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Un an de prison ferme pour avoir jeté une pierre sur une voiture

mardi 17 juillet 2018

“Je voulais voir ce que ça faisait”, a dit le prévenu pour expliquer son geste. Les conséquences auraient pu être beaucoup plus graves, mais la conductrice de la voiture, sérieusement blessée, avait réussi à se ranger sur le bas-côté.

“Je voulais voir ce que ça faisait”, a dit le prévenu pour expliquer son geste. Les conséquences auraient pu être beaucoup plus graves, mais la conductrice de la voiture, sérieusement blessée, avait réussi à se ranger sur le bas-côté.

“Je m’ennuyais”, a dit le jeune homme de 19 ans aux gendarmes, pour expliquer son geste. Le 9 juillet, H.T. est au temple mormon de Arue, en bord de la RT2, où il est venu aider son oncle à “faire les feuilles”. Il s’amuse à jeter des petites pierres sur les voitures, mais ça ne suffit pas à le guérir de son fiu. “Je voulais voir ce que ça faisait si je touchais une voiture”, déclarera-t-il plus tard aux gendarmes.

Il se saisit d’une pierre de 4,1 kg et la lance vers une voiture qui passe. La conductrice, une jeune femme d’une vingtaine d’années, voit son parebrise se briser et ressent une forte douleur au visage. Elle parvient à s’arrêter sur le bas-côté et à appeler les secours.

Les gendarmes se rendent sur place et constatent que la jeune femme est grièvement blessée. La pierre a rebondi sur son tableau de bord et l’a frappée au visage. Elle présente une fracture du nez et une plaie de 7 centimètres à l’arcade sourcilière. Il faudra lui faire 20 points de suture et les médecins lui prescrivent dix jours d’interruption totale de travail (ITT).

La jeune femme, le visage encore barré de pansements, a éclaté en sanglots dès le début de l’évocation des faits devant le tribunal, hier.

 

 

Violences volontaires avec arme

 

 

Le 12 juillet, H.T., placé en garde à vue à la gendarmerie, prétexte une envie de fumer, parvient à cacher un briquet et met le feu au matelas et à la couverture dans sa cellule, avant de tenter de s’enfuir de la gendarmerie lorsqu’on lui ouvre. Malgré le gabarit moyen du jeune homme, “nous n’étions pas assez de quatre pour le maîtriser”, dit un gendarme. Un de ses collègues récolte une blessure à la main qui lui vaut cinq jours d’ITT, un autre une entorse et 10 jours d’ITT.

H.T. est déjà connu de la justice, mais c’est la première fois qu’il est jugé en adulte. Son éducation s’est arrêtée en centre de jeunes adolescents (CJA) et il n’a jamais travaillé. Il a déjà été condamné sept fois par le tribunal pour enfants, pour des vols en réunion et des vols par escalade. Il accumule ainsi un total de trois ans de peines de “réparation pénale” décernées aux mineurs : elles supposent un suivi des autorités, mais n’ont aucun sens à Takaroa.

Il y a un mois, ses parents, qui vivent de la pêche et du coprah, l’ont expédié chez ses grands-parents à Papara. Dans le box des prévenus, H.T. a l’air d’un jeune homme frustre et mutique, mais plusieurs intervenants dans l’enquête assurent qu’il s’exprime facilement en dehors des auditions. Même son avocat, commis d’office, dira que “la personnalité de H.T. est une énigme pour tout le monde”.

Le tribunal a condamné H.T. à deux ans de prison dont 12 mois avec sursis, et mise à l’épreuve de deux ans, avec obligations de soins, de formation et d’indemnisation de la victime, dont la requête au civil sera entendue le 14 novembre. Il a également été condamné à 15 jours de prison supplémentaires pour tentative d’évasion et rébellion.

H.T. a été conduit à Nuutania à l’issue de l’audience, pour son premier séjour en prison.

 

Compte rendu d’audience C.P.

 

 

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