Publié le samedi 06 février 2010 à 14H56
RURUTU - Bilan après le passage d’Oli
Pendant toute la journée et la soirée, les habitants de Rurutu se sont organisés d’une part pour protéger leurs maisons en obturant les ouvertures, en amarrant les toitures.
Sauf quelques anciens qui n’ont pas voulu quitter leur demeure, ils se sont rendus dans les lieux d’hébergement mis à leur disposition.
Dès cinq heures du matin, les équipes du service du développement rural, les pompiers et les ouvriers du service de l’équipement sont intervenus pour dégager les routes de ceinture qui relient les villages les uns aux autres. Les lignes d’électricité coupées depuis la veille sont nombreuses, à Narui, Peva, Hauti,Vitaria et une partie de Moerai. Pour ceux qui n’ont plus l’électricité, les frigos, les congélateurs sont également en arrêt et la perte des aliments est à envisager. Actuellement, il n’y a que deux employés à l’EDT et ils font le maximum pour rétablir le courant dont une ligne à haute tension. Malgré tout leur bon vouloir, ils ne pourront pas rétablir le courant avant un ou deux jours. Ceci entraîne un arrêt du fonctionnement des Vini. Selon le responsable des communications, Marcelin Roomataaroa, “Nous ne pourrons pas rétablir les communications par Vini tant qu’il n’y aura pas d’électricité”.
Au niveau du poste médical, un seul blessé s’est présenté, un pompier avec une plaie à la tête sans grande gravité. Sur le plan des dégâts matériels, une maison à Moerai a perdu une partie de sa toiture. À son retour, le propriétaire Ricardo Buchin, qui avait évacué les lieux avec sa famille, réagit : “Comment allons-nous faire ? Il y a des fuites partoutmaintenant et si la pluie revient, nous serons inondés. J’espère que l’on pourra nous aider”. La route devant chez eux est le point qui a le plus souffert de la montée de la mer. De nombreux blocs de corail ralentissent la circulation. Une autre maison à Narui a été détruite et les constats sont faits par les services de lamairie et de la gendarmerie.
Partout, de nombreux bananiers jonchent le sol. Des arbres fruitiers n’ont pas résisté mais, dans l’ensemble, les dégâts ne sont pas très importants à Rurutu.
De notre correspondante Annie Tavita
À 350 KM de l’île
Les habitants ont été évacués en lieux sûrs
Depuis deux heures dumatin, une cellule de crise a été mise en place au niveau de lamairie. Tous les services étaient représentés et les équipes se sont constituées pour les interventions au niveau de chaque village. Le gros matériel de l’équipement et de la commune est prêt. Les pompiers, les secouristes, les gendarmes, lesmuto’i sont en alerte permanente. D’autre part, le service de santé a été déplacé dans un bâtiment situé en hauteur à proximité du collège. Le matériel de soins d’urgence, les lits, tout a été organisé de façon à pouvoir répondre à tous les besoins. Les habitations situées en front de mer ont été évacuées et les habitants relogés au niveau du CJA, du collège etmême chez des particuliers dont lesmaisons sont en hauteur. Les toits ont été consolidés, les fenêtres obturées par des contreplaqués, tous les objets rentrés. Les internes ont été transférés dans un bâtiment au-dessus des bureaux du collège où ils sont en sécurité.
Vers midi, alors que le cyclone est encore à 350 Km de l’île, la mer, côté Moerai, est démontée. Au niveau de la passe de la gendarmerie, elle s’engouffre sur la route et la circulation est interdite à ce niveau. Le port également est submergé. Tout lemonde est en attente et personne ne doit circuler.
De notre correspondante Annie Tavita
Annie Tavita



