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Après l’Équipement, la Santé en grève

jeudi 29 août 2019

Malgré des pressions, plus de 200 grévistes ont fait grève hier au CHPF. Photo : Christophe Cozette

Malgré des pressions, plus de 200 grévistes ont fait grève hier au CHPF. Photo : Christophe Cozette

Après les routes, les bistouris. La grève à l’Équipement à peine terminée, au tour du personnel de Santé de cesser le travail, depuis hier, principalement au centre hospitalier de Taaone, rejoint par le personnel de la direction et de l’Institut Mathilde Frébault.

De son côté, le BTP résiste (lire encadré). Même si les mêmes revendications animent le personnel de Santé et l’Équipement, le CHPF est pris d’un grand fiu, comme l’ensemble des hôpitaux de France et de Navarre.

“Il y a eu une seule rencontre lundi matin, à 9 heures, mais on était triste parce que nous n’avions pas nos ministres de la Santé et de la Fonction publique, sachant que le préavis de grève était déjà envoyé et donc nos revendications étaient connues des intéressés”, nous a dit d’emblée Mireille Duval, adjointe de Patrick Galenon à la CSTP-FO et membre du personnel du CHPF en grève.

Clair et net d’emblée également, cette grève au piquet plus nombreux que face à la présidence la semaine dernière, n’empêchera pas la population de se rendre à l’hôpital. “C’est clair, chez nous, on sait qu’on n’a pas le droit de bloquer la prise en charge du patient, on est des professionnels de la santé. L’accès est donc libre”, nous a dit la déléguée syndicale du mouvement, devant l’entrée des urgences.

Tous services confondus du CHPF, ils étaient plus de 200 employés hier matin, à avoir arrêté le travail, selon les syndicats. “C’était le chiffre atteint lors de nos réunions”, nous a précisé Mireille Duval, qui regrettait dans la matinée des pressions sur le personnel, pour ne pas faire grève.

Côté gouvernement, le ministère de la Santé a dénombré, 18 grévistes, soit moins de 2 % des effectifs sur un total de 1 058 agents, tous services confondus, à la direction de la Santé, et 69 grévistes (34 ont été assignés pour nécessité de service) sur un effectif total de 880 agents, au CHPF (Centre hospitalier de la Polynésie française).

Dans l’après-midi, le souhait était que les grévistes de l’Institut Mathilde Frébault et de la direction de la Santé, les rejoignent. “On va tout centraliser ici afin de les obliger à négocier”, a prévenu le bras droit de Patrick Galenon, Mireille Duval.

 

Plus de 200 grévistes au CHPF

 

Contrairement à l’Équipement, les slogans ressemblent à s’y méprendre à ceux des hôpitaux de l’Hexagone. “C’est une réalité, rien n’est inventé, certaines banderoles reprennent les revendications du préavis. C’est notre quotidien, on est usés”, lâche Mireille Duval.

Un quotidien, où “lorsqu’il y a des personnes qui ont des compétences et des diplômes, on n’arrive pas à les reconnaître, à les mettre sur les bons postes malgré leur formation ou leur concours”. “On laisse stagner les choses depuis 15 ans”, fulmine cette dernière.

“Les protocoles d’accord ne servent pas à remplir des classeurs ou à être archivés, cela sert à les appliquer. Nos revendications sont récurrentes et cela va de pis en pis, on nous fait comprendre que les moyens sont réduits et on mutualise tout, sans même l’avis des représentants du personnel. On nous oblige quelque part à nous taire”, estime Mireille Duval, qui regrette le départ de René Caillet,  le directeur dont l’avenir professionnel est en suspens. “C’est dommage, on avait un directeur qui a une grande expérience. Je pense qu’il avait tous les atouts pour donner un souffle nouveau, meilleur à la santé mais il n’a pu que constater qu’il n’avait pas les mains libres”, regrette la syndicaliste.

Au final, les grévistes de l’Institut Mathilde Frébault et de la direction de la Santé sont restés “chez eux” et au Taaone. Ils ont attendu désespérément une invitation pour un début de négociations. Que nenni, la grève se poursuit aujourd’hui.

 

Christophe Cozette

 

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