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Une âme charitable se fait voler sacs et passeports

mardi 30 juillet 2019

“Pas de passeport, pas de vol”, a constaté, à ses dépens, la victime, qui devait quitter le fenua, le lendemain du vol de son passeport. Photo : CC

“Pas de passeport, pas de vol”, a constaté, à ses dépens, la victime, qui devait quitter le fenua, le lendemain du vol de son passeport. Photo : CC

Pas de vol pour Agnès M., victime d’un vol, dimanche dernier, près de la cathédrale de Papeete, de trois sacs contenant des papiers administratifs, des bijoux, mais aussi son passeport et celui de son fils, alors qu’ils devaient quitter définitivement le fenua, le lendemain.

M.H., N.T. et D.T., nés entre 1988 et 1997, comparaissaient hier après-midi, à la barre du tribunal, en comparution immédiate, pour “vol en réunion”.

Ils sont arrivés menottés tous les trois, tous trois vêtus d’un haut à capuche et de baskets.

Seul M.H. n’est pas en état de récidive, ni SDF. Mais l’avocat, intervenu pour défendre N.T. à la demande du père Christophe, avant l’ouverture du procès, a demandé une expertise psychiatrique pour son client et un délai pour préparer sa défense.

Les trois hommes seront donc jugés le 22 août. “C’est leur droit”, a déclaré le président du tribunal, qui a néanmoins rappelé les faits rapidement et a dévoilé les personnalités des trois prévenus.

Ce vol en réunion s’est déroulé dans la soirée de samedi dernier, à quelques heures du départ définitif de la victime. Membre de l’Ordre de Malte, cette dernière est allée à la messe.

Vers 19 heures, elle retourne à sa voiture, qui a la vitre arrière cassée. Trois sacs sont donc dérobés, avec les passeports.

Rapidement interpellés puis entendus, les trois comparses ont partiellement reconnus les faits lors de leur confrontation.

“Vous m’avez vue aller à la messe. J’allais donner des affaires à père Christophe, avant de partir, pour vous aider”, a tenté d’expliquer la victime, sans avoir la parole, les faits n’étant pas jugés hier.

Le casier de M.H. comporte trois condamnations. N.T. et D.T. sont pour leur part tous deux SDF. Le premier n’a pas moins de deux pages pleines dans son casier judiciaire, entamé en 2007.

Placé sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention, la veille de son larcin, il a reconnu hier à la barre consommer du paka et de l’ice “de temps en temps”. “Mes parents sont morts même s’ils sont vivants”, a-t-il dit aux enquêteurs.

Les faits seront finalement jugés le 22 août, mais le procureur a estimé que N.T. et D.T. ne “peuvent échapper à la détention provisoire” et s’en est remis au tribunal, “pour l’envisager” pour M.T.

Selon l’avocat de ce dernier, qui est un “jeune père d’un enfant de cinq ans et qui touche un salaire pour sa formation”, M.T. “pourrait mettre à profit son salaire pour commencer à rembourser la victime”.

L’avocat a donc demandé un placement sous contrôle judiciaire. Ce qui a été accepté. Les deux autres sont retournés derrière les barreaux, en attendant leur procès.

“Il manque un sac, avec les passeports et tous mes bijoux”, a clamé la victime, demandant au tribunal comme aux prévenus, si elle pouvait les récupérer.

 

Compte-rendu d’audience, Christophe Cozette

 

 

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