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Ici aussi, les Américains ont voté pour leur Présidentielle

samedi 5 novembre 2016

À chaque élection présidentielle, les États-Unis offrent la possibilité à ses militaires et citoyens hors territoire de participer au suffrage via un bulletin à expédier dans leur district de vote par courrier, voire par fax quand l’échéance devient trop courte. (© Vaiana Hargous)

À chaque élection présidentielle, les États-Unis offrent la possibilité à ses militaires et citoyens hors territoire de participer au suffrage via un bulletin à expédier dans leur district de vote par courrier, voire par fax quand l’échéance devient trop courte. (© Vaiana Hargous)


 

L’élection présidentielle américaine arrive à grand pas… mardi prochain. En Polynésie, Américain ou résidents à la double nationalité ont déjà voté. À chaque élection présidentielle, les États-Unis offrent la possibilité à ses militaires et citoyens hors territoire de participer au suffrage via un bulletin à expédier dans leur district de vote par courrier, voire par fax quand l’échéance devient trop courte. 

 

 

“Ça y est, j’ai voté  !, lance Kaethe Bessou-Wiggins. J’ai envoyé mon bulletin et celui de mon fils par Fedex mardi dernier.” Kaethe, New-Yorkaise d’origine et Française par mariage, est installée en Polynésie depuis 38 ans. Mais elle n’oublie pas, tous les quatre ans, de voter à l’élection présidentielle américaine. “À chaque fois, j’essaie d’avoir le bulletin avant, mais ce n’est pas évident, explique-t-elle.

Le temps qu’ils impriment le bulletin et qu’ils me l’envoient, ça prend trois semaines à un mois, après, c’est trop tard pour voter. Cette année, par hasard, mon mari était avec ma famille et a pu récupérer mon ‘absentee ballot’ dans le district où je vote. C’est un bulletin de vote réservé aux citoyens américains qui sont à l’étranger. J’ai inscrit mon vote sur ce bulletin, je l’ai mis dans une enveloppe spéciale et je l’ai envoyée par Fedex pour que ça arrive cinq jours avant la deadline.”

À chaque élection présidentielle, les États-Unis offrent la possibilité à ses militaires et citoyens hors territoire de participer au suffrage via un bulletin à expédier dans leur district de vote par courrier, voire par fax quand l’échéance devient trop courte. C’est d’ailleurs ce que fera “tranquillement ce week-end” Christopher Kozely, l’agent consulaire des États-Unis en Polynésie française. Selon lui, “il y a 1  000 Américains en ce moment en Polynésie. 80  % ont la double nationalité.

En général, ce sont des familles polynésiennes qui ont fait naître leur enfant aux États-Unis ; et à peu près 20  % sont des purs Américains venus s’installer  : des retraités, des Américains qui sont devenus époux de Polynésiennes ou alors des Américains qui sont justes venus parce qu’ils aiment la Polynésie. Ils ont tous le droit de voter, à condition de s’être enregistrés avant le 1er août à ce qu’on appelle le ‘Overseas Voters’ et d’être attachés à un comté et un État américain. Par exemple, moi, je suis attaché à Los Angeles, Californie. En général, on s’enregistre dans le dernier endroit où on avait résidence, mais on peut changer de coin aussi  !”

 

L’élection aura lieu ce mardi

 

L’élection présidentielle américaine, qui arrive à échéance mardi, revêt cette année une importance particulière. Après les primaires démocrates et républicaines, chaque camp a son favori  : le candidat du parti républicain, le milliardaire populiste Donald Trump, affronte l’ancienne secrétaire d’État démocrate Hillary Clinton. Et peu importe l’issue du scrutin, ce sera une grande première. Si Trump est élu, il sera le premier président milliardaire issu du monde des affaires.

Si Clinton est élue, elle sera la première femme présidente des États-Unis et ce sera également la première fois qu’un couple, un mari et une femme, aura été président.

Mais l’issue de ces primaires laisserait perplexes une grande majorité d’Américains qui peinent à choisir, comme Jean-Pierre Lebrun, professeur d’anglais au lycée Samuel-Raapoto, qui a également la double nationalité. “Il y a quatre ans, j’avais voté pour Obama, mais là, je ne sais pas du tout, commente-t-il. Comme beaucoup d’Américains, on est un peu déçus par l’aboutissement des primaires. Personnellement, j’aurais préféré Paul Sanders (le rival d’Hillary Clinton aux primaires démocrates, NDLR). Il avait un parlé vrai, un parlé franc, c’est quelqu’un qui était là pour les Américains, pour le peuple. Je pense que beaucoup d’Américains sentent qu’on leur force un peu la main pour voter pour Hillary Clinton. On dit partout que c’est mieux que ce fou de Trump, mais je ne pense pas qu’il soit si fou que ça. C’est vrai qu’il a fait pas mal de dérapages, mais c’est un nouveau en politique. Et même si on n’aime pas Trump, il y a beaucoup de choses qu’il dit tout haut et que beaucoup d’Américains pensent tout bas. Mais est-ce qu’il sera meilleur président ou pire qu’elle  ? Ça reste à prouver. Donc, je ne sais pas encore si je vais voter.”

Pour Kaethe Bessou-Wiggins, le choix est fait, “et je ne le cache pas, je vote pour Hillary”. “Il y a huit ans, j’ai voté pour Obama, c’était le premier président noir et c’était pour moi un grand événement. Et cette année, j’espère qu’Hillary passera. Ce sera la première femme présidente en Amérique, prouvant que tout est possible encore en Amérique.”

V.H.

 

 

C’est toujours bon à savoir

Dans la course à la présidentielle 2016 pour succéder à Barack Obama à la Maison-Blanche, il y a cinq partis. Le parti républicain, représenté par Donald Trump ; le parti démocrate, représenté par Hillary Clinton ; mais également trois autres partis moins médiatisés  : le parti libertarien, représenté par Gary Johnson ; le parti vert, représenté par Jill Stein ; et le parti paix et liberté, représenté par Gloria Estela La Riva.

Les citoyens américains élisent leur président au suffrage universel indirect. Ce mardi 8 novembre, les électeurs votent dans chaque État pour choisir leurs grands électeurs. Tous les électeurs américains ne votent pas toujours en même temps. A cause de la rigidité du calendrier électoral qui impose une date de scrutin en semaine, certains États organisent des votes anticipés et mobilisent ainsi les votants qui travaillent. Lors de ce vote, les Américains ne se déplacent par seulement pour choisir leurs grands électeurs, mais aussi un nouveau gouverneur et leurs représentants au Sénat notamment. Même si les citoyens américains n’élisent pas directement leur président, le choix des grands électeurs est déjà déterminant quant à l’issue du scrutin.

Le 12 décembre prochain, ce sera au tour des grands électeurs de voter directement pour le président. Le dépouillement de leur vote aura lieu quinze jours plus tard au Sénat à Washington. C’est à cette date que le candidat vainqueur est déclaré, à condition qu’il remporte au moins 270 voix de grands électeurs sur les 538. Le président et le vice-président sont officiellement nommés. Le président élu fait ensuite son discours d’investiture devant le capitole une main sur la Bible, le 20 janvier à midi, lors de l’Inauguration Day.

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