Après les inondations… la pollution à Mahina !

    mardi 11 avril 2017

    pollution mahina

    Sur une dizaine de mètres, les nénuphars ont trépassé, comme brûlés par cette mixture pâteuse. (© Jean-Luc Massinon)


    Samedi dernier, la rivière Tevairupe, à Mahina, a été victime d’une pollution dont la source n’est pas encore connue. Sonia et Driss ont constaté la disparition, sur une dizaine de mètres, d’un lit de nénuphars, et craignent pour la faune. De cette mixture épaisse, de couleur beige orangée, émane une odeur de gasoil.

    Comme si les inondations ne suffisaient pas, le quartier Teaotea est désormais victime d’une pollution aux hydrocarbures et aux huiles. Samedi dernier, un produit visqueux s’est retrouvé piégé par un lit de nénuphars dans la propriété de Sonia et Driss.

    Alerté par une forte odeur de gasoil, le couple a pensé que la station au-dessus de chez lui procédait à un ravitaillement des cuves. Mais le lendemain, au petit jour, les retraités ont découvert en fait la pollution véhiculée par le cours d’eau Tevairupe. Une purée beige orange s’était agglutinée contre le tapis de végétation.

    Si la couleur ne faisait pas penser à du gasoil ou des huiles de vidange de moteur, les fortes émanations de pétrole qui se dégageaient de cette mixture ne trompaient pas les narines.

    En remontant le lit de Tevairupe, qui serpente dans plusieurs quartiers, de la Tuauru jusqu’à la pointe Vénus, Sonia a retrouvé chez une voisine des traces d’un liquide gras à la surface de l’eau, comme de l’huile, et les rayons du soleil ont laissé apparaître des reflets multicolores comme de l’essence.

    Encore plus en amont, on détecte ici et là des lentilles argentées. Mais le ruisseau traverse des propriétés privées, passe sous des ponts et se perd dans des caniveaux bouchés par la végétation… Plus le temps passe et plus il sera difficile de trouver un coupable.

     

    Inquiets pour la faune

     

    C’est pourquoi Sonia a immédiatement contacté la police municipale, qui a visiblement fait un tour du voisinage pour tenter de trouver la source de la pollution.

    La propriétaire est également montée à la gendarmerie qui, après avoir vu des photos, a dépêché des militaires qui ont également constaté les souillures.

    Le couple a aussi accueilli un agent de la direction de l’environnement, qui a récupéré un prélèvement du polluant.

    Entre-temps, le produit a sérieusement attaqué la végétation car plus d’une dizaine de mètres du lit de nénuphars est littéralement mort, comme brûlé. Et personne n’a dit au couple comment dépolluer !

    Sonia et Driss sont aujourd’hui inquiets pour la faune qui habite ce ruisseau. Car plusieurs espèces de poissons, des anguilles et mêmes des tortues ont élu domicile dans ce petit coin de paradis. 

    J.-L.M.

     

    driss drakni

     

     

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