Arafenua : non-lieu général pour les douaniers accusés de viol

    mercredi 3 février 2016

    L’affaire est sur le point d’être définitivement close après un peu moins de quatre années d’enquête.
    La semaine dernière, le juge d’instruction chargé du dossier de viol présumé à bord du patrouilleur (aujourd’hui disparu) Arafenua a rendu une ordonnance de non-lieu au bénéfice des quatre douaniers soupçonnés. Ce qui signifie l’extinction totale des poursuites à l’encontre des fonctionnaires.
    Ces derniers avaient été la cible de graves accusations, en juillet 2012, de la part de l’une de leur jeune collègue, Élodie A., 27 ans au moment des faits. Devant les enquêteurs, celle-ci s’était livrée avec force détails.
    Elle avait déclaré aux gendarmes avoir été agressée trois mois plus tôt, à bord du Arafenua, à l’occasion d’une mission aux Marquises.
    Selon ses dires, les quatre hommes avaient fait irruption dans sa cabine puis l’avaient attachée à une chaise avant de la violer avec une bouteille de bière.
    Des accusations qu’ont toujours niées les douaniers mis en examen pour “viol en réunion et sévices”, les qualifiant d’affabulations.  
    De la personnalité d’Élodie A., il en a été beaucoup question au cours de l’enquête. Son profil psychologique a d’ailleurs interpellé la juge d’instruction Edwige Bit.

    “Aucun élément de preuve”

    La magistrate conclut, sans détour, dans son ordonnance de non-lieu : “Plusieurs éléments établissent qu’elle (la plaignante, NDLR) usait régulièrement de mensonges, tant dans sa vie privée que professionnelle.”
    Élodie A. avait ainsi confié aux enquêteurs que l’une de ses sœurs était décédée et que ses parents étaient séparés, informations facilement vérifiables… qui se sont avérées totalement fausses.
    Cet étrange comportement a fini par ruiner “la crédibilité des accusations” de la jeune femme, a considéré la juge d’instruction.
    “En dépit des investigations, l’information n’a permis de recueillir aucun élément de preuve matérielle, non plus qu’aucun témoignage de nature à corroborer les accusations de viol avec actes de torture et de barbarie dénoncés”, ajoute celle-ci.
    Avant elle, le procureur de la République en était arrivé aux mêmes conclusions. Il avait requis, lui aussi, le non-lieu.
    S’il s’agit de la probable fin des poursuites judiciaires pour les quatre douaniers principalement mis en cause, c’est également le cas pour quatre autres de leurs collègues placés, eux, sous le statut de témoin assisté pour “non-dénonciation de crime”.
    Quant à Élodie A., il ne lui reste désormais qu’une seule possibilité pour éviter le clap de fin du dossier : interjeter appel de l’ordonnance de non-lieu du juge. Elle a jusqu’à samedi pour le faire.
    Selon nos informations, son avocat en Polynésie n’a aujourd’hui quasiment plus de contact avec elle. La jeune femme vivrait maintenant en Nouvelle-Calédonie et serait atteinte d’une grave maladie. 

    J.-B.C.

    NYV 2016-02-06 12:43:00
    (Suite...) Pourquoi cette jeune femme fonctionnaire, au sombre passé, et dont sa hiérarchie connaissait bien le profil a t-elle été mutée sur l ‘« ARAFENUA » ? Pourquoi ce même patrouilleur, qui depuis cette affaire n’a quasiment plus été en activité et a fini mystérieusement sa vie sur le récif d’un atoll éloigné ? Pourquoi n’y a t-il quasiment plus de douaniers à l’aéroport et en mer là ou la circulation de drogue explose.
    Alors les journalistes, vous avez du pain sur la planche et les vrais scandales ne sont pas ceux que les procureurs vous balancent comme des os à ronger.
    NYV 2016-02-06 12:42:00
    Quel soulagement pour les 8 victimes, fonctionnaires des douanes, injustement accusés puis en mis en pâture à l’opinion publique par un procureur inquisiteur et ses acolytes, les médias, mais eux mêmes instrumentalisés. Que penser, maintenant des tenants et des aboutissants de cette affaire et aussi des autres ….
    Va t-il y avoir une enquête pour savoir à qui profite cette histoire ?
    tuterai 58 2016-02-03 17:35:00
    @ MYTHOS,je ne sais pas ce que les accuses pourront bien lui demander,car je suis sur qu'elle n'est meme pas solvable,et qu'elle ne fait plus partie de la douane,du moins je l'espere pour ses autres collegues de noumea.Par contre a son administration apres avoir compulser brievement le code des douanes et les reglements des douanes,la direction a a mon sens commis une enormne erreur,il est bien stipule dans le code des douanes qu'aucune presence feminine n'est accepte en permanence sur un navire des douanes sauf pour effectuer une mission en journee.Bien sur je simplifies car les termes sont beaucoup plus techniques.La question se pose aujourd'hui comment la direction a t'elle accepte sa presence sur l'arafenua?
    Mythos 2016-02-03 12:09:00
    Oui, elle est atteinte d'une très grave maladie, la mythomanie !
    Des vies brisées, des péres de famille jetés en pâture à la vindicte populaire, des familles détruites...à cause d'une paumée myto qui voulait rejoindre son chéri à Nouméa !
    Une sœur décédée, des parents séparés, une bouteille de bière dans le c...l !!!! Le dingologue...au secours !
    J'espère que ces personnes accusées à tort vont demander des dommages et intérêts à cette paumée et à... leur administration !
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