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Anne Hidalgo accusée d’emploi fictif par le magazine Capital

jeudi 26 octobre 2017

Dans un article à charge, le magazine Capital assure avoir “les preuves” qu’Anne Hidalgo a bénéficié d’un “emploi fictif”. La maire (PS) de Paris a aussitôt démenti les faits dans un communiqué et annoncé qu’elle portait plainte en diffamation. (Photo : Thomas Samson/AFP)

Dans un article à charge, le magazine Capital assure avoir “les preuves” qu’Anne Hidalgo a bénéficié d’un “emploi fictif”. La maire (PS) de Paris a aussitôt démenti les faits dans un communiqué et annoncé qu’elle portait plainte en diffamation. (Photo : Thomas Samson/AFP)

Le feu aux poudres. Hier, le magazine Capital a publié un article intitulé : “Exclusif : Les preuves qu’Anne Hidalgo avait un emploi fictif”.

“Cela faisait des années qu’on le murmurait dans les cercles parisiens sans parvenir à le démontrer, ni à pouvoir le dire tout haut. Capital est aujourd’hui en mesure de le confirmer”, commence le journaliste, à la tête de cette enquête, Philippe Eliakim. Qu’est-il donc reproché à l’actuelle maire de Paris ?

Entre novembre 2000 et avril 2002, Anne Hidalgo aurait été “mise à disposition” du cabinet de Marylise Lebranchu comme conseillère technique puis comme chargée de mission, par le ministère du Travail.

Problème : selon le journaliste, elle a continué de percevoir un salaire par son administration d’origine et ne travaillait pas davantage dans le cadre sa nouvelle mission, car elle est devenue la première adjointe de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris, dès 2001.

“À son arrivée, en novembre 2000, elle a travaillé pendant quelques semaines sur le conflit des greffiers. Mais ensuite, elle est partie faire sa campagne municipale, et on ne l’a pratiquement plus revue”, assure un ancien conseiller au magazine.

Puis, en avril 2002, lors de la défaite de Jospin, Marylise Lebranchu quitte son ministère. Et Anne Hidalgo “doit réintégrer officiellement son poste à la direction régionale du travail d’Ile-de-France. Elle n’y met évidemment jamais les pieds. Mais, selon nos informations, elle n’en continue pas moins de se faire verser son salaire”, martèle Capital via cet article aux accents d’attaque personnelle. Au total, le journaliste assure que l’édile aurait touché quelque 80 000 euros.

La principale concernée a immédiatement contesté “avec la plus grande fermeté l’accusation d’emploi fictif”. Elle a également indiqué qu’elle allait porter plainte pour diffamation, “face à cette atteinte grave à son honneur et sa probité”. “Anne Hidalgo rappelle son attachement le plus complet au respect du droit. De 1997 à 2002, elle a exercé des responsabilités au cabinet du ministre du Travail puis au cabinet du ministre de la Justice. Élue en mars 2001 et enceinte de son troisième enfant, elle a alors exercé son droit au congé maternité”, note le communiqué de son cabinet. Et de préciser qu’à l’issue de celui-ci elle a “demandé au ministère du Travail d’être placée en position de détachement avec cessation du paiement de sa rémunération, en raison de sa fonction de première adjointe”.

Enfin la maire de Paris rappelle que le journaliste de Capital a déjà été condamné pour diffamation à l’encontre de son prédécesseur, Bertrand Delanoë. L’article faisait déjà référence à une affaire d’emplois fictifs.

Dans un article paru en octobre 2010, le journaliste avait affirmé que le maire socialiste finançait la CGT avec l’argent des contribuables en ayant placé des permanents du syndicat dans une des mutuelles de la ville. Il chiffrait la manigance à “10 millions d’euros”, accusant ainsi Bertrand Delanoë d’être “pire que Jacques Chirac”.

Philippe Eliakim a été condamné en 2014 en appel à 2 000 euros d’amende avec sursis et un euro de dommage et intérêt.

 

AFP

 

 

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