Alexis Teihotu espérait retaper sa maison ou en avoir une neuve

    lundi 1 août 2016

    Maison

    On lui a bien livré des contreplaqués et quelques bois, mais Alexis Teihotu n’a pas assez de matériaux pour refaire sa maison. (Photo : J.-L.Massinon)

     

    Sinistré depuis décembre dernier

     

    Sinistré depuis les intempéries de décembre dernier, Alexis Teihotu est toujours sans maison. L’homme de 66 ans, ancien gestionnaire de cantine scolaire à Papeno’o, a été accueilli, avec sa femme, chez l’une de ses filles.

    Le couple, qui vivait dans la vallée de Faaripo, au PK 15 sur la côte est, a tout perdu lorsque la rivière est sortie de son lit. De la petite maison — où étaient installés également une autre fille d’Alexis Teihotu, son gendre et leur enfant — il ne restait que la toiture portée par quelques piquets.

    Comme d’autres sinistrés dans la vallée, l’homme a bien été pris en compte par des agents de l’Office polynésien de l’habitat (OPH) qui sont venus sur place. “Ils ont mesuré la pièce. Ils m’ont dit qu’ils ne pouvaient pas reconstruire la maison, mais que j’allais recevoir de l’aide”, explique le retraité.

    Et en mars, il a bien reçu des montants en bois pour refaire l’armature de la maison et des contreplaqués. Mais le compte n’y était pas !

    Alexis Teihotu ne pouvait pas reconstruire avec uniquement cela : “Ils n’ont pris en compte que la pièce principale, mais pas l’étage où nous avions une autre chambre. Et surtout, je n’ai rien pour refaire la cuisine qui était dans le prolongement.”

     

    Étonné, Alexis Teihotu s’est rendu à l’OPH et raconte qu’il ne devait rien attendre de plus :

    “On m’a dit que, pour compléter, il fallait faire des devis supplémentaires. Mais comme il n’y avait plus de crédit, il fallait faire un autre dossier de demande d’aide, mais plus dans le cadre du sinistre… C’était encore des papiers à faire !”

     

    En zone rouge

     

    Alors, Alexis Teihotu a demandé pourquoi il n’avait pas droit à une nouvelle maison alors que, plus bas, deux familles ont eu un fare MTR neuf.

    La réponse serait qu’il n’y a pas la place pour implanter une nouvelle maison sur son terrain, et surtout, l’emplacement initial est trop près de la rivière :

    “Personne n’a rien dit quand j’ai construit là. Et maintenant, on me dit que je suis en zone rouge ? Même l’ancien tavana Henri Flohr pense que ce n’est pas normal.”

     

    C’est pourquoi il n’a reçu que des matériaux pour retaper sa maison et aucune aide en main-d’œuvre :

    “J’ai dû trouver des bénévoles pour commencer à reconstruire, alors que l’OPH paye des entreprises pour l’installation des fare MTR”. 

     

    Alors, Alexis Teihotu est prêt à partir ailleurs si on lui fait une proposition. Et il veut bien un fare neuf sur un terrain qui lui appartient, mais ce terrain est dans les îles…

    L’homme ne sait plus où trouver un interlocuteur. Même à la CPS, on ne veut pas l’aider pour les matériels électroménagers (réfrigérateur, machine à laver…) tant qu’il n’a pas un nouveau toit. Alexis Teihotu en rigole presque : “Aide-toi et la CPS t’aidera”. 

     

    J.-L.M.

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