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Article publié dans l’Hebdo – Journées du handicap à la Pointe Vénus à Mahina

mardi 29 novembre 2016

handicap

La présidente Henriette Kamia (assise) et debout, la directrice de Huma Mero à Arue, Sabine Buchmann dont l’association Taatira’a No Huma Mero n’est autre qu’Henriette Kamia, qui a trois casquettes aujourd’hui. (© LDT)


Deux Fédérations, celle Te Niu o Te Huma et la Fédération polynésienne des sports adaptés et handisports en partenariat avec la ville de Mahina et le soutien des ministères de la Solidarité et du Tourisme organisent les journées polynésiennes du handicap les 30 novembre, 1er et 2 décembre à la Pointe Vénus à Mahina. Ces journées mettront à l’honneur un village regroupant l’ensemble des acteurs œuvrant dans le monde du handicap. À la veille de ces trois jours consacrés aux personnes handicapées, notre rédaction est allée à la rencontre de la présidente de la Fédération Te Niu o Te Huma, Henriette Kamia, qui est également présidente de la Fédération polynésienne des sports adaptés et handisports. Interview

 

Qui a décidé d’organiser localement la journée des personnes handicapées ?
C’est nous qui avons initié tout ça et faisant suite à la Journée mondiale de la personne handicapée qui aura lieu le samedi
3 décembre. Mais à Tahiti, on a décidé d’organiser cela sur trois jours, du 30 novembre jusqu’au 2 décembre. Trois jours en lieu et place d’une journée mondiale.

Pourquoi avoir souhaité prolonger cet événement sur trois jours  ?
Il est difficile d’avoir tout le monde sur une seule journée à cause de nos stands d’exposition-vente, de nos stands d’information, dartisanat et de nombreux partenaires qui seront présents comme le Séfi, la Cotorep, la santé, le Medef, le lycée hôtelier et même l’armée.

Vous avez invité l’armée à ces journées dans quel but ?
Pour moi, l’armée doit s’occuper des handicapés car l’armée participe à des guerres dans le monde et cela provoque pour certains soldats, des handicaps à vie.

Pourquoi le choix du site de la Pointe Vénus ?
C’est un site accessible à tout le monde même aux handicapés. Les handicapés peuvent circuler à la Pointe Vénus, accéder aux toilettes et nous avons décidé de joindre l’utile à l’agréable en mettant en place des activités aquatiques, la pratique du jet-ski, du va’a, du beach soccer et il y aura des enfants ainsi que des adultes handicapés. Le site s’y prête vraiment et en plus, on a tout ce qu’il faut. La mairie de Mahina est très accueillante et il y aura même des agents communaux qui viendront animer le stand de tressage et le stand de joueur de ukulele.

Quels seront les temps forts de ces journées du handicap ?
Il y a beaucoup de temps forts. Nous avons programmé un concert surprise et actuellement on cherche des chanteurs et chanteuses. Je lance un appel à toutes les personnes qui souhaitent chanter en public, de venir proposer leur chanson à la Pointe Vénus dans le cadre de la journée mondiale des personnes handicapées. (Lire le programme dans l’encadré).

Combien d’associations se sont regroupées dans la Fédération Te Niu o Te Huma ?
On doit être dans les 24 associations, il y a une dernière qui vient d’adhérer.

Combien de licenciés dans le handisport ?
Pour le handisport, on est dans les 1 000 licenciés, tous sports confondus et en regroupant toutes les structures. Le handisport est porteur du projet sur le para va’a.

Combien y a-t-il de personnes handicapées en Polynésie ?
Il y a 9 200 handicapés reconnus par l’administration c’est-à-dire que ces personnes-là ont obtenu leur carte Cotorep mais on doit être dans les 10 000 handicapés car il y a des familles qui ne souhaitent pas déclarer quelqu’un qui est handicapé vivant chez elles.

Est-ce que les handicapés des îles viendront aussi à Mahina ?
Il y aura Moorea avec une cinquantaine de personnes et enfin Bora-Bora et ses onze participants. La délégation de Moorea dormira au centre Huma Mero à Arue alors que ceux de Bora Bora iront à la Fraternité chrétienne. Nous avons également une classe du lycée professionnel de Mahina qui viendra animer un stand consacré au maquillage. On a organisé tout ça comme un village.

Combien de personnes avez-vous accueilli l’an dernier ?
Dans les 2 000 personnes et on espère faire mieux cette année.

Ces trois journées s’adressent à quel public ?
à tout le monde, pas uniquement aux personnes handicapées et à leur famille et parents. C’est aussi pour les valides et c’est toujours bon de faire connaissance avec les autres, les nouveaux venus. Il faut que l’on arrive à changer le regard des autres vis-à-vis des handicapés. Ces regards venant des personnes valides.

Ce sera de très belles journées de rencontres en perspective ?
Oui ces journées permettront de prendre le temp de nous rencontrer, tellement tous les jours on est en train de bosser dans nos dossiers. ça permet aussi de faire des échanges, de voir les différents types de handicapés, de se réunir en un même lieu et en plus ce n’est qu’une seule fois par an.

L’événement sera reconduit en 2017 ?
Oui, mais dès l’année prochaine, on fera notre propre journée polynésienne du handicap et on ne va pas suivre le calendrier international. Pour 2017, ce sera en septembre et sur une semaine, avec le soutien du gouvernement du Pays. On a décidé de décaler cela pour le mois de septembre car on a remarqué que les gens confondent avec le Téléthon, qui se déroule toujours en décembre et pratiquement à la même date.

 

Propos recueillis
par notre correspondant JH

 

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