Ampoules basse consommation et néons, un recyclage problématique

mercredi 8 avril 2015

Elles sont nos alliées pour éclairer nos foyers et éviter des factures d’électricité trop salées. Oui, mais voilà, “il ne faut pas les casser, les gaz qu’elles contiennent sont dangereux”, explique Benoît Layrle, le directeur général de Fenua Ma (ex-SEP). “Ils contiennent des métaux lourds et notamment du mercure. Ils sont absorbés par les êtres vivants, se fixent dans les organes vitaux et s’éliminent difficilement. Il ne faut donc surtout pas les respirer et il faut bien aérer la pièce si, par mégarde, les ampoules se brisent.”
Depuis 2008, Fenua Ma a mis en place une filière pour tous les types d’ampoules, qu’elles soient à néons, à incandescence LED ou basse consommation. “Nous travaillons à 90 % avec les sociétés et les administrations qui sont prêtes à payer le financement de leurs déchets. Avec EDT, nous avons ainsi récupéré toutes les ampoules au sodium et au mercure qui servent à l’éclairage public. L’OPT utilise beaucoup des ampoules à LED, nous nous sommes occupés de toutes leurs lampes à néons mises au rebut.” Un traitement que Fenua Ma facture à ces sociétés au prix coûtant, à savoir 350 F le kilo. “Cela comprend l’export vers la Nouvelle-Zélande et le recyclage”.
Pour les particuliers, le recyclage des ampoules n’est pas aussi aisé que le papier, le plastique ou l’aluminium. “On nous demande souvent quels sont les lieux où l’on peut les ramener. Nous avons discuté avec beaucoup d’interlocuteurs, mais à ce jour, il n’y en a qu’un seul, c’est la société Ace à Taravao. Cela leur coûte entre 10 000 et 15 000 F par mois”, explique Benoît Layrle. Si le marchand d’outillage de la Presqu’île y gagne sûrement quelques clients, même les plus courageux des citoyens investis dans le recyclage ne feront pas le déplacement depuis la zone urbaine pour se débarrasser de ces déchets toxiques. Une autre alternative est proposée au siège (voir encadré), où les ampoules usagées seront pesées et facturées à 350 F le kilo, “mais une ampoule, cela ne pèse que quelques grammes”, tente de convaincre Benoît Layrle, conscient qu’il est difficile de demander cet effort pour en plus avoir à payer. “Nous n’avons pas d’aides publiques ni de subventions sur ce type de programme, donc nous le faisons à prix coûtant pour les plus volontaires. Tous les mercredis, nous avons entre quatre et cinq personnes comme cela.”
Le syndicat espère tout de même de nouveaux partenariats avec des entreprises privées, à l’image de Ace à Taravo, et l’ouverture de nouvelles déchetteries surveillées en 2016 pour faciliter le recyclage de ces déchets toxiques, qui doivent, pour la plupart, finir à Faa’a ou Paihoro, et in fine, dans la terre, puis dans nos lagons, et enfin dans les poissons qui remplissent nos assiettes.

F.C.

led 2015-07-02 22:25:00
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Fabien 2015-04-09 07:11:00
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