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Après avoir cogné sa copine, il frappe son père et sa mère

vendredi 6 avril 2018

justice-tribunal-640x357A la barre, Keoni B. fulmine. Impossible de ne pas entendre son souffle alors que le juge énonce les faits qui sont reprochés. En mars 2017, le jeune homme de 26 ans qui vit encore chez ses parents se dispute avec sa petite amie qui n’a pas encore 18 ans. Il porte des coups au visage et aux côtes de sa copine. Dans la bagarre, une choppe est cassée ce qui attire l’attention de la maman qui vient voir si tout va bien. Bien que tenant ses côtes douloureuses, la petite amie assure que tout va bien. Voyant, le verre cassé, la mère commence à vouloir nettoyer les débris, mais le fils se remet alors à taper sa moiti à l’aide de son téléphone portable. La mère s’interpose et reçoit elle aussi coups de pieds et coups de poings de son fils qui l’invite à « ne pas se mêler de ses affaires ». La mère leur demande de discuter au lieu de se battre, mais elle essuie les insultes de son fils. Elle lui demande alors de quitter les lieux, dit qu’elle est chez elle. Le fils veut à nouveau s’en prendre à elle mais cette fois le père s’interpose. Dans la bagarre, la mère au sol, reçoit un coup de pied au visage, son nez fracturé saigne abondamment. Les parents, visiblement impressionnés par l’énervement de leur progéniture à la barre, veulent minimiser les faits. « C’était peut être involontaire. »

A la barre, Keoni B. est appelé à s’exprimer, après avoir exprimé ses regrets, son regard se fait noir au moment où il se tourne vers ses parents. « Mon père n’arrêtait pas de me tabasser alors que j’étais tout petit, il me tapait comme si j’étais un adulte, il tapait ma mère aussi. Mais il n’a jamais été condamnée. Je n’ai jamais porté plainte. » En entendant ces mots, le juge sourcille. « Alors si on vous l’a fait, vous justifiez que vous pouvez le faire sur votre femme, et vous le ferait sur vos enfants. »

Déjà condamné pour des violences, le jeune homme n’a pas suivi l’injonction de soin demandé par la justice pour calmer ses violences. « Et si après, on m’enferme à Jean Prince ? », s’indigne le prévenu, toujours aussi tendu. « Ce n’est pas à la justice de vous prendre par la main pour aller chez le médecin. C’est à vous de le faire pour montrer que vous voulez changer », explique le juge qui s’interroge. Postier, Keoni B dispose d’un bon revenu. « Pourquoi vous n’allez pas vivre ailleurs, si vous ne voulez pas que vos parents se mêlent de vos histoires ? » Le jeune homme baisse la tête, sans réponse.

La jeune fille est elle aussi gênée quand on lui demande si elle trouve normal de rester avec un homme qui la frappe. « Tout le monde peut changer », parvient-elle à dire. Pour l’avocate de Keoni, « la violence est transgénérationnelle, il a hérité de ce mode de communication ».

Au final, le juge suit les réquisitions du procureur et condamne Keoni B. à un an de prison dont six mois avec sursis incluant l’obligation de se soigner. Des soins qui paraissent incontournables, de retour sur sa chaise, toujours aussi tendu, Keoni B. montre son poing fermé vers ses parents.

F.C.

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