Après les violences à Air France, les syndicats face à un procès en illégitimité

    lundi 12 octobre 2015

    Représentation syndicale ou démocratie directe dans l’entreprise? Après le référendum chez Smart et les violences à Air France, des voix se lèvent à droite pour contester la légitimité des syndicats, un « syndicat bashing » dangereux dénoncé par les centrales.

    « Il y a trop de syndicats en France qui font du blocage », « ne représentent plus qu’eux-mêmes » et qui « sont hostiles à toute forme de changement », a lancé dimanche Laurent Wauquiez, candidat de la droite aux régionales, qui propose de « passer par des référendums directement » dans les entreprises.

    De son côté, Nathalie Kosciusko-Morizet, numéro deux du parti Les Républicains, se dit favorable à une « grande réforme de la négociation », qui limiterait le monopole des syndicats, résumant ainsi la position de son parti.

    Elle propose un recours au référendum en cas de blocage des négociations de sorte que « les salariés aient le dernier mot et pas les syndicats nationaux ».

    Le tollé anti-syndical été attisé par le conflit à Air France, qui a dégénéré la semaine dernière en une  violence de quelques salariés, dont certains syndiqués, contre deux cadres dirigeants de la compagnie.  

    « Négocier n’est pas arracher la chemise », a lancé Mme Kosciusko-Morizet, qui veut « des syndicats forts et responsables ».

    Le chef du parti Les Républicains, Nicolas Sarkozy, s’en était lui aussi pris la semaine dernière aux « corps intermédiaires », comme il l’avait fait durant sa campagne de 2012.

    « Quel déferlement de haine antisyndicale! », s’est indignée lundi la CGT cadres.

    « Le syndicalisme +bashing+ de la part de certains politiques, j’en ai assez! », a lancé, irrité, Laurent Berger, numéro un de la CFDT. Il a qualifié de « grosses bêtises » les propos « populistes » de Laurent Wauquiez.

    Pour lui, « la démocratie directe » dans les entreprises mènerait « à plus de conflictualité ».

     

    – ‘Une voie périlleuse’ –

    C’est aussi l’avis de Luc Bérille, numéro un de l’Unsa: « si les espaces de négociation » avec les syndicats « n’existaient pas, les conflits seraient directs ».

    « On est sur une voie extrêmement périlleuse » qui « affaiblit la démocratie », prévient-il auprès de l’AFP.

    Tout en défendant les « corps intermédiaires », le gouvernement a déjà introduit le référendum dans le droit social: ainsi la loi Macron prévoit la possibilité pour les Très petites entreprises (TPE) de consulter par référendum leurs salariés sur l’ouverture dominicale.

    Cette consultation pourrait être étendue à d’autres domaines dans le cadre de la future réforme du droit du travail. C’est ce qu’a préconisé la mission Combrexelle, mais uniquement pour les TPE.

    Pour Sylvain Niel, avocat pour le cabinet d’affaires Fidal, les entreprises ne sont pas pour un « big bang » généralisé, car elles « se méfient de la démocratie directe ». L’issue d’un référendum « est plus incertaine » que les négociations avec les syndicats, dont « on sait qu’avec tel ou tel on peut obtenir un accord ».

    En revanche, Jean-Paul Charlez, président de l’association nationale des DRH (ANDRH), préconise le recours au référendum à chaque fois que les négociations échouent. Il faut offrir une « issue » aux entreprises quand les syndicats font preuve de « dogmatisme », affirme-t-il à l’AFP.

    Mais, selon lui, « la règle doit rester la négociation ». « Une entreprise ne peut pas se gérer en démocratie directe », « c’est le rôle des syndicats » qui « sont des gens formés, qui connaissent l’entreprise, de négocier ».

    Toutefois la consultation directe permet d’avoir « une photo de la situation, c’est ce qui s’est passé chez Smart », ajoute M. Charlez.

    Lors du référendum consultatif organisé chez le constructeur automobile, une majorité de salariés s’était prononcée pour le projet de la direction d’un retour aux 39 heures, payées 37, malgré le refus de la plupart des syndicats. La consultation avait révélé un fossé entre les ouvriers (majoritairement opposés) et les cadres (favorables).

    Quant aux Français, ils sont partagés: 51% jugent que les syndicats sont « plutôt un élément de blocage », tandis que 47% les considèrent comme « un atout », selon un récent sondage Elabe. Les plus remontés sont les retraités, les cadres, les commerçants et les sympathisants de droite.

    Agence France-Presse

    PAUL CONSCIENCE 2015-10-14 10:24:00
    En tant de crise à cause des effets positifs ou négatifs de la mondialisation et de la pression fiscale française qui pèsent très lourdement dans des choix stratégique de restructuration des sociétés pour assurer sa survie soyons claires et sans détours la donne a changée les syndicalistes traditionnels sont devenus culturellement un cancer pour ces sociétés internationales française vers une évolution face à cette concurrence internationale qui ne souffre pas de régler des charges fiscales et sociales abyssales à la française handicapant toutes formes d'investissement de positionnement d'adaptation ou de progression vers de nouveau marché internationale ceci m'étonne dans toute ces analyses nous parlons beaucoup du d'acquis sociaux en perte de vitesse qui donne lieu à des conflits de personne ou de principe en oubliant l'essentiel que ces sociétés en difficultés une fois liquidé il n'y a plus rien à négocié alors que ce monde salariale par militantisme primaire syndicaliste ont participé à la destruction de leur gagne pain sans mesurer les conséquences de leur acte en gros dans le monde impitoyable pur et dur il n'y aura pas de place pour des cons dénués de la culture du monde de l'entreprise la sanction sera sans appel
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