Article publié dans L’Hebdo La Dépêche – Portes ouvertes aujourd’hui au centre Rima Here de Faa’a

    jeudi 29 septembre 2016

    rima

    Vingt-quatre adultes sont hébergés au centre.

     

    Le centre médico-social Rima Here, situé à Puurai, à Faa’a, accueille quotidiennement une soixantaine d’adultes atteints de handicap mental ; 24 autres sont également hébergées au sein de l’institution et y vivent en semi autonomie.

     

    L’ensemble des usagers participe à diverses activités encadrées par une équipe de moniteurs d’ateliers. Éducateurs spécialisés, aides médico-psychologique, infirmier, psychiatre et psychologue, mais aussi une ergothérapeute et un art thérapeute sont également là pour les accompagner dans leur vie de tous les jours. Rima Here est la seule structure sur Tahiti à accueillir des adultes atteints de handicap mental.

    Une soixantaine de personnes atteintes de pathologies diverses fréquentent le centre d’accueil de jour :  des usagers avec des psychoses légères, mais aussi des schizophrènes et des trisomiques. Elles ont entre 18 et 60 ans avec une moyenne d’âge qui tourne autour de 40 ans. 60 % des usagers sont des femmes.

    L’objectif c’est de faire en sorte que ces personnes gardent l’esprit clair en leur proposant des activités. Si elles restent à végéter dans un coin, elles vont aggraver leur pathologie ou bien, développer d’autres pathologies. On a, par exemple, mis en place des activités avec une ergothérapeute et un art thérapeute. Depuis leur mise en place il y a trois mois, on a constaté une amélioration. Les personnes sont plus posées, elles peuvent exprimer des choses autrement. On a mis aussi en place une activité menuiserie pour les personnes plus manuelles”, précise François Hermier, nommé directeur du centre en décembre dernier.

     

    « Le business des familles d’accueil »

     

    Avant de pouvoir intégrer le centre, les usagers doivent passer un processus d’admission. “Les médecins orientent les usagers ici. Ils sont reçus par un psychiatre. On vérifie si leur pathologie est compatible et si la personne a le désir de participer aux activités. Ensuite, elle va être testée sur plusieurs mois. On observe sa progression”, souligne François Hermier.

    Les usagers sont sous traitement médicamenteux, plus ou moins lourds en fonction des pathologies. Ils sont suivis par la psychologue du centre qui est présente tous les lundis. Les moniteurs sont là aussi pour observer et dialoguer avec les usagers. Une synthèse est réalisée une fois par an pour chaque usager. Malgré tout, des crises peuvent subvenir à tout moment.

    On a déjà eu des cas d’agression. Des jeunes qui ont menacé les éducatrices, les ont secouées par le cou. On les envoie à Jean Prince où ils sont internés pour un certain temps, trois mois maximum. On s’aperçoit souvent qu’il y a derrière ces pathologies, la drogue et l’alcool. Il y a aussi la violence au sein des familles. C’est plus facile de taper sur un handicapé. Le fait que la personne soit différente fait souvent d’elle un souffre-douleur”, poursuit le directeur du centre qui pointe également du doigt le filon des familles d’accueil pour handicapés.

    Aujourd’hui, il y a un business des familles d’accueil. Il n’y a quasiment pas de contrôle. Ceux qui hébergent les handicapés peuvent se retrouver avec trop  de monde et du coup, n’arrivent pas à les gérer car il y a des cas difficiles. Si on n’est pas formé, on ne sait pas comment réagir et souvent on recourt à la violence”. 

     

    C.Q

     

    Portes ouvertes à Rima Here

    L’occasion de découvrir l’association et les différentes activités proposées comme l’artisanat, l’apiculture, la menuiserie, etc. Des ateliers de démonstration animeront la journée du jeudi 29 septembre, de 9 heures à 14 heures.

    Les fonds récoltés serviront à financer les projets de l’association qui n’est subventionnée que pour moitié par les affaires sociales. À midi, repas tahitien à 1 500 Fcfp.

    Contact : associationrimahere@mail.pf, Tél. : 40 80 05 15.

     

     

        Retrouvez dans notre édition L’hebdo La Dépêche du 24 septembre au 1er 2016 :   

    • Parole à : Tepapanui Le Goff, monitrice d’atelier – “Ils me considèrent comme leur confidente”
    • Une journée type à Rima Here

     

     

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