cela entraîne la rétention immédiate du permis de conduire et l’immobilisation du véhicule. Le contrevenant doit également répondre ses actes devant les tribunaux.

 

Drogue au volant, vous risquez de vous tuer ou de tuer quelqu’un

silhouette alcool

La conduite sous l’emprise du cannabis double le risque d’être responsable d’un accident mortel. Le cocktail cannabis/alcool multiplie par 29 le risque de causer un accident mortel.

Prendre des stupéfiants a des conséquences sur votre conduite :
– Le cannabis entraîne une baisse de la vigilance, une mauvaise coordination, un allongement du temps de réaction et une diminution des facultés visuelles et auditives.
– Les méthamphétamines (ice, ecstasy, etc.) crée un état d’éveil et d’excitation qui masque la fatigue, elle donne un sentiment d’assurance, de contrôle de soi et provoque un comportement irrationnel au volant.

Les forces de l’ordre sont susceptibles de pratiquer des dépistages de façon aléatoire ou systématique sur tout conducteur ou tout accompagnateur en cas de soupçon.

Sanctions : Un conducteur sous l’emprise de stupéfiant est sanctionné par la rétention immédiate de son permis de conduire et l’immobilisation de son véhicule. Le contrevenant est également convoqué devant les tribunaux.

 

Yann Hausner, vice-procureur en charge du contentieux routier : “40 % des affaires de délinquance routière”

Yan Hausner

Pouvez-vous nous présenter votre fonction?

Le procureur de la République est un magistrat du parquet qui procède ou fait procéder à tous les actes nécessaires à la recherche et à la poursuite des infractions à la loi pénale.

À cette fin, il dirige l’activité des officiers et des agents de la police judiciaire dans le ressort de son tribunal. Son rôle est donc d’assurer le respect de la loi pénale. C’est le procureur qui a le pouvoir d’organiser des poursuites pénales contre un auteur d’infraction et qui requiert la sanction contre celui-ci lors d’un procès.

 

Quelle proportion représente les infractions de conduite en état d’ivresse dans les affaires que vous traitez ?

Les infractions de conduite sous l’empire d’un état alcoolique ou en état d’ivresse représentent environ 40 % des affaires de délinquance routière.

 

Avez-vous en mémoire des cas particulièrement marquants ?

L’affaire la plus marquante a été celle où le conducteur d’un véhicule se trouvant sous l’empire d’un état alcoolique a causé un accident entraînant la mort de son épouse et de ses enfants. L’instruction de cette affaire est toujours en cours.

 

Que risque une personne récidiviste ayant conduit sous l’empire d’un état alcoolique ou de stupéfiant ?

Un conducteur sous l’empire d’un état alcoolique ou de stupéfiants en état de récidive encourt les peines suivantes : quatre ans d’emprisonnement, 1 million de francs d’amende, la confiscation du véhicule, l’annulation du permis de conduire.

 

Quels conseils adresseriez-vous aux auteurs de ces comportements à risques ?

Le conseil essentiel pour un individu qui a bu de l’alcool au cours de la journée ou de la soirée est de ne conduire aucun véhicule sous aucun prétexte.

Pour l’usager de produits stupéfiants, il risque, en fonction de son niveau de consommation (rare ou au contraire habituel), de se trouver en infraction alors que sa dernière prise date de plusieurs jours.

C’est la raison pour laquelle le seul usage de produits stupéfiants est réprimé par la loi pénale, indépendamment de la conduite sous stupéfiants.

 

 

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Édouard Fritch veut que les personnes hospitalisées après un accident qu'ils ont causé, sous l'empire de l'alcool ne soient pas pris en charge par la CPS. Pensez-vous que ce soit une bonne mesure ?

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