Après les attentats, Hollande veut « détruire » l’organisation Etat islamique, l’enquête s’accélère

    lundi 16 novembre 2015

    Après le choc, la riposte: contre « le terrorisme de guerre » qui a ensanglanté Paris, François Hollande a promis lundi de « détruire » l’organisation jihadiste État islamique (EI), tandis que la traque d’un suspect-clé s’intensifie.

    Les enquêteurs ont aussi dans leur viseur un jihadiste belge qui vivrait en Syrie, Abdelhamid Abaaoud, dont ils n’excluent pas qu’il soit « l’inspirateur » des attentats du 13 novembre, les plus sanglants de l’histoire du pays avec 129 morts et 352 blessés près du Stade de France, dans la salle du Bataclan et dans plusieurs bars et restaurants de la capitale.

    « Les actes de guerre de vendredi ont été décidés et planifiés en Syrie, préparés et organisés en Belgique, perpétrés sur notre sol avec des complicités françaises », a affirmé le président Hollande.

    Devant le Congrès réuni à Versailles, le chef de l’État a affiché sa détermination à « détruire » et non « pas contenir » l’EI qui a revendiqué la tuerie. Il veut aussi faire réviser la Constitution pour pouvoir prendre des mesures exceptionnelles sans recourir à l’état d’urgence décrété vendredi soir dans la foulée des attaques.

    Il a annoncé des effectifs supplémentaires dans les forces de l’ordre et la justice et envisagé la création d’une « garde nationale » de réservistes.

    Sur le front extérieur, Paris a bombardé dimanche le fief de l’EI à Raqa, dans le nord de la Syrie. La France poursuivra « ces frappes au cours des semaines à venir », a martelé le président, acclamé par les parlementaires qui ont entonné la Marseillaise.

    François Hollande, qui souhaite « unir » les forces françaises avec celles de la Russie et des Etats-Unis contre l’EI en Syrie, reçoit mardi le chef de la diplomatie américaine, John Kerry.

    L’état-major américain a interdit tout déplacement privé à Paris de militaires américains.

    – Salah Abdeslam traqué -Lundi, l’enquête s’est accélérée, notamment du côté des ramifications belges. Deux suspects ont été inculpés à Bruxelles pour « attentat terroriste », mais une vaste opération policière dans le quartier populaire bruxellois de Molenbeek n’a pas permis d’appréhender un suspect-clé des attaques, Salah Abdeslam, toujours traqué.

    Ce dernier, 26 ans, a loué une Polo noire immatriculée en Belgique retrouvée garée devant le Bataclan, où 89 personnes ont péri. Les enquêteurs pensent qu’il a formé avec son frère Brahim, qui s’est fait sauter boulevard Voltaire, l’équipe qui a criblé de balles les terrasses de restaurants, avant d’être exfiltré après avoir appelé des complices en Belgique.

    Un conducteur muni des papiers d’identité de Salah Abdeslam a été contrôlé samedi par des gendarmes français non loin de la frontière belge, mais il a pu poursuivre sa route, n’étant pas encore recherché.

    Selon les enquêteurs, Salah Abdeslam a côtoyé Abdelhamid Abaaoud, jihadiste belge de 28 ans, soupçonné d’être le commanditaire d’attentats projetés en Belgique par une cellule jihadiste et recherché depuis janvier.

    Les enquêteurs français ont par ailleurs identifié deux kamikazes supplémentaires.

    Samy Amimour, 28 ans, originaire de la banlieue parisienne, est l’un des assaillants du Bataclan. Mis en examen en octobre 2012 pour avoir voulu aller au Yémen, il était parti en Syrie en septembre 2013 en violation de son contrôle judiciaire.

    Le deuxième est un kamikaze du Stade de France à côté duquel un passeport syrien au nom d’Ahmad Al Mohammad, 25 ans, a été trouvé. L’authenticité de ce passeport « reste à vérifier » mais ses empreintes concordent avec « celles relevées lors d’un contrôle en Grèce en octobre », selon la justice française.

    Ils s’ajoutent aux trois jihadistes morts déjà identifiés: Omar Ismaïl Mostefaï, 29 ans, Bilal Hadfi, 20 ans, et Brahim Abdeslam, 31 ans.

    La Turquie a assuré avoir alerté la France au sujet de Mostefaï, kamikaze du Bataclan, sans recevoir de réponse.

    Bilal Hadfi, qui s’est fait sauter au Stade de France, et Brahim Abdeslam étaient des Français résidant en Belgique. Ce dernier avait loué une Seat noire, immatriculée en Belgique et retrouvée en banlieue parisienne avec trois kalachnikov.

    Un autre frère Abdeslam, Mohamed, a été relâché lundi après une garde à vue en Belgique.

    Deux autres kamikazes ne sont pas encore identifiés.

    Outre Amimour, parti il y a deux ans en Syrie d’où son père avait vainement tenté de le ramener, Mostefaï, fiché pour radicalisation depuis 2010, y a très vraisemblablement séjourné entre 2013 et 2014. Hadfi y est aussi allé, selon une source proche de l’enquête.

    – « L’ennemi n’est pas hors d’atteinte » -Quelques 168 perquisitions ont été menées dans la nuit de dimanche à lundi dans les milieux islamistes, 104 assignations à résidence prononcées, 23 interpellations réalisées et 31 armes saisies.

    Encore sonnée, la France pansait ses plaies lundi, observant à midi une minute de silence en hommage aux victimes, souvent jeunes et de 19 nationalités, dont les visages souriants étaient relayés par les médias et les réseaux sociaux.

    Place de la République, à Paris, des centaines de personnes se sont tues, se tenant la main, le visage tourné vers la statue centrale, sur laquelle un drap a été tendu: « Même pas peur ». Durant trois soirées, la Tour Eiffel brillera en bleu-blanc-rouge.

    Les Français ont aussi retrouvé le chemin de l’école ou du travail. « Mon fils ne voulait pas aller à l’école », a raconté lundi matin Ikrame à Montreuil (Seine-Saint-Denis). « Il a peur, on était au Stade de France vendredi soir. On s’est cachés dans les toilettes. »

    Musées et salles de spectacle, fermés ce weekend, ont rouvert, avec une sécurité renforcée. Et l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a levé le « plan blanc » de mobilisation maximale déclenché après les attentats.

    La France va « vivre longtemps » avec la menace terroriste et doit se préparer à de « nouvelles répliques », a prévenu le Premier ministre Manuel Valls.

    Y a-t-il eu des failles des services? Dix mois après les attentats de janvier, l' »union nationale » est ébranlée. L’ex-président Nicolas Sarkozy a réclamé « des modifications drastiques de notre politique de sécurité » ainsi qu’une « nouvelle politique » européenne de l’immigration. Et Marine Le Pen a demandé « l’arrêt immédiat de tout accueil de migrants en France ».

     Agence France-Presse

    Hiro 2015-11-17 06:01:00
    http://www.tahitinews.co/grave-accusation-sur-hollande-au-sujet-des-attentats-expert-allemand-video/
    Pito 2015-11-16 11:31:00
    Voilà les dispositions sont prisent pour arrêter les gens susceptibles de faire des attentats, on ferme les frontières, on veut fermer les mosquées radicales et renvoyer les imams.............cela la majorité des français l'a réclamé depuis des mois sans être entendu, au contraire on les a traité de racistes. Malheureusement des gens sont morts à cause de la faiblesse d'un gouvernement, ce même gouvernement qui signe des contrats fabuleux avec des pays qui soutiennent ces ignobles terroristes, avec ces mêmes pays qui achètent de grand pays de notre pays. Arrêtons l'hypocrisie !!!!!!
    PAUL CONSCIENCE 2015-11-16 09:32:00
    Voila on y est la France est en deuil mes sincères condoléances n'oublions pas que nos enfants polynésiens y font des études dans ces régions, je me sent concerné en priant pour leurs sécurités et n'oublions pas qu'il n'y a pas de discernement dans ce type de massacre que l'on soit français ou Dom Tom ou internationaux.

    Allez faaitoito
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