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Arrêté à 15 jours d’intervalle avec 1,9 puis 2,2 g d’alcool dans le sang

mardi 10 septembre 2019

(© Florent Collet)

(© Florent Collet)

“Il ne respecte pas les règles de bonne conduite en société. A-t-il demandé à son passager s’il avait le permis de le tuer ? Est-ce qu’il a crée une page Facebook pour que les autres l’autorisent à pouvoir les tuer en chemin ? ”s’est faussement interrogée la procureure au moment de prendre ses réquisitions à l’encontre de Steve T.

Le jeune homme de 28 ans n’a peut-être jamais entendu la maxime “boire ou conduire, il faut choisir”, en tout cas il n’en a jamais appliqué le principe.

Le 14 août, la police municipale de Papeete remarque un véhicule roulant en contresens à proximité du pont de l’Est. Ils parviennent à l’arrêter et remarquent qu’il titube en sortant de son véhicule.

La DSP le prend en suite en charge et relève chez lui un taux d’alcoolémie de 1,9 g d’alcool par litre de sang. Chef de chantier pour l’entreprise de son père, le prévenu vit à Moorea, mais reste à Tahiti toute la semaine.

Ce jour-là après le travail, il a bu six obus de bière en compagnie de ses collègues de travail et encore deux autres pichets dans un bar.

Conséquence, son permis est suspendu pour une durée de cinq mois. Deux semaines plus tard, quasiment le même scénario se reproduit. C’est encore la police municipale qui note le comportement étrange d’un conducteur au niveau du rond-point de la base marine qui zigzague dangereusement sur la route au point d’heurter les trottoirs.

Lorsqu’il sort de sa voiture, le conducteur “titube fortement”, notent les muto’i. Cette fois, il affiche un taux de 2,2 g d’alcool par litre de sang.

Lorsque les policiers lui demandent s’il se sentait en état de conduire et quelle note il se mettrait pour représenter son alcoolémie sur une échelle de 1 à 10, il répond : “Je me sentais bien, je dirais 4”.

Le juge lui indique pourtant qu’au second épisode il n’avait plus son permis. “Il n’y avait que moi et le collègue qui avions le permis. Du coup, c’est moi qui ai pris le volant”, explique Steve T. qui reconnaît “boire tous les soirs avec les collègues.”

Ce père de deux enfants a déjà été condamné à trois reprises pour conduite sous l’emprise de l’alcool. Lorsque le juge veut savoir si Steve T. estime avoir un problème avec l’alcool, le prévenu réfléchit longuement avant d’admettre “ oui ”.

L’homme goûte aux cellules de Nuutania depuis vendredi dernier .“ Ce n’est pas bien là-bas. ”

La procureure lui répond quelques minutes plus tard : “C’est moins la fête et il y a moins de liberté, mais si on ne comprend pas les sanctions précédentes, il faut passer à la case supérieure”.

Elle requiert huit mois de prison avec maintien en détention. Pour l’avocate de Steve T., son client “a tout pour être heureux mais il est rongé par ce mal qu’est l’alcoolisme” et indique que “trois jours à Nuutania lui ont permis de déjà comprendre beaucoup de chose. La détention n’est pas la solution contre l’alcoolisme”.

Sa demande d’une “ultime chance” ne sera pas entendue. Steve T. a été condamné à 12 mois de prison dont quatre avec sursis, une mise à l’épreuve de deux ans avec l’obligation de suivre des soins contre l’alcool. Il a été conduit à Nuutania à l’issue de l’audience.

 

F.C.

 

 

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