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Annick Girardin en déplacement sur l’atoll de Arutua, aux Tuamotu

vendredi 26 janvier 2018

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(© Élénore Pelletier)


Annick Girardin, ministre des Outre-mer a eu le droit hier à un accueil grandiose à Arutua, aux Tuamotu. Au cœur des discussions : la nécessité de construire des murs de protection et de créer des abris de survie pour assurer la sécurité de la population face aux changements climatiques. Le petit atoll a exprimé le souhait de se mettre aux énergies vertes, notamment en misant sur l’énergie des courants marins.

Après un accueil des plus grandioses, à Rautini, le village principal de Arutua, aux Tuamotu, le maire de la commune, Reupena Taputuarai a pris la parole devant Annick Girardin, ministre des Outre-mer, pour faire part de ses préoccupations face aux changements climatiques.

En février 2017, Arutua a été victime d’une dépression tropicale qui a occasionné d’importants dégâts : l’eau a envahi le village et lourdement endommagé les berges.

Aujourd’hui, protéger l’île et sa population est devenu une priorité pour les dix-sept tavana des Tuamotu Gambier.

L’urgence est à la construction de murs de protection pour lutter contre la houle et d’abris de survie pour mettre la population en sécurité. Celui de Arutua a bénéficié des premiers programmes de construction décidés dans les années 1990.

Cette ancienneté et les fortes contraintes climatiques obligent à des travaux d’entretien réguliers : les derniers datent de 2011 et ont coûté 73 millions de francs. L’abri faisant également office de mairie peut accueillir, en cas de catastrophe naturelle, jusqu’à 300 personnes. La commune compte à l’heure actuelle plus de 800 habitants.

L’école municipale construite sur pilotis fait office de solution de repli en cas d’urgences climatiques.

 

Quatorze abris de survie à construire en priorité

 

La construction d’un second abri apparaît aujourd’hui nécessaire. Le maire a déjà alloué un terrain à ce projet en espérant qu’il voit le jour très prochainement. De son côté, la ministre est consciente de ce que les Tuamotu sont l’archipel français le plus exposé aux risques de montées des eaux.

Elle a assuré que “la mise en sécurité des atolls habités était un engagement conjoint de l’État et du Pays”.

À ce jour, 28 abris de survie ont été créés ou réhabilités entre 2008 et 2014. Ce qui représente un investissement de 5 milliards de francs. Il reste encore à ce jour 27 abris à construire, dont 14 en priorité sur les atolls qui en sont totalement dépourvus, ou sur ceux existants qui ne sont plus en phase avec le nombre d’habitants, comme à Arutua.

Le maire a également fait part de son souhait de développer les liaisons interinsulaires, qui sont quasi inexistantes ou peu satisfaisantes dans les Tuamotu Gambier ; de voir se mettre en place une administration numérique, à la fois pour réduire l’usage du papier, mais aussi les délais de transmission ; de passer aux énergies vertes.

 

Le fonds vert maintenu en Polynésie française

 

En effet, lui et son conseil municipal sont bien décidés à en finir avec leur centrale électrique thermique.

“La production d’énergie électrique de la commune est annuellement déficitaire : le poste de dépense le plus important concerne la fourniture de carburant qui représente à lui seul 78 % du budget annuel de 70 millions de francs ”, a-t-il expliqué à la ministre. Arutua veut miser sur l’énergie des courants marins, et pour cela, elle demande à l’État et au Pays un accompagnement administratif, technique et financier pour mettre en œuvre ce projet.

Annick Girardin a expliqué que l’équivalent du fond vert serait maintenu en 2018, pour la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie, mais serait en plus étendu aux autres territoires d’outre-mer. “L’enveloppe qu’y consacre mon ministère passera de 13 à 21 millions d’euros en 2018. Le volume de prêts consentis dans ce cadre doit pouvoir doubler en passant de 48 à 110 millions d’euros. C’est un dispositif que je veux mettre au profit des projets visant l’adaptation aux effets du changement climatique. Il pourra être également mobilisé pour financer projets identifiés dans le cadre des Assises des Outre-mer”, a-t-elle ajouté.

 

Élénore Pelletier

 

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