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Article publié dans l’Hebdo – Dernière ligne droite pour la campagne d’appel aux dons du collectif “Ohana”

mercredi 14 décembre 2016

ohana

L’équipe de bénévoles, au premier plan en blanc, Natalia Germain.

 

 

Natalia Germain est une jeune polynésienne de 30 ans qui est à la tête du collectif “Ohana”. Elle organise comme chaque année une collecte de jouets pour les enfants dans le besoin. Elle n’en est pas à son premier coup d’essai puisque c’est la cinquième année consécutive qu’elle s’attelle à récolter jeux, jouets, livres, peluches et vêtements pour les offrir aux enfants des quartiers défavorisés.

La distribution aura lieu le 25 décembre au matin et les quartiers qui seront bénéficiaires de ces dons sont encore tenus secrets. “Nous ne dévoilons pas encore les secteurs de distribution, pour garder l’effet de surprise, c’est ça aussi la magie de Noël”, précise la jeune maman. La campagne d’appel aux dons durera jusqu’au 17 décembre et se clôturera par un concert à la Maison de la culture. Les spectateurs qui y assisteront pourront bénéficier d’une réduction sur leur ticket d’entrée s’ils viennent munis de jouets en faveur du collectif “Ohana”.

 

 

L’année dernière, ce n’est pas moins de quinze bennes de 4X4 de jouets que le collectif a réussi à collecter. Espérant faire mieux, cette année, Natalia la maman Noël du fenua n’hésite pas à solliciter tous les organismes et toutes les personnes susceptibles de l’aider. “Vous savez quand j’ai commencé et que je parlais de mon projet, les gens ne comprenaient pas, ils avaient des doutes sur mon action”, explique la bénévole.

Cette année, forte de sa notoriété, c’est la 5e édition de son action qui s’accroît de Noël en Noël, plusieurs écoles de Tahiti ont relégué le message du collectif “Ohana”. “L’année dernière, on a beaucoup récolté au niveau de l’école T’oata, le bouche à oreille a fait son effet”. Aujourd’hui à force de communication, le collectif a pu développer au fil des années son réseau.

Ces actions lui ont permis de récolter les jouets au sein de plusieurs établissements scolaires. “Certains instituteurs m’ont contactés et m’ont fait part de leur volonté de sensibiliser leurs élèves à mon projet ; J’en suis très fière”, confie Natalia. “Chaque année les dons sont de plus en nombreux et de meilleure qualité, les gens me font confiance”, remarque la jeune femme engagée.

Pour mettre en œuvre cette belle action, cela demande une organisation et une logistique rigoureuses. Cependant l’expérience de Natalia dans ce domaine fait que la mécanique est bien huilée, et tout se déroule dans la joie avec le concours de nombreux bénévoles.

Le collectif possède depuis peu un entrepôt de stockage où tous les jouets sont entreposés, auparavant il fallait faire avec les moyens du bord ; “Je me débrouillais comme je pouvais pour les stocker, chez moi, chez des amis”, expose-t-elle.

À la base “Ohana” est un collectif et non une association, c’est un souhait de la fondatrice qui s’efforce de garder un sentiment de liberté et une facilité à entreprendre des actions de solidarité. “Je n’avais pas envie de subir les lourdeurs administratives, de nommer un bureau ou encore de faire des réunions, je voulais simplement montrer que donner c’est simple en fait, la bonne volonté de quelques bénévoles suffit”, révèle Natalia.

Le revers de la médaille est qu’en contrepartie, elle ne reçoit aucune subvention, et doit aller elle-même à la recherche de généreux donateurs. “Le travail le plus important pour notre collectif s’effectue lors du tri et de la distribution du 25 décembre, il faut des volontaires et des véhicules pour aller dans les quartiers ce jour-là”, énonce Natalia. Parfois elle subit des moments de découragement, mais elle fait face et se ressaisit quand elle voit que ses actions ont un sens pour les enfants des quartiers prioritaires.

Le collectif “Ohana” (famille en tahitien) comme son nom l’indique est un regroupement de personnes qui agissent toutes bénévolement pour un même but. C’est plus d’une vingtaine de membres actifs devenus amis au fil du temps, des volontaires qui sont toujours présents pour empaqueter, trier, et transporter tous les jouets jusqu’en lieu de stockage. Natalia lance que “tout le monde peut mettre la main à la pâte et nous aider et c’est ce qui se passe au niveau des écoles par exemple”.

Cette belle initiative lui est venue tout naturellement. “Quand j’étais jeune, j’ai toujours donné, quand je faisais le tri de mes jouets, j’allais déjà les donner aux enfants qui n’en avaient pas”. Cette jeune bénévole, maman d’un garçon d’un an et demi, a une vie professionnelle bien chargée puisqu’elle a aussi été greffière au tribunal des enfants de Papeete.

Désormais elle a changé de service et est à l‘application des peines. De ce fait, elle a pu côtoyer la douleur morale des enfants et faire face à la misère qui les entoure. À travers ce projet qui lui tient à cœur, Natalia souhaite prouver que venir en aide au plus démunis n’est pas difficile.

D’une âme généreuse il lui est difficile d’accepter cela, “en tant que maman, c’est dur de savoir que des enfants n’auront rien surtout en période de Noël, je veux leur apporter du baume au cœur, je veux les gâter”, s’exclame-t-elle avec émotion.

Elle raconte que pour elle “il faut donner sans forcement attendre, partager voilà ce que j’ai appris depuis que je suis petite” et d’ajouter “Ohana” ça veut dire famille, en Polynésie l’entraide fait partie de notre identité”.

Pour ceux qui sont intéressés et qui souhaitent participer à cette belle initiative, vous pouvez déposer vos jouets neufs ou déjà utilisés ou même des linges en vous rendant à partir du 16 décembre au 19 décembre au Village de Noël dans le hall de l’immeuble Lebihan à Pirae où le collectif “Ohana” sera présent pour recevoir les dons. “Ohana” Tahiti dont le maître mot est “Pour que personne ne soit oublié !!” 

 

De notre correspondante Bérengère Boulineau

 

Un week-end corporatif pour une levée de fonds

La vice-trésorière de l’association, Teriimaevarua Pautu est joignable au : 87. 79. 77. 94.

La vice-trésorière de l’association, Teriimaevarua Pautu est joignable au : 87. 79. 77. 94.

 

Il y aura de l’ambiance dans la petite commune de Mahaena, durant le week-end du 17 et 18 décembre prochain et cela à une semaine de la fête de Noël. C’est l’association Hua’ai Pautu-Viri qui est à l’origine de la mise en place d’un week-end corporatif destiné à tout public, pas uniquement à la population de Mahaena.

Tous les gens qui habitent dans n’importe quelle commune de Tahiti peuvent y participer afin de soutenir cette association familiale qui est à la recherche des fonds en prévision des évasans sanitaires en 2017.

Le week-end corporatif se déroulera sur le site Anapu, c’est-à-dire à l’embouchure de la rivière de Mahaena, un lieu bien connu des familles qui effectuent le tour de l’île. “Sur place, la population trouvera des jeux moyennant une participation symbolique de 200 Fcfp par personne.

Parmi les jeux de programmés, une course de vitesse, du beach-volley, du beach soccer, du kayak, une course de porteurs de fruits, la confection de couronne de tête. En dehors de ça, nous avons programmé un tournoi de pétanque à 500 Fcfp et 1 000 Fcfp  par équipe. Toboggans, tir à la corde, saut en sac pour les stands des enfants à partir de 3 ans et plus. Un tamure marathon viendra clore cette journée et la participation a été fixée à 1 000 Fcfp par personne et donnant droit à une bouteille d’eau ainsi qu’a un tricot souvenir”, note la vice-trésorière, Teriimaevarua Pautu.

Comme pour toutes associations loi 1901, l’objectif est de récolter des fonds et concernant spécialement cette association familiale de Mahaena, les membres du bureau (lire l’encadré) souhaitent collecter de l’argent pour financer les prochains évasans médicaux des membres de la famille.

En 2015, il y a eu deux évasans et pour trouver des fonds, l’association avait organisé des tournois de pétanque, cette fois-ci, elle voit plus grand en organisant deux journées corporatives. Des jeux destinés aux enfants qui sont en vacances scolaires sont prévus pour les adultes qui viendront avec leurs enfants et tous les stands seront tenus par les proches de la famille et les membres du bureau.

L’association a été fondée en 2005. Dans le passé, elle a effectué des ventes de plats chauds, des poulets, des tournois de pétanque mais c’est la première fois qu’un tel événement majeur est organisé en onze ans d’existence. “Concernant le concours de confection de couronne de tête, l’association fourni tout le matériel ainsi que les fleurs. Il suffit que la personne s’inscrive pour 200 Fcfp seulement et on prend les jeunes à partir de 15 ans.

Le premier qui aura fini sa couronne aura gagné. Les participants choisissent eux-mêmes les fleurs qu’ils souhaitent utiliser car toutes les fleurs seront posées sur la table du concours, il n’y a pas de thème précis. La composition est libre”, conclut-elle.

L’autre partie des fonds servira à payer les affaires de partage de terres car l’association doit payer un notaire. Interrogée sur les activités de l’année prochaine, l’association doit d’abord se réunir afin de tirer le bilan de cette manifestation avant d’en renouveler ou pas en 2017.

 

De notre correspondant JH

 

 

 

 

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